Mauvaise surprise ce matin : le micro-onde nous a lâché.
Au lieu de me réveiller et de m'en faire part, mon amie a tenté de le faire fonctionner plusieurs fois et tournait en rond pour trouver une solution. Résultat, elle a perdu du temps. Si elle perd du temps, elle m'en fait perdre aussi selon l'organisation.
Avec un peu de réflexion, j'aurais été à sa place, même en étant pas chez moi, j'aurais fait chauffer de façon traditionnelle mais bon. Il a fallu que je lui souffle la réponse en me levant, après avoir essayer à mon tour, vérifier si elle n'avait pas fait une fausse manipulation.
Résultat nous étions juste ce matin. Le fait que mon fils soit plus dissipé (c'est sûr il a un bon exemple...) m'a forcé à faire la police dès le matin, ce qui ne m'a pas facilité la tâche.
J'ai laissé partir mon amie en premier chacun, qu'ils marchent beaucoup moins vite que moi et mon fils.
Au moment où j'allais partir, mon amie remonta et me proposa de descendre en voiture avec son ancien voisin. Je lui ai demandé qui c'était, comment il s'appelait mais elle était incapable de me répondre. J'ai décidé de voir au feeling en voyant la personne.
Quand je suis descendue, je n'ai pas été déçue du voyage. Au final, je connais son ancien voisin, mon père aussi le connait. C'est un vieux pervers, près des soixante dix ans maintenant. C'est un personnage vicieux. De sûr, je ne serais pas monté dans une voiture que je ne connaissais pas. Je reste prudente même s'il y a très peu de personne que je ne connais dans ma ville.
J'ai halluciné : mon amie qui me dit qu'elle ne fait confiance à personne, qu'elle ne veut être redevable de personne et juste le premier voisin qu'elle croise qui lui propose de la chercher ou de l'accompagner, elle accorde sa confiance...
Pour ne pas offenser son voisin et sachant qu'il connait mon père, j'ai accepté mais je sais d'avance que c'est la dernière fois. J'ai été plus maligne que mon amie : quand il nous a demandé où nous déposer, j'ai précisé simplement au centre ville ainsi j'étais sûre qu'il ne savait pas où habitait la nourrice de mon fils et pour éviter qu'il me suive à l'occasion (car je sais très bien que c'est son genre). Pour qu'elle assume son erreur, j'ai laissé mon amie se débrouiller avec son chauffeur.
En sortant de chez la nounou, j'avais une crainte de recroiser ce fameux voisin. Je ne m'étais pas loupé : comme par hasard, il traînait en ville et là où je passe pour me rendre au travail. J'ai accepté pour ne pas le frustrer. Je lui ai fait comprendre que je n'étais pas du genre à me laisser marcher sur les pieds. Il me posait des questions sur ma vie privée. J'ai esquivé les questions en lui répondant de courtes et fausses réponses, d'un ton sec. D'un sens, je me suis estimée heureuse qu'il ne le fasse pas avec mon amie car elle n'aurait pas su voir le côté vicieux et aurait répondu bêtement à toutes les questions.
En arrivant au travail, je n'étais pas rassurée pour autant mais je lui ai fait comprendre qu'il n'y aura pas de prochaine fois.
J'appréhendais un peu ma journée professionnelle. Mon but était de pouvoir faire les chiffres demandés ou de m'y approcher un maximum. Le plus dur pour moi est de pouvoir le faire sans faire d'oubli vu l'étourdie que je suis.
Je fus contente de moi quand notre supérieur nous a transmis la satisfaction de notre chargé de compte pour la journée de vendredi. Il a même souligné que j'étais la téléconseillère se rapprochant le plus du quota demandé. J'avoue que j'en étais fière. Maintenant à moi de continuer et persévérer dans mes efforts et ne pas relâcher la pression. J'ai juste eu une remarque sur une erreur que j'ai faite mais ce qui m'a réconforté ce que nous l'avions toute faite !
L'après-midi, j'ai travaillé en binôme avec la personne qui va devoir remplacer mon amie. Oui, forcément, elle a été évincé ne pouvant faire les chiffres mais il nous fait quand-même cinq conseillères clientèles et on se retrouvait plus qu'à quatre...
C'est vrai que lorsqu'on m'a informé que j'allais travaillé avec le remplaçant de mon amie pour pouvoir le former, j'étais contente de moi. Cela signifie, une fois de plus, que je suis professionnelle et que j'ai un bon sens de formation.
En effet, j'ai expliqué une première fois comment on travaillait pour avoir une vue globale. Après, j'ai démontré application par application. Ensuite, j'ai montré l'enchaînement de l'ensemble pour qu'il puisse assimiler. Pour terminer, je l'ai laissé manipuler à ma place tout en passant moi-même les appels. Je fus rassurée de voir qu'il comprend et réfléchit vite et de suite. Cela a un côté pratique. En résumé, à la fin de journée, il savait se servir de tous les outils informatiques. Il ne manque plus qu'il puisse s'imprégner du script donné et c'est parti.
Inutile que je raconte cela à mon amie : elle se braquerait de suite en pensant qu'elle n'a pas réussi à être à cette hauteur et le moral repartirait à zéro (même s'il est même en dessous de zéro actuellement).
En rentrant, j'ai profité de l'absence de mon amie pour pouvoir être disponible "tranquillement" pour Maître, voyant qu'il était disponible de son côté.
Cela m'a fait du bien. Je pouvais pendant quelques instants retrouver une partie de ma vie privée.
En revanche, j'étais étonnée que Maître me fasse une réflexion seulement maintenant. Il a remarqué que j'avais un peu de leste concernant un certain point que je n'avais pas souligné de moi-même. Je voulais lui en toucher deux mots lors de l'une de dernières conversations téléphoniques mais je l'ai pas fait pour une simple et bonne raison : mon amie aurait entendu la conversation (même si elle fait semblant de ne pas écouter) et aurait démarrer au quart de tour en prenant au pied de la lettre ce que j'aurais pu dire. Voulant éviter un autre séisme, j'en ai eu assez comme ça ces derniers temps, j'ai préféré prendre sur moi. Indirectement, je me fais une nouvelle fois punir de la faute de mon amie mais elle ne s'en rend pas compte. Têtue comme elle est, ça serait trop compliqué pour lui expliquer afin qu'elle entende raison. L'autre raison du fait que j'ai tardé à en parler et à me punir c'est que j'attendais que mon amie s'en aille pour pouvoir le faire. Même si je suis encore chez moi, il y a des limites : ma vie privée ne regarde que Maître et moi, personne d'autres et vu les jugements qu'elle peut avoir à mon égard, ce n'est pas la peine...
Malheureusement, je n'ai pas pu avoir beaucoup de temps avec Maître en fonction de sa disponibilité et de la mienne suite au mode de vie de la maison et le décalage horaire. D'un sens, ce qui me révolte, suite aux derniers comportements de mon amie, est que je ne pourrais même pas profiter d'être en tête à tête avec Maître. Qu'il me reprenne, qu'il m'humilie, qu'il me punisse, qu'il me complimente, qu'il me cajole, qu'il me soutienne... je ne supporte plus qu'il puisse le faire en présence de mon amie vu que je n'ai plus totalement confiance en elle. Je n'oublierais jamais qu'elle m'a reproché mon statut de soumise, même sous l'effet de la colère. J'ai toujours dit et penser que sous la colère, nous disions les choses que nous pensons au plus profond de nous-même mais que nous osions en soulever le sujet pour "x" raisons. Au fond, c'est le fond de notre pensée qui en ressort donc si elle m'a fait ce reproche, ce n'est pas anodin pour moi !!

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