
Une fois de plus, mon amie n'a pas réussi à se lever à l'heure selon le programme. D'ailleurs, elle n'y a presque pas tenu compte hormis les horaires du lever quand elle ne se loupe pas et quand je prends les devants pour l'obliger à suivre.
Cependant, je la comprends malgré tout. Elle a la pression de toute part, elle est carrément usé autant moralement, psychologiquement que physiquement.
Cela ne m'a pas empêché de pouvoir me préparer en temps et en heure malgré que je devais partir plus tôt pour pouvoir aller payer ma nourrice.
Pour une fois, mon amie était presque prête à l'heure. Elle était sur le point de finir quand je suis partie mais je suis sûre que dès que je pars elle en partie pour traîner un peu se lamenter sur son sort malgré elle.
Comme prévu la veille, je suis donc partie plus tôt pour me rendre chez la nourrice afin de lui verser sa paie du mois dernier avant de me rendre au travail.
J'ai pu parler ainsi calmement avec la nourrice de ma situation actuelle pour qu'elle puisse comprendre mon état actuel. Elle ne me l'a pas dit mais j'ai très bien vu qu'elle s'inquiétait. Elle me voit deux fois plus fatiguée, plus stressée et courant sans cesse à gauche ou à droite. Je ne lui ai pas caché que la cohabitation commençait sérieusement à être difficile surtout par rapport à l'éducation de son fils. Pour moi, le coeur du problème est là.
J'ai pu me rendre au travail moins stressée, moins pesante m'étant confier à ma nourrice.
Arrivée sur le plateau avant presque toute mon équipe, je préparais mes affaires, comme d'habitude. J'ai même eu le temps de taquiner mon supérieur et d'aller fumer une dernière cigarette avant ma pause de la matinée.
Avant de commencer, mon supérieur me donna quelques indications pour la production de la journée. Je savais d'avance, par rapport à cela que malgré moi, mes chiffres de la matinée n'allait pas être fameux, du moins moins bon que les autres jours. C'est sûr quand on me refile des fiches que je ne peux appeler, ça fausse les chiffres !!
Je ne me souvenais plus que suite à un changement de plannification de production, mon amie avait la même pause déjeuner que moi. J'avoue qu'au début j'appréhendais qu'elle déjeune à mes côtés : j'avais pas envie de supporter ses états d'âmes... Je tentais au mieux d'être le plus à l'écoute possible.
L'après-midi, je n'ai pas chômé. J'ai remarqué que j'avais des fiches que je pouvais rappeler donc j'ai produit au maximum. Je devais rattraper mon retard de ce matin, je devais pouvoir avoir mes chiffres de la journée. C'est seulement à la fin d'après-midi que j'ai réussi à avoir mon quota correct. Là, je me suis accordée de prendre ma pause. Il était temps : j'avais le cerveau réduit en bouilli !
J'ai des problèmes de réseau sur mon lieu de travail. C'est à ce moment là que je me suis aperçue que Maître avait tenté de me joindre. Mais même si j'aurais voulu, je n'aurais pas pu lui répondre. Contrairement à lui, je ne peux pas me libérer comme ça et je ne peux prétendre une urgence que si j'ai l'intention de quitter mon lieu de travail donc forcément ce n'est pas évident.
N'ayant rien à faire de spécial, pour une fois, j'ai pu rentrer directement. De plus, je suis rentrée avec mon amie mais sans son fils, se trouvant chez son papa jusqu'à la fin de ce week-end.
Rien que dans la voiture, lors du retour, j'ai pu commencer à apprécier le calme.
En rentrant, j'ai également profité du calme qu'il règnait au sein de l'appartement : pas de chamaillerie, pas de pleurs, pas de disputes, pas de représailles... La paix !!
Nous pouvions enfin faire nos tâches ménagères, partagées entre mon amie et moi tranquillement.
J'ai pu aussi avoir Maître au téléphone par la même occasion. J'avais tenté de le joindre mais impossible de l'avoir. Du coup, je n'avais plus qu'à attendre qu'il m'appelle. Au mieux, j'aurais tenté de relancer. Forcément, je me suis fait reprendre que je n'avais pas été disponible. Je comprends qu'en tant que soumise je dois être disponible en toute circonstance mais au travail, c'est quand-même bien particulier pour moi. Justement, je ne suis pas libre de pouvoir disposer comme bon me semble et je ne peux pas pas déborder ou faire des heures supplémentaires en cas de retard...
Pour ainsi dire, j'ai mangé seule avec mon fils car mon amie a passé son heure au téléphone avec son ex beau-père, pour s'organiser pour le commencement de l’emménagement de ce week-end. Je n'ai rien dit car elle l'aurait pris comme un reproche mais c'est vrai que pour moi c'est important de manger tous ensemble et pas à l'arrache. Pour moi, c'est essentiel de pouvoir manger en famille, c'est plus convivial et c'est plus convivial et raisonnable pour la santé. C'est plus apprécier de manger assis à une table, convenablement, en prenant son temps. La différence c'est que mon amie n'a pas la même image : pour elle, sa priorité de ce soir était de pouvoir s'organiser pour son emménagement et s'en est servi comme prétexte, je pense car pour l'instant c'est une tare de manger pour elle et se sent redevable du fait que ce n'est pas "son repas".
Elle a enchaîné par appelé sa grand-mère, pour tenter de continuer son organisation. Pendant ce temps, j'ai eu le temps de tout débarasser et de faire la vaisselle tranquillement. Je ne disais rien pour la responsabilité mais vu qu'elle tardait au téléphone, j'étais anxieuse alors que Maître devait m'appeler, en plus elle se savait très bien. C'est aussi pour ça qu'elle a écourté l'appel, sinon cela aurait durer encore plus longtemps.
Depuis très longtemps, j'ai pu enfin coucher mon fils tranquillement. Nous avons fait les exercices que me demande l'orthophoniste, qui sont presque comme des rituels maintenant et j'ai fortement apprécié de pouvoir lui faire un câlin avant de le mettre au lit.
Le plus appréciable est de savoir le calme s'imposant après le coucher de mon fils. Quel bonheur et quelle tranquillité !! Je sens que je vais fortement apprécier cela jusqu'à la fin du week-end, compte bien en profiter. Cela va me permettre aussi de pouvoir me reposer : je ne suis plus obliger de supporter les caprices du fils de mon amie et de sa résistance face à sa mère pour lui tenir tête jusqu'à temps que mon amie pète un câble.
Malgré que son fils peut lui manquer, je la sens plus reposée, moins stressée ! Je sais très bien que cela ne sera pas éternel : juste le temps que son fils soit chez son père pendant les vacances.

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