
Après cette nuit très difficile, il fallait que je me concentre pour garder ma force afin de pouvoir emmener mon fils à l'école.
Ce n'était pas gagner d'avance ! Je me sentais toujours aussi faible jusqu'à peur de me déplacer. J'étais à deux doigts de laisser mon fils à la maison avec moi mais je finis par trouver la force de pouvoir faire le trajet.
Le long du chemin, cela me paraissait une éternité vu la vitesse à laquelle je marchais. Je préférais aller lentement mais sûrement et éviter de faire trop d'effort vu ma forme.
Je me suis sentie tellement faible que je m'en suis sentie frustrée. C'était assez compliquer et lourd à supporter en plus de ma fatigue et de ma fièvre qui continuait ici et là.
Heureusement, à mon grand étonnement, je croisais ma collègue, habitant près de chez moi, emmenant les enfants de son compagnon à l'école pas loin celle de mon fils. Elle me proposa de m'attendre et de me ramener, devant rentrer de son côté aussi. Elle avait pris des congés pour avoir un grand week-end.
Sa proposition était bien tombée. Elle même me fit part que c'était la première fois qu'elle me voyait aussi livide que ça, que j'avais besoin de repos et de me ménager. Je ne fais que ça depuis trois jours !!
En rentrant, je n'ai pas chercher à comprendre. Je n'ai pas chercher à savoir si j'avais des obligations, des tâches ou des attentes : après avoir monter les six étages à pied, l'ascenseur y mettant des siennes aussi, je me jetais sur mon lit, une fois après avoir appeler l'office hlm pour prévenir de la panne. Il était impératif que l'ascenseur soit de nouveau en fonction pour ce soir, lorsque j'aurais récupérer le bureau.
J'ai donc réussi à dormir toute la matinée. Pas de bruit, pas de travaux, pas de téléphone... rien le calme total !! Enfin !!
Mon père m'avait invité afin d'avoir mon avis sur l'avancement des travaux. Je me demandais si j'étais en état de pouvoir y aller. Au pire, je l'aurais appeler et lui aurait fait part de mon état.
A mon réveil, je n'avais plus de fièvre, ayant pris mon traitement, mais je me sentais toujours fragile. En revanche, j'arrivais à pouvoir me déplacer, légèrement plus facilement qu'auparavant, ce qui me rassura. Ce fut bon signe.
Bien sûr, inutile de trop forcer, malgré mon envie. Je pris mon temps pour me rendre chez mon père. Il n'habite pas loin. Il faut compter une dizaine de minutes tout au plus. Je mis le double de temps mais au moins, je ne me sentais ni tremblante, ni oppressée.
J'ai pu me restaurer correctement et tranquillement contrairement aux autres jours. Mon père avait prévu le premier barbecue de l'année vu les températures et la journée radieuse. Je ne cours pas après mais contrairement à ce que j'aurais pu cela m'a donné de l'appétit : j'avais faim !
De plus, ce repas convivial me fit le plus grand bien. Ce fut très agréable de pouvoir échanger un repas plaisant avec des personnes que j'aime et non par obligation. De plus, je n'avais pas la tâche de faire le repas...
Je ne me suis pas éternisée après le repas. Je suis juste restée histoire de boire un café et je suis rentrée de suite, histoire de me reposer au plus vite, ayant grand besoin. Je voulais essayer de dormir mais je n'avais pas sommeil. Je me suis donc résolu à regarder le troisième dvd, la troisième partie de mes livres à suspens, thriller, que j'ai pu lire dernièrement.
Je n'ai pas pu terminer mon dvd; il était l'heure que l'ami de Maman me ramène mon fils. J'en profitais de lui demander de pouvoir me déposer en ville pour récupérer mon colis. J'avais, sous l'autorisation de Maître, acheter par correspondance des chaussures : des baskets et des petites ballerines n'ayant plus rien à me mettre, mes bottes m'étant lachés. Ces derniers jours, je m'étais mes dernières chaussures, plus ou moins en état, mes dernières ballerines de l'été dernier (qui ont déjà bien vécu).
Finalement, nous avons tous été chercher le bureau chez la vendeuse du lit : Maman, Tim, l'ami de Maman et moi-même. Il rentrait à l'aise dans le coffre juste en enlevant la plage arrière du Kangoo. Cela me dérangeait que Maman soit présente car la discrétion n'est pas son fort, mais bon, je ne pouvais rien dire, ce n'est pas moi qui conduit et cela économisait sur les aller-retour. Je comprenais.
J'ai pu donc monter mon bureau à l'étage vu que l'ascenseur fonctionnait de nouveau. Cela me rassura : je me voyais mal devoir le monter dans les escaliers, je n'en avais pas la force et l'ami de ma mère, malgré que ça soit un homme n'en avait pas les moyens physiques ayant des problèmes dorsaux.
N'ayant pas le choix, je le laissais à l'entrée, dans le couloir extérieur, près de ma porte. Je posais quelques affaires dessus pour bien montrer que c'est un meuble qui m'appartient bel et bien et que je ne veux me débarasser : je me suis fais déjà voler une télévision que je voulais me débarasser donc maintenant je me méfie. C'est à double tranchant mais je n'ai pas le choix, n'ayant pas la place dans l'appartement pour l'instant. J'avais prévu de faire de la place depuis le week-end dernier mais vu mon état, je n'ai pas pu.
Je profitais d'avoir récupérer un peu concernant ma forme, même si je me sens toujours faible, pour passer du temps avec mon fils.
C'est important pour moi de lui montrer ma présence, son importance, surtout dans mon état. Il me remonte le moral. Avec la fièvre et la fatigue, j'avais du mal à supporter ses caprices et avaient tendance à vouloir y céder mais je lui ai fait comprendre que ce n'était pas bien de profiter de mon état. Il est intelligent et respectueux donc il s'est calmé. Je l'ai bien remarqué et je suis fière de lui.
Maître a pu m'appeler un court instant en début de soirée. J'aurais penser qu'il aurait reçu mon mail et qu'il m'appelait pour ça m'ayant dit la veille qu'il y a avait très peu de chance qu'il me contacte aujourd'hui.
J'ai très vite compris qu'il n'avait rien eu. Je lui ai donc résumé ma situation, au mieux pour l'inquiéter le moins possible. Je ne veux pas qu'il s'inquiète plus que cela, même si je trouve cela normal, et qu'il culpabilise dans ce cas, de la distance (ce qui fait partie de nos inconvénients de notre relation). L'essentiel est qui voit que je continue à me battre malgré tout, comme j'ai l'habitude de faire quoiqu'il en soit.

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