dimanche 27 février 2011

Encore un dimanche détestable


Je me doutais comment ça allait se passer : le fils de mon amie s'est réveillé car elle ne lui avait pas mis de couche et il a fait sur les draps...
Au lieu de se préparer son fils et se lever définitivement en sachant que son fils est incapable de se rendormir en foutant la paix aux autres, non, elle a préféré faire ce qu'elle avait à faire et recoucher son fils et se recoucher car "Madame" était trop fatiguée. Je savais par avance, en la voyant revenir au lit, que le dimanche allait être gâcher.
Forcément son fils a réveillé le mieux et voilà, à peine sept heures, c'était déjà l'euphorie. J'aurais été en maison, j'aurais laissé et serait resté au lit mais non, là j'ai des voisins contrairement à ce que peut oublier mon amie !
Sachant qu'elle était fatiguée et à plus de mal à récupérer, je me suis levée, pour faire la police et forcément impossible de me recoucher. Une fois de plus, j'ai voulu l'aider pour qu'elle puisse se reposer. En cachette de sa mère, le petit s'était levé. Personnellement ça ne me dérangeait pas. Je sais très bien que je peux faire ce que j'en veux quand je suis seule à m'en occuper, quand sa mère n'est pas derrière.
Même restant couchée, par fierté, elle n'a pas pu faire la délégation. Cela a été plus fort qu'elle, elle reprenait son fils au lieu de me laisser carte blanche ! Je sais que la veille j'avais mis les points sur les "i" en lui faisant comprendre que dorénavant on s'occuperait chacune de notre enfant respectif ainsi ça évitera les fusions de reproches de sa part ! Elle ne sait pas faire la part des choses, elle fait tout à l'extrême. Elle n'a pas compris que je voulais la laisser se reposer, qu'elle le méritait bien. Contrairement à elle, je sais prendre sur moi.

Elle n'a pas tenue un quart d'heure. A peine debout, elle parlait à son fils comme un poisson pourri. Elle ne s'en rendait pas compte. J'ai décidé de la laisser faire, de continuer à supporter dès le matin ses jérémiades comme si de rien n'était.
Vu que je suis chez moi, j'ai décidé de faire comme à mon habitude, et vu que j'étais levée tôt et que Maître était occupé de son côté, j'en ai profité pour avancer dans le linge, comme tous les dimanche quand je suis seule.
Je n'ai même pas pu repasser tranquillement. Mon fils se tenait tranquille mais le sien nullement. Il faisait tout pour aller jouer dans la chambre alors que je l'avais défendu pour laisser mes voisins se reposer. Ne pouvant s'en prendre après moi, elle s'en prenait à mon fils en le provoquant et à sa mère en lui répondant.
Au lieu d'agir de suite, sans lui laisser de répis et pour gagner en crédibilité, comme à son ancienne habitude, elle a préféré le reprendre "x" fois jusqu'à temps qu'elle est les nerfs à bout. Et bingo, il avait gagné : sa mère était hors d'elle ! Résultat, en voulant se fâcher fortement et le punissant, elle s'est fait très mal au dos. Je pense qu'elle a dû se faire un tour de reins. J'avais mal pour elle mais malheureusement, je ne pouvais rien faire de plus. Elle n'a même remarqué que c'était une alarme : son corps est à bout aussi.
Elle ne pouvait plus bouger. Elle a tenté de reprendre son fils pour ne pas perdre la main. Elle s'est traînée dans la cuisine pour craquer tellement que la douleur fut présente. Comme pour se cacher. Je peux la comprendre donc je n'en dit rien, je peux être ainsi aussi : notre fierté mal placée.
Là, elle s'est bien rendue compte qu'elle n'avait pas d'autres choix que de retourner se coucher pour se calmer et attendre que la douleur passe, au moins quelques minutes. Elle n'avait alors pas d'autres choix que de me laisser diriger les garçons.
Au même moment, Maître fut de nouveau disponible. Vu que j'étais encore à chaud, et qu'il est le seul à me comprendre, ma première réaction fut de lui parler de ce qui s'était passé le matin même. Je recherchais un peu de compréhension et d'attention, ce que je n'ai pas actuellement avec mon amie même vivant sous le même toit (c'est vrai que ça me manque). Maître décida de vouloir parler à mon amie vu qu'elle n'écoute que lui en ce moment. De plus, il est comme moi, il n'apprécie pas que les voisins soient déranger par un gamin...
Il a voulu en faire part à mon amie et elle n'a pas supporter. Elle a eu l'audace de lui raccrocher au nez, s'est levée d'un coup (bizarre, la douleur dorsale avait-elle disparue ?) et s'enfuir dans la chambre de mon fils, la pièce la plus éloignée pour se plaindre à sa grand-mère.
Ce que je craignais le plus, connaissant mon amie, se passa : une fois raccrochée, elle s'en est pris après moi. J'ai eu le droit à une liste complète de tout les reproches possibles. Sur certains, elle avait raison mais je m'assume et je vis comme bon me semble, que ce soit mon couple ou mon appartement ! Je n'avais qu'une envie : lui rentrer dedans en lui renvoyant la balle, en la rabaissant encore plus qu'elle pouvait le faire à mon égard. Evidemment, ce n'était pas la meilleure des solutions donc j'ai fortement penser à ce que Maître m'avait dit de prendre du recul et de prendre mon mal en patience. J'ai encaissé tant bien que mal tout les méchancetés qu'elle pouvait me balancer. Elle voyait bien que j'arrivais à garder mon calme tout en réussissant à lui répondre. J'avais envie de craquer mais c'était hors de question. Ce fut très difficile pour moi surtout vu ce qu'elle m'avait dit. Ce qu'il y a de sûr c'est que je ne suis pas prête d'oublier tout ce qu'elle a déversé à mon égard car si elle l'a dit c'est qu'elle le pensait malgré qu'elle veuille me soutenir quand elle va bien.

Je n'avais pas d'autres choix d'appeler à l'aide Maître. J'étais à bout et je ne pouvais plus rien faire. Elle déviait tout son venin sur moi. J'étais à deux doigts de craquer mais il ne le fallait pas. Il fallait aussi que Maître puisse se rendre compte réellement du comportement de mon amie envers moi quand elle est en colère, en déprime, en dépression malgré que je veuille l'aider. Ne voulant pas prendre le téléphone pour que Maître lui parle, nous avions pas d'autres choix que de mettre le haut-parleur. Maître lui a dit ce qu'il voulait et elle ne l'accepta pas. Vexer de la vérité dite par Maître, regrettant son comportement envers moi et en général, elle partit sur le balcon. Etant à bout de nerf, je la laissais faire mais je la surveillais de près. J'ai bien raison : elle commençait à mettre une jambe par dessus la balustrade du balcon. J'ignore si elle aurait été capable d'aller jusqu'au bout mais dans le doute j'ai lâché le téléphone, je l'ai appelé pour lui faire signe que j'étais là, je l'ai maintenue tant qu'elle ne lâchait pas. Il a fallut que je la maintienne de toute ma force pour lui montrer que je ne céderais pas jusqu'à temps qu'on rentre à l'intérieur.

Ce moment fut très dur pour moi à accepter. Tout ça s'est passé devant les enfants. Mon fils a pris peur, il commençait à paniquer et à pleurer. Heureusement Maître, toujours au téléphone, toujours le haut-parlant en focntion, demanda à mon fils de prendre le téléphone en main. Ne sachant pas ce qui arrivait exactement, il tenta de rassurer au mieux mon fils. Le fils de mon amie était aussi choqué. Il ne savait plus quoi faire, il ne comprenait pas ce qui se passait, il ne comprenait pas que sa maman réagisse ainsi.
Le fait de devoir laisser en plan Maître me dérangea aussi.
Une fois que j'avais réussi à la faire rentrer, je la laissais craquer dans mes bras. J'avais encore la rancoeur de ce qu'elle venait de me dire mais je l'a mis de côté pour pouvoir survenir aux besoins de mon amie.
Une fois ses esprits repris (légèrement) Maître essaya, de son côté de lui démontrer à nouveau que nous serions toujours là quoiqu'il en soit et que nous sommes toujours là, même quand c'est dur pour tout le monde.

Au final, suite à la discussion téléphonique, mon amie passa la journée chez sa grand-mère. C'est méchant ce que je vais dire mais réel : j'en étais contente car au moins j'avais la paix. J'avais encore trop d'amertume par rapport à la matinée passée. De plus, je pouvais souffler, je pouvais être seule et être seule avec Maître.
Même si les nerfs n'étaient pas retombés de mon côté, j'ai tenté de profiter au mieux de mon après-midi. Je n'ai pas eu le temps de faire ce que j'avais prévu mais au moins j'ai pu souffler et tenter de me remettre en question.

Disons les choses telles qu'elles sont : la réaction de mon amie me fait chier même si je sais qu'elle avait besoin de craquer. Je ne suis pas son souffre douleur. Il faut qu'elle apprenne à prendre sur elle et à assumer ses erreurs elle-même car grâce à elle, j'ai eu de nouveau un week-end gâché où je n'ai pas pu être bien avec Maître. Je n'ai pas pu être détendue comme je l'aurais dû et j'ai de la chance que Maître prenne sur soi pour le prendre en considération.

Ce n'est qu'en début de soirée que j'arrivais à me poser. La colère s'était atténuée et je me persuadais qu'il ne fallait pas que j'y pense, qu'il fallait que je passe à autre chose.
Ce qui est sûre, c'est qu'elle a réussi ce qu'elle craignait concernant notre amitié : perdre notre complicité. C'est comme une histoire d'amour : je serais toujours là mais la petite flamme ne brillera plus autant me concernant. Elle a cassé quelque chose d'important pour moi dans une amitié : le respect et ma tolérance. Je ne suis pas prête à lui rendre quoique ce soit comme service, sauf si Maître me le demande (et encore ça sera à contre coeur) mais elle l'aura toujours mon soutien quoiqu'il en est. Je ne peux effacer autant d'années d'amitié du jour au lendemain et je ne peux m'empêcher de venir à son aide : elle reste mon amie malgré tout mais je suis gravement déçue que je ne puisse plus compter sur elle comme il se devrait !

Je sens que Maître est à quelques jours du départ et mon instinct mélancolique revient peu à peu. C'est ce qui m'aide à pouvoir tenir, à pouvoir rester forte mais je suis consciente qu'il ne faut pas que je focalise dessus pour autant pour ne pas m'affaiblir pour autant. Il me manque tant...

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