mardi 22 mars 2011

Injustice !


Très difficile de se lever ce matin en particuliers : je me réveillais avec un mal de tête effroyable. Impossible de me lever de suite. J'ai dû reprendre mes esprits pour pouvoir aller mieux.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas été grippée ainsi.
J'avais du mal à supporter mon fils alors qu'il ne faisait rien de spécial. Je n'avais plus le choix : je devais prendre des médicaments pour me soigner. Et les éternuements qui reprenaient de plus bels !

Je fus contente de partir à l'heure. Pas besoin de se dépêcher : moins de pression.
Arrivés devant la salle de classe, comme d'habitude, je restais jusqu'à temps que mon fils se déshabillais totalement puis l'embrassait.
J'étais sur le point de partir quand la maîtresse me couru après. Elle me sollicita fortement concernant une sortie pédagogique regroupant toutes les classes de grandes sections des écoles maternelles de la ville, aux souvenirs que j'ai. J'ai précisé que ce jour je n'étais pas disponible étant un jour où je travaillais et puis j'ai fait demi-tour en lui proposant que je pose un jour de congés et que j'attendrais la validation pour confirmer ma présence ou pas. J'ai eu un peu de remords de ne pas venir en aide à l'institutrice de mon fils avec tout le travail qu'elle fait. Pour moi ça serait un minimum.
Sur ce coup-là, je l'ai joué fine : il était impossible que je dises à la maîtresse qu'il fallait que j'ai la validation de Maître... surtout vu le jour en question, il est fort probable que mon congé soit accepté.

Comme souvent, je me rendis à mon travail sans grande conviction, ni motivation. Mon état fébrile de m'aidait pas, c'est certain.
Quand j'ai remarqué l'humeur massacrante de ma supérieure, je savais que l'ambiance allait être plus désagréable que les autres jours. Même une collègue lui fit remarquer et lui rétorqua que l'ambiance de l'équipe en dépendait, qu'elle ne se plaigne pas. J'étais d'accord avec celle-ci. Auparavant, j'aurais remis de l'huile sur le feu en appuyant mon avis et pour me faire plaisir de déranger ma supérieure (surtout qu'en ce moment je ne la supporte plus) mais avec mon statut, je me rendis au silence et fait celle qui n'avait rien entendu.
J'essaye de ne plus porter attention au comportement de ma supérieure mais c'est très difficile. Il y a beaucoup d'injustice, ce que je qualifierais d'abus de pouvoir. "Madame" fait souvent comme bon lui semble et quand elle a envie de tout envoyer bouler, on en fait partie aussi. Parfois ma méchanceté prend le dessus et je ne lui souhaite qu'une chose : qu'elle perde son emploi pour connaître la galère d'être sans travail, de rechercher un employeur... et surtout du confort qu'elle a malgré tout. Elle ne se rend pas compte de la chance qu'elle a !
Enfin, c'est ainsi mais à la longue c'est gavant et lourd ! Nous ne sommes pas ses boucs émissaires !
En revanche, je l'ai surprise, prenant ma pause déjeuner, en train de débriéfer mon amie. Je n'écoutais pas forcément mais même avec les portes fermées on entendait tout tellement qu'elle "beuglait" après mon amie. J'ai halluciné ! Même soumise, je n'aurais jamais supporté qu'elle me parle ainsi, surtout pour les raisons que j'ai entendu. Elle sait que mon amie est fragile et discrète, qu'elle n'osera la contredire et donc elle s'en est servi comme souffre-douleur. En résumé, mon amie a pris une soufflante parce que la trois quart de l'équipe n'a pas suivi une consigne de ma supérieure ! C'est super logique !!???

Heureusement que pour moi changer les idées, après ma journée difficile, j'emmenais mon fils à notre rendez-vous chez l'orthophoniste. Elle m'avait parlé qu'elle voulait faire un bilan donc j'avais plus de coeur à y aller que d'habitude.
L'entretien s'est bien passé. Elle m'a lu et expliqué son bilan écrit qu'elle avait effectué et doit transmettre à mon médecin traitant si j'ai bien tout compris. Elle n'a pas le droit de ne le transmettre à quiconque. En revanche, moi, si je le décide, je le peux.
Je fus rassurée de voir que nous avions presque le même résultat. J'ai pu voir que j'avais fourni des efforts pas sans vain. Il faut juste que je continue, il ne faut pas que je relâche !

En rentrant, j'étais contente de n'avoir rien à faire de spécial en urgence. J'avais juste quelques activités à faire au cours de la soirée mais rien de catastrophique et rien de pressant surtout. Pour une fois, je n'avais pas de pression particulière.
Mon fils fut plutôt sage et calme. Pas de caprice, ou quelques tentatives (je serais surprise le jour où il n'en aurait pas) mais plutôt, un petit garçon affectif.
Vu mon état, autant physique que psychologique, cela me réconforta. J'en avais besoin et je pense qu'il l'a ressenti malgré lui. Il doit aussi être content de lui de s'être rendu compte qu'on a parlé de lui en bien et que cela est de plus en plus régulier (même si on ne m'a changé réellement critiqué mon fils négativement).

Je me retrouvais seule, en pleine tâche que Maître me demanda (je le faisais sur le moment même où j'y pensais avant d'oublier). Justement Maître m'appela au même moment.
Nous avons vaguement résumer notre journée. Pour éviter de me plaindre, mon résumé fut plus court que le sien.
J'en ai profité pour lui faire part, en marchant sur des oeufs, ma demande de pouvoir accompagné mon fils à la sortie où la maîtresse me sollicita le matin même. Je n'ai pas eu le temps de terminer ma programmation, ni de poser la question que Maître me reprocha de ne pas en compte son avis et de lui en demander l'autorisation. Justement, j'étais en train de le faire mais je ne voulais pas poser ma demande de façon brusque sachant que c'est assez pressant que je donne une réponse pour savoir si la maîtresse peut compter sur moi ou pas.
Maître me fit comprendre que la réponse sera sûrement négative mais qu'il y réfléchirait. Il n'a pas à se justifier (ce qui est assez dur pour moi vu qu'il s'agit de mon fils !) mais je ne comprendrais pas cette réaction négative.

C'est encore mon propre fils et je pense que je suis encore capable de savoir comment m'investir à son égard, surtout scolairement ou pas. Je suis encore sa mère et ce n'est même pas son père !
Je n'ai jamais participer à une seule sortie scolaire, justement car je me consacrais à mon travail. Et là, que je pourrais me libérer pour aider l'institutrice de mon fils, je ne le pourrais pas ?? Même si elle est payée pour ça, je trouverais logique de lui venir en aide avec tout le travail qu'elle fait, toute seule !! De plus, cela pourrait me rapprocher et faire connaissance avec certains parents de la classe de mon fils et démontrer que je ne suis pas bonne qu'à déposer mon fils devant la classe chaque matin !
Ma Maman m'a déjà accompagné à plusieurs sorties scolaires. Par fierté, je refusais d'être dans l'équipe qu'on lui attribuait. En général, les institutrices furent d'accord avec moi à l'époque. Ce qui frustrait Maman d'ailleurs.
Justement, là si Maître accepte, je pense qu'il serait bon de réagir pareil avec mon fils. Il ne serait pas bon que je sois sans cesse à ses côtés. Il faudra que mon fils comprenne que je suis accompagnatrice pour tous et pas en tant que "sa maman" ! Cela serait une bonne épreuve pour mon fils je pense aussi ! Mais bon, faut croire que je n'ai même plus mon mot à dire concernant mon propre fils !!
Comment Maître, sous prétexte qu'il a dirigé un centre, a été éducateur et l'aîné d'une grande famille, peut savoir ce qui est bon pour mon fils ou pas alors qu'il n'a pas d'enfant lui-même !! ?? De plus, il ne peut rien y penser pour moi car nous avons pas du tout les même façons de voir concernant l'éducation de "nos" enfants !

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