
Toujours aussi fébrile que les autres matins, voir même encore plus. Malgré tout, il faut que je tienne le coup pour emmener mon fils à l'école, je n'ai pas le choix.
J'aurais préféré rester au lit. Tout le reste est synonyme d'effort pour moi en ce moment.
De toutes façons, je devais me faire force. Il était impératif que j'emmène mon arrêt de travail à ma chef et poster pour celle de la sécurité sociale.
Il a fallu que je réagisse avant d'agir : je ne pouvais y aller à n'importe quelle heure. Il fallait que je montre, au moins, que je respecte les heures de sortie pour enlever tout soupçon malgré tout.
Il y a tellement eu d'abus que maintenant le siège fait surveiller régulièrement, je me méfie.
C'est pour cette raison, qu'après avoir emmener mon fils, je suis allée boire un café même si je n'en avais pas envie.
J'ai eu de la chance, j'ai vu un ami, un ancien collègue de mon père qui, voyant ma forme, me proposa de m'emmener à mon travail pour y faire mon dépôt. Etant quelqu'un de confiance, j'ai accepté volontiers. Ce n'était pas mon refus. Pourtant en tant normal, j'aurais refusé pour profiter du soleil radieux !
J'ai pu donc gagner du temps et ainsi rendre visite quelques instants à mon père le sachant chez lui pour la journée, l'ayant croisé le matin même en emmenant mon fils à l'école et postant mes lettres.
Mon père était en plein travaux. Il réaménage sa salle de séjour en deux parties (ce que j'ai tant espérer quand je vivais dans cette foutue maison) et une partie du couloir.
J'apprécie qu'il fasse des efforts pour cela. Il démontre bien son nouvel intéret de se sentir mieux chez lui. Le fait d'avoir terminé le loyer de la maison y joue beaucoup, je pense.
Bref, il m'invita à me restaurer à ses côtés. Je fus gênée car cela n'était pas prévu et je ne pouvais rien avaler. Je n'ai pas voulu le frustrer et j'ai finalement accepter, à titre exceptionnel. Je sais que je vais devoir rendre des comptes à Maître plus tard...
L'après-midi fut synonyme de tentative de repos. Impossible de pouvoir le faire convenablement. Quand je le pouvais, les travaux furent bruyant. J'ai donc tenté de me reposer avec la télévision (quand elle fonctionnait correctement) et par défaut avec un peu de lecture mais sans grande conviction. Je n'avais pas la tête à ça.
La température me prit soudainement. Je n'ai pas hésité à prendre mes médicaments pour espérer que l'effet soit rapide. J'en avais besoin.
Quelques temps après, j'ai récupéré mon fils. C'est l'ami de Maman qui me le prenait chez la nounou et ayant la gentillesse de me le ramener. C'est très gentil de sa part. Rien ne l'y obligeait. Ainsi, ça lui permet de passer du temps avec lui. Il l'adore. Je pense même qu'il le considère comme son petit fils. N'ayant pas d'enfant de son côté et connaissant son tempérament, ça me touche énormément.
La soirée fut tout autre. Encore pire que mes dernières journées. Panique à bord totalement.
Je n'ai pas compris ce qui s'est réellement passé. J'essayais de me reposer et de me détendre n'arrivant pas à tenir debout, je m'étais résolue à m'allonger quelques instants avant de faire le repas.
Ne me sentant toujours très mal, je décidais de me laisser m'assoupir une petite demie-heure, quitte à ce que cela me retarde dans la préparation du repas.
Une grande chaleur m'envahissait. Je ne saurais décrire ce ressenti, c'était étrange et très dérangeant. J'avais l'impression qu'un volcan était rentrer en moi, me paralysant. Des fourmis se logeant tout le long de mon corps. Impossible d'enlever le couette alors que j'étouffais de chaleur. Je transpirais fortement, je sentais quelques gouttelettes sur mon front. Et d'un coup, je me suis endormie, laissant mon fils en sécurité devant l'un de ses dvd préférés.
Lorsque je me suis réveillée, pour commencer, je ne savais plus où j'étais ni comment ça se faisait que je m'étais endormie. Toujours impossible de pouvoir bouger à mon gré, je ne comprenais plus rien. La panique m'emporta mais je devais me reprendre.
J'hésitais longuement : je pensais fortement à appeler les secours si cela persistait après avoir fait l'effort de me reprendre calmement et appeler ma voisine pour mon fils. Après la panique, ce fut la place à la peur. Je devais me resssaisir malgré mon état !
Je respirais comme les exercices d'accouchement : la respiration du chien. Expirer et inspirer, petit par petit à succession rapide. J'ai pu me détendre et trouver la force d'aller prendre mes médicaments.
Ma première réaction fut de savoir comment allait mon fils. Je le trouvais recroqueviller sur le sol, endormi devant son dvd. Je n'avais pas la force de le porter et le coucher jusqu'à sa force. Etant juste en dessous, je l'ai porté, tant bien que mal, sur notre canapé. Au moins, il serait plus confortable. Des nausées me prirent mais je n'avais rien avaler. Aucun moyen de pouvoir me faire vomir donc je pris ce qui me tombait sous la main, le plus proche de moi : une serviette de bain.
Les tremblements furent toujours là. Je gardais les téléphones, fixe et portable, près de moi, ayant peur d'en avoir besoin mais voulant éviter pour autant !
Au moment où je commençais à reprendre mes esprits, où la température baissa, mon fils se réveilla, perdu à son tour. Pour le rassurer, ne pouvant bouger de mon côté, je le laissa regarder un dernier épisode et lui demanda de se coucher à mes côtés. Cela me permit de le et de me sentir en sécurité.
Je me suis fait une grosse peur mais je fus rassurée que j'ai réussi à m'en sortir sans l'aide de personne ! Il était inconcevable pour moi, de passer une nuit à l'hôpital, de laisser mon fils comme ça, subitement.
Je me demande la gravité de mon état : est-ce la suite logique de ma mauvaise grippe ? est-ce l'effet de l'antibotique assez fort selon le médecin et la préparatrice en pharmacie ? est-ce la fatigue accumulée ? est-ce le fait que je suis plus affaibli parce que j'ai maigri trop vite ? est-ce parce que j'ai du mal à supporter les premiers jours où les températures sont plus hautes et agréables ?
Même étant très faible, notamment pour parler comme pour tout autre action, j'aurais tant aimé que Maître puisse m'appeler à ce moment. J'avoue que j'ai eu un grand moment de sollitude et de frayeur. Il aurait pû me rassurer et me faire gagner en confiance comme il sait si bien le faire.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire