
Ce matin je fus réveillé par un appel de Maître. Je me doutais un peu qu'il allait m'appeler avant l'après-midi comme prévue. Il voulait me rassurer qu'il soit bien partie et sûrement du fait que j'ai répondu à sa demande (d'être disponible même sur mon lieu de travail) tout en restant froide malgré moi.
Après l'appel de Maître, j'ai hésité à me rendormir ou pas car il ne me restait plus que cinq minutes avant que le réveil se mette en route.
Finalement, je me suis recouchée pour me reposer. Mon amie s'est réveillée et nous avons discuté tranquillement au lit jusqu'à leur finale de me lever. Devant partir après moi et n'ayant pas son fils, elle pouvait se permettre de prendre son temps. Cela faisait longtemps que je n'avais pas parler aussi sereinement avec mon amie. J'avoue que ça m'a fait du bien. J'avais l'impression de retrouver une partie de mon amie.
J'ai réussi à me préparer en temps et en heure ainsi que mon fils. J'étais contente et rassurer. Au moment où j'allais partir, je venais de finir de me préparer, j'ai eu un sms de ma collègue habitant près de chez moi pour me proposer de nous descendre ayant les même horaires.
J'étais contente car cela me permettait de pouvoir prendre mon temps, de pouvoir souffler un peu avant de me rendre au travail. C'est vrai aussi qu'avec le froid glacial de ces derniers matins, ça m'arrangeait bien aussi.
Sachant que j'effectuais ma dernière matinée professionnelle, j'étais bien motivée.
A peine lancée dans mon travail, notre supérieur nous débriéfia quelques minutes pour nous donner des informations. Dans un premier temps, il convoqua que les intérimaires. Je me permis de lui demandais si cela me concernait également. Il m'a convié à assister à l'intervention. D'un sens, ça faisait toujours quelques minutes de gagner à ne pas travailler. C'est là qu'il nous appris que l'opération, comme nous le savions, s'achevera fin de semaine prochaine mais qu'il serait probable qu'ils auraient toujours besoin de leurs services pour une opération venant dans une quinzaine de jours et ayant besoin entre quinze et vingt personnes. C'est ainsi que j'ai demandé des informations pour savoir s'ils avaient l'intention de faire appel uniquement à des services extérieures (comme les intérimaires) ou s'ils allaient faire comme cette opération actuelle, prendre quelques personnels dans les "anciens". En sommes, je voulais savoir si j'avais une possibilité de pouvoir échapper de retourner dans mon ancienne équipe. J'en ai profité pour appuyer que j'étais motivée et ouverte à être disposer pour d'autres opérations si nécessaire. Mon supérieur m'a fait part qu'il avait très bien saisi le message quand je lui avais parlé en tête à tête que j'avais entendu des bruits sur une certaine offre d'appels pour une entreprise connue vendant des produits surgelés à distance.
Même si j'ignore comment ils vont procéder je me suis sentie rassurée d'avoir été écoutée et prise en compte malgré que mon supérieur ne m'en ait pas parler directement.
A la fin de ma journée, comme d'habitude, j'ai calculé mes chiffres. Je me suis rendue compte que j'avais une nouvelle fois, mis les bouchées doubles (tout en prenant mon temps, en discutant, en prenant plusieurs poses espacées de quelques minutes, de faire l'imbécile avec mes collègues...). En résumé, j'étais super détendue tout en consciente : la vraie Emilie était de retour.
J'étais en train de me déloger, au même moment, mon supérieur, me demanda de remplir un questionnaire (qu'il aurait dû nous donner il y a déjà quelques jours). J'avais les nerfs de devoir perdre quelques minutes avant de quitter l'entreprise devant finir ma journée plus tôt grâce à mes heures de délégation.
Ma collègue habitant près de chez moi, terminant à la même heure, ayant le même poste que moi concernant la représentation syndicale, me proposant de me ramener.
Nous avons donc été chercher mon fils. Je me faisais une joie de pouvoir passer une après-midi en tête à tête avec mon enfant.
J'en ai profité pour pouvoir me reposer. J'ai fait la sieste en même temps que lui et ensuite je pris mon temps pour vaquer à mes occupations. Je vais pouvoir faire le nécessaire à fond, une fois que mon amie aurait emménagée.
Maître m'appela au même moment. J'étais contente de pouvoir dialoguer tranquillement en tête à tête. Je l'ai senti aussi un peu moins sous pression et j'en étais rassurée. Je suis toujours sûre qu'il se passe quelque chose professionnellement et dont il ne désire pas m'en parler pour l'instant, en tout cas pas dans les détails. Il reste toujours très bref à mon goût concernant son travail contrairement à moi qui peut épiloguer à ce sujet pendant des heures et des heures. J'aime tellement mon travail et j'en suis tellement fier car c'est grâce à ce CDI que j'ai réussi à m'en sortir dans ma vie, à faire mes preuves, à survenir au besoin de ma famille...
La soirée fut plus apaisant également. Mon fils me fait toujours quelques caprices au niveau du coucher mais j'ai réussi, plus ou moins à éviter de me fâcher et à le calmer pour qu'il dorme sereinement. Je lui ai fait comprendre qu'il serait bien qu'il me laisse dormir un peu demain malgré que mon amie va se lever avant moi pour préparer son déménagement entre chez nous et son nouvel appartement.
J'ai réussi à parler tranquillement à mon amie au cours de la soirée, de tout et de rien. Même si cela me faisait perdre du temps dans la rédaction de mon article, cela m'a fait beaucoup de bien. Il y avait longtemps que l'on avait pas parlé aussi sereinement que cela. Je suis contente et rassurée, même si ce n'est encore pas le top, je vois qu'elle commence à pouvoir apprécier d'avoir son futur chez soi. Elle est un peu débordée par les évènements, plus ou moins pris de court mais je trouve qu'elle s'en sort très bien. Je la laisse faire : elle est grande, je ne suis pas sa mère et je ne pourrais pas toujours être derrière elle même si je ne peux m'empêcher de vouloir tout faire pour qu'elle soit bien !
Lors de nos discussions, elle m'a fait part qu'elle avait bien senti une déchirure depuis ses reproches lors de sa dernière colère. Elle s'est rendue compte qu'elle avait été trop loin. J'apprécie qu'elle s'en rend compte et même si je lui avais déjà dit hier, j'ai été franche en lui avouant une nouvelle fois qu'effectivement la pilule a du mal à passer mais qu'il faut qu'elle me laisse du temps pour pouvoir passer l'éponge.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire