
Le réveil fut très difficile. C'est sûr, la fatigue s'accumule car je n'ai pas assez de repos. Sans parler de la tension. Justement, j'ai eu du mal à m'endormir du fait que Maître me reprocha de ne pas être disponible au moment lui il l'était. Je comprends que je dois être disponible par rapport à mon statut, comme je le disais hier avant même d'avoir la discussion, mais je ne peux pas me libérer comme bon me semble même en faisant des efforts au maximum.
C'est vrai qu'hier, c'était vraiment pas évident que je puisse me libérer avant ma pause. Je ne travaille pas dans la même équipe donc pas la même façon de travailler par rapport à mon supérieur (moins de tolérance, plus de professionnalisme) et la production n'est pas la même non plus. Forcément, Maître ne peut pas penser à ça, je peux comprendre. Cela m'a quand-même fait un blocage notamment concernant notre conversation avec Maître cette nuit. Il m'en a fait le reproche que je ne parlais pas. Bien entendu que je ne pouvais pas parler. Etant à bout de nerf, j'ai pas pu faire face à mes émotions et du coup, j'en avais gros sur la patate. J'avais besoin de craquer mais je ne le pouvais pas. J'avais déjà assez déçue Maître dans l'après-midi et j'avais pas envie de craquer en présence de mon amie. Elle n'a pas à supporter ça en plus de sa pression actuelle et de plus elle se serait inquiéter beaucoup elle voit bien que je n'arrive plus à répondre à tout mes rôles en temps et en heure.
Le froid était de nouveau parmi nous ce matin en emmenant mon fils à l'école. Je n'avais pas regretté d'avoir ressorti les affaires d'hiver : gants et écharpes...
Malgré que je me sois loupé concernant le réveil, j'avais réussi à partir à l'heure pour ne pas être en retard chez la nourrice.
Au moins, cela me permet de ne pas déposer mon fils trop vite comme on peut déposer un sac de pommes de terre.
Je n'avais vraiment pas le coeur à travailler aujourd'hui. Je n'avais qu'une envie : me retrouver, tranquillement, seule chez moi ! Mais bon, il fallait bien que je travaille : je ne suis pas payer à rien faire (si seulement).
Rien qu'en ouvrant ma boîte mail, je savais que j'allais perdre du temps, que j'allais avoir du travail supplémentaire. Ensuite, en ouvrant mes fichiers, je me suis rendu compte qu'au final, il n'y avait rien de dramatique : je pouvais me permettre du temps avec mes mails par rapport au nombre de fiches qu'il me restait à contacter pour ce jour. Je savais d'avance que j'allais avoir fini avant la fin de la journée et qu'il fallait que je tarde un maximum pour une simple et bonne raison : dès que j'aurais fini mes fiches, n'ayant rien d'autres à faire en attendant, je devrais retourner dans mon ancienne équipe et retourner sur mon ancienne opération : le coeur n'y était pas du tout. Je me sens beaucoup mieux dans ma nouvelle équipe (rien le fait d'avoir changer de supérieur) et le rythme et les conditions de travail sont tout autre !
Comme d'habitude, avant ma pause déjeuner, j'ai calculé mes chiffres de la matinée. Par rapport au nombre de fiches que j'avais pour la journée, je savais très bien que j'aurais fini bien avant l'heure. Cela ne me rassurerait pas mais je ferais tout pour perdre un maximum de temps tout en ne pénalisant pas la production pour autant.
Effectivement, c'est ce qui s'est produit. Même en ralentissant, en milieu d'après-midi j'avais tout terminé. J'ai dû donc me réduire à faire part de mes chiffres à mon supérieur et à changer d'équipe. C'est vrai que je l'ai fait à contre-coeur. Malgré cela, j'ai pris sur moi et j'ai fait style de rien en arrivant dans mon ancien phone. J'ai fait comme si ça ne me dérangeait pas de revenir quelques instants (juste pour trois quart d'heure) mais je n'avais qu'une envie c'était de repartir, de quitter cette bande de faux-cul !!
En rentrant à la maison, j'ai pu ainsi profiter de l'absence de mon amie pour pouvoir me reposer un peu tout en avançant dans mes tâches ménagères, tranquillement, sans pression. Me revoilà, de nouveau toute seule avec mon fils, sans avoir derrière soi quelqu'un : pas d'amie et pas de Maître (connaissant plus ou moins son manque de disponibilité à ce moment là).
J'ai pu ainsi avancer. D'ailleurs tant mieux car lorsque j'avais presque achevé mon repassage, au moment où j'allais préparé le repas en prenant mon temps, ma voisine m'appela pour savoir si j'étais disponible pour descendre.
Je suis donc descendue voir ma voisine, laissant mon amie qui venait de rentrer et mon fils qui était calme devant un dvd. Je me suis dit qu'il n'y en avait pas pour longtemps. Je me donnais au grand maximum, une bonne demie heure. Malheureusement cela à durer le double mais au fond, ça m'a fait du bien. J'ai pu parler tranquillement à ma voisine, comme auparavant. Il était inévitable qu'elle me parle de ma cohabitation. Elle en a fait part à Maître lorsqu'il l'avait contacté avant ces derniers jours. Elle me fit comprendre qu'elle allait être autant soulagée du départ de mon amie. Encore une fois, ce n'est pas mon amie le souci mais beaucoup plus l'éducation de son fils. Ma voisine pense la même chose que moi, sans pour autant la connaître (et oui encore un jugement, on ne peut y échapper). Mon amie n'est pas une mauvaise mère mais elle veut trop bien faire tout en ayant peur de se faire obéir pour ne pas être trop sévère.
Du coup, j'ai tardé pour rentrer ce qui m'a fait perdre du temps dans mon organisation habituelle. Le retard se sentit dans toutes les activités de la soirée que je devais faire. C'est pas grave, j'assume. Cela n'empêche pas que j'arrive quand-même soit à récupérer le retard soit à être à jour et vu les difficultés que j'ai pu rencontrer depuis le début de la cohabitation, je suis assez fière de moi des progrès que j'ai pu faire jusqu'à maintenant.

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