mardi 1 mars 2011

Prendre sur soi... mot d'ordre du jour !!


Je ne sais plus comment faire ! Tout les matins, c'est la même chose. Personne ne se rend compte que j'en ai marre de devoir faire la police tout les matins, tout ça parce que le fils de mon amie a l'esprit de contradiction à chaque moment et du coup c'est la chamaillerie entre les garçons. C'est sûr si personne ne lui apprend, il continuera... mais bon. En plus, mon amie n'a pas de patience, pour rien ! Encore moins envers son fils. Dès qu'il y a la moindre chamaillerie, elle a tendance à s'emporter ou dans le cas contraire, elle laisse aller et s'énerve au dernier moment. Franchement ça me gave sérieusement.
Résultat, quelque part, c'est encore son fils qui a le dernier mot indirectement car je suis obligée de reprendre mon fils pour le moindre truc pour faire tenter de comprendre à mon amie qu'il devrait intervenir identiquement pour son fils. Je suis obligée de fonctionner comme ça vu que je ne peux plus intervenir pour les deux garçons, juste pour ne pas toucher l'orgueil de "Madame" dans son rôle de maman... même si je suis encore chez moi !!

Encore un exemple, ce matin, tout en me préparant après elle, j'ai réussi à être prête et à partir avant elle alors que ça devrait être le contraire !
Ce matin, j'ai fait exprès de partir plus tôt que d'habitude. Je me doutais que l'ancien voisin de mon amie allait être dans les parages et j'avais pas envie de justifier mon refus.
A peine arrivés dans le hall, je l'ai vu qui passait dans ma rue et allait se garer sur le parking juste à côté. Pour l'éviter, j'ai dû faire semblant d'aller dans l'ancienne rue où habitait ma maman, là où il ne me voyait pas et changer de trajet pour être sûre qu'il ne me saoule pas en cours de route.
C'est quand-même fou que je suis obligée d'agir ainsi pour une erreur que mon amie a commis ! Et après elle me dit qu'elle en a marre qu'on lui fasse la morale ou qu'on veuille lui donner des conseils. Elle n'arrive même à appliquer ses propres conviction quand elle m'a parlé de prudence et de confiance, en sommes de méfiance. Je lui en avais parlé, gentillement, hier, et là elle a été totalement contradictoire avec ses propos d'y il y a même pas une semaine. Elle m'a dit qu'elle ne s'était pas méfié car elle ne voit pas le mal chez personne. Là, faut quand-même arrêter : depuis le plus jeune âge on nous apprend à se méfier des inconnus, à ne pas monter avec n'importe qui... Mais bon, au moins, elle a pu se rendre compte qu'elle était encore plus fragile et plus naïve qu'elle pouvait le penser elle-même. Là c'est quand-même inquiéter pour moi !!

La matinée fut stressante. Rien n'allait dans le bon sens. Mon supérieur pris en charge la vague d'intérimaires qu'ils ont embauchés à l'occasion pour l'opération parallèle à la mienne. Ils commençaient la production aujourd'hui.
Par manque de place, mes collègues de mon équipe ont dû se rendre dans le phone juste derrière. J'étais la seule à rester dans ce phone, au milieu des nouveaux tout ça parce que j'étais la seule bien installée qui avait commencé la production et qui devait rester près du remplaçant complétant mon équipe.
En faisant une première analyse de la journée, je conclus que j'avais presque atteint les chiffres demandés. J'étais contente. Cela signifie que j'avais réussi à bien travailler malgré le vacarme à mes côtés, pourtant difficile de prendre sur moi.
L'après-midi fut encore pire que la matinée. En résumé, après deux heures de production, ayant bien avancé avant la pause déjeuner, j'avais terminé mes relances que je devais faire. Il ne me restait plus que les appels que j'avais effectué hier. Il fallait que je consulte mon supérieur pour lui faire part de mon avis : j'étais contre le fait de rappeler aujourd'hui mes relances de la veille sous peine d'harcèlement. Tout ce qu'on a su me répondre c'est que je devais au moins rappeler et gérer à ma façon, qu'ils avaient confiance en moi...
Pendant ma pause, j'ai fait une mise au point avec mes collègues qui se trouvaient de l'autre côté. Après, avoir expliquer les nouvelles directives conseillées par la chargé de comptes directement sachant que mon supérieur était très occupé s'il n'était pas en réunion, j'ai pu reprendre la production un peu plus sereinement. Mais voilà, j'ai eu les nerfs toute l'après-midi tout en essayant de ne pas le transmettre, encore prendre sur moi...
A la fin de la journée, quand j'ai calculé mes chiffres et à une fiche près, je les avais. Mon supérieur me les a demandé oralement pour pouvoir faire un point et il avait le sourire quand il a fait le calcul de tête...

A peine ma journée professionnelle terminée que la journée continua à son tour. Je devais aller chez ma nourrice pour effectuer le paiement. J'aurais dû le faire la veille mais j'avais complètement oublié donc je lui avais proposé de le faire ce soir. Changement de programme : en allant chercher mon fils, ma nourrice était en famille donc impossible de faire la fiche de paie. Au fond, c'est bien fait pour ma poire, je n'avais qu'à pas oublier la veille ! Je n'en ai rien dit, même si j'avais déjà les nerfs suite à ma journée et j'ai accepté de reporter cela au lendemain matin suite à ces évènements.

Une fois sortie de chez la nourrice, mes collègues, sortant elle de formation CGT sur Besançon, m'attendaient pour pouvoir se rendre à notre réunion avec notre secrétaire de la CGT afin de faire une mise au point pour les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires) prévue pour la semaine prochaine.
La réunion a duré pas loin de trois heures. Nous avons mis du temps qu'il y avait certains points à éclaircir et de plus, nous avons été nous renseigner sur internet pour être sûr de nos propos et pouvoir avoir le maximum de corde de notre côté.

Maître a tenté de m'appeler avant et pendant ma réunion. Heureusement que les filles sont tolérantes et connaissent plus ou moins ma situation : cela m'a permise de répondre au téléphone plus facilement. L'handicap était surtout de pouvoir entendre Maître correctement car il n'y a pas beaucoup de réseau dans le local où nous nous trouvons pour faire nos réunions.

Je m'étais organisée de façon à pouvoir passer une soirée tranquillement. Je m'étais dit que, vu l'heure, l'enfant de mon amie serait déjà couché et qu'on pourrait manger vite fait calmement, que j'aurais pu me poser en cette occasion et ensuite pouvoir coucher mon fils à son tour calmement. Par avance, je me faisais une joie de ne pas devoir faire la police ou de devoir supporter les caprices du fils de mon amie au moment du couché !
Quelle surprise que j'ai eu en rentrant, surtout bien après le couvre-feu pour les garçons en temps normal : le fils de mon amie n'était ni couché, ni douché. Ils venaient tout juste de finir de se restaurer. La colère et la déception m'envahirent d'un coup mais je devais, de nouveau, pour la xième fois de la journée, prendre sur moi. Forcément, j'ai fait part de mon étonnement qu'il n'était pas encore au lit.
C'est là que mon amie m'a expliqué qu'elle avait passé du temps au téléphone avec Maître et étant incapable (selon ses propres termes) d'effectuer plusieurs tâches en même temps, elle n'a pu être prête selon les habitudes de la maison... C'est sûr que c'est compliqué de préparer le repas en même que d'être au téléphone... !! ?? En résumé, si j'écoute ses dits, il lui a fallu environ une heure, voir plus pour nettoyer deux casseroles, pour faire chauffer de l'eau, pour mettre les pâtes et pour manger.... alors que moi même, tout ça me prend une bonne demie-heure à tout casser. Et encore, j'en aurais profiter pour faire prendre la douche à mon fils pendant que l'eau chauffait tout en restant au téléphone... mais bon.
Résultat, les garçons étaient encore excité sachant qu'aucun n'était couché et qu'il se faisait tard et comme d'habitude, il a fallu une bonne demie-heure pour attendre que le fils de mon amie puisse s'endormir convenablement et foute la paix à mon fils...
Mon fils file un mauvais coton, surtout depuis quelques jours en prenant exemple sur le fils de mon amie : il me répond de plus en plus et commence à faire le geste de tenter de me mettre la main dessus. D'accord, il grandit ! D'accord, il prend du caractère et son caractère ou ses façons de penser, de voir les choses sont différentes mais faut pas abuser !! Jamais de la vie je ne tolérerais que mon fils me lève la main dessus, ne serait-ce qu'une tentative !! Et ça, il ne le faisait pas avant la présence du fils de mon amie et vu qu'elle "sait très bien" comment élever son fils, on voit le résultat. Au final, j'ai dû encore reprendre mon fils ce soir pour cette raison, tout comme hier !!!

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