jeudi 13 janvier 2011

Besoin de souffler


A peine levée, j'ai senti mon amie stressée. Une fois de plus, il a fallu que je prenne sur moi. C'est vrai que nous avions passés une nuit difficile face à son état grippal, les toux furent assez fréquentes.
Le fait que mon amie soit malade l'a stressé en plus de sa déprime... Nous avions juste le temps de nous préparer mais elle a pris du temps sous la douche ce qui forcément nous a mis en retard. Ne supportant pas être en retard, j'ai cru que c'était la fin du monde.
Le long du trajet, elle m'a envoyé boulé car j'ai osé la reprendre sur l'autorité de son fils. Je veux juste l'aider mais elle ne m'écoute pas. Au lieu de m'écouter, elle se renferme sur sa frustration de son mal être actuel et préfère culpabiliser que d'essayer de pouvoir avancer. Elle se noie dans son passé.
Là c'était la goutte d'eau : je l'ai remise en place, en lui disant que je n'étais pas son compagnon, que je n'étais pas son souffre douleur et que je ne fais que tout pour qu'elle soit mieux et l'aider au maximum...

Une fois les enfants emmenés à leur école, il était prévu que j'emmène mon amie chez mon docteur suite à cet état grippal et en milieu de chemin, elle a commencé à me faire une crise d'angoisse qu'elle a terminé dans la salle de consultation. J'étais en panique mais je ne pouvais pas le montrer : mon objectif était que je la calme psychologiquement pour que son corps se calme. J'y suis parvenue jusqu'à la salle d'attente.
Au final, la remplaçante de mon médecin traitant a réussi à nous prendre après les rendez-vous prévus. Et c'était reparti pour que mon amie s'explique de son état. Elle en a profité plus pour se libérer, se confier que se faire consulter proprement dit.
Elle a réussi à avoir un traitement pour la grippe et du repos pour le reste. De ce fait, j'ai dû aussi me mettre en arrêt pour ne pas la laisser seule car je sais qu'elle finirait par craquer et c'est surtout pas le moment ! Ce n'est que le début d'un enfer de quelques mois...

Une fois rentrée, il était impératif qu'elle se repose.
Elle a commencé par appeler sa tante pour l'informer et se confier. Cela lui a fait du bien de parler à une personne de SA famille et extérieure de moi ou de Maître.
Ensuite nous avons fait le nécessaire que nous devions faire et quelques temps après, Maître fut disponible et j'en profitais de mon côté. Surtout en tenant compte qu'il prenait sur son temps de travail, non autorisé...

L'après-midi fut agréable car j'ai pu la passer au côté de Maître alors que je ne m'y attendais pas. Mon amie a pu en profiter également, même si elle n'était pas forcément d'accord avec ses dits. Elle est rassurée de pouvoir l'entendre quelque part. Elle me l'a même dit elle-même mais ce qui la dérange au fond, ce qui peut être paradoxal, même si elle est heureuse pour moi, d'un sens elle est déçue de n'avoir pas eu la chance que j'ai actuellement.

Nous sommes de suite parties chercher son fils chez la nourrice.
Il fallait aussi procéder au paiement de sa fiche de salaire, vu que cela tardait et que tant qu'employeur, elle ne peut se permettre de trop tarder.

Le soir, je n'ai pas eu le temps de souffler aussi : j'ai été partagé entre Maître, les garçons, mon amie, la continuité de mes occupations de l'appartement.
J'avoue que c'est lourd à supporter, surtout en fin de soirée... mais en même temps, je sais que ce n'est que périodique.
De plus, ce n'est pas lorsque mon amie aura trouver un nouvel appartement que je vais la lâcher ainsi, je compte bien continuer à la soutenir. Bien au contraire, ça sera à ce moment là qu'elle aurait besoin de soutien plus que tout autre moment.

Pas de chance : pour une fois que nous pouvions, plus ou moins passer une soirée paisible, les garçons ont été un peu malade, ce qui nous a forcément perturbée et rester éveillée plus tard que prévue et ce qui me tarda dans mes tâches.

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