mercredi 18 août 2010

Mélancolie et bonheur

Le réveil fut un peu brutal : je fus réveillée en plein sommeil et rêves lorsque mon fils se leva. 
Impossible de me souvenir de mon rêve suite à cette interruption mais je n'avais qu'une envie s'était de me rendormir, c'est certain. J'en profitais pour me prélasser dans la chaleur de mes draps. 

Quelques minutes plus tard, je me força rattraper le retard de mon ménage que j'avais pris suite à ma fatigue d'avant mes vacances. J'ai réussi à respecter l'horaire que je m'étais donnée : de finir avant le repas. J'ai même eu le temps de pouvoir prendre un peu de temps pour consulter ma messagerie instantannée et d'aller sur le site de réseau social, sur lequel je suis inscrite. 

Après le repas, j'ai apprécié d'avoir l'autorisation pour me reposer comme j'avais l'habitude de le faire en week-end (avant de rencontrer mon Maître). J'ai eu quelque peu de mal m'endormir complètement mais je pus me laisser aller tout en fermant les yeux. Je pus quitter quelques minutes, mes responsabilités et mes obligations. Une fois de plus, c'est mon enfant qui m'ait réveillé. 

Je profitais de ma motivation et du calme (par rapport au temporamment de mon fils) pour m'entraîner en exerçant des leçons de code. Je suis contente d'avoir diminué mes fautes par rapport aux mois passés mais je n'arrive pas à atteindre le seuil que je me suis fixée. 

Après deux heures d'entraînement, je me consacra à mon fils, lui n'aimant pas la solitude (même s'il est occupé). Il était content de voir que sa Maman s'intéresse à ses faits et à sa progression. 
Même si je suis quelqu'un de solitaire, j'apprécie fortement mes vacances, en partie pour cette raison : je peux profiter de mon fils et passer du temps avec lui. Je suis légèrement déçue de ne pas pouvoir ce que je pensais faire pendant mes vancances, à contrario de pouvoir partir comme aller se promener au parc, aller à la plage, aller à la piscine... 

Je suis aussi ravie d'avoir pu parler à mon Maître par téléphone. Coïncidence même, j'avais déjà le téléphone en main, m'apprêtant d'appeler de mon côté. J'ai cru reconnaître l'indicatif et le début de numéro (car je ne reçois des appels que de mes proches étant de la région et quelques appels publicitaires).
Sentant son départ très proche, je suis toujours contente et soulagée de pouvoir converser directement avec lui autre que par messagerie instantannée. Il est vrai, que parfois je manque de sujet de conversation, n'ayant pas de grandes nouveautés à lui faire part et ma vie est beaucoup faites de quotidien. 

Je trouvais les heures longues à mon poste de travail, patientant longuement pour mes vacances mais au fond, le temps passe vite. Nous sommes déjà presque la fin du mois, sans même que je puisse m'en rendre compte... Ce qui me rapproche également du "pré-départ" de mon Maître. Je suis consciente que cette prochaine semaine ne va pas être facile psychologiquement à certains moments mais le principal c'est que mon Maître puisse lui aussi avoir ces moments de plaisirs et de bonheurs : rien que ça, j'en serais heureuse. Je me forcerais à continuer mes efforts et de répondre au mieux à ses demandes. 

Quand je pense à ce genre de circonstance, je ressens doublement son manque de présence physique : je pense que ça doit être pour cette raison que j'évite d'y penser. Il m'arrive par moment de mélancolie, de regarder de nouveaux les photos qu'il s'est amusé et pris plaisir à faire avec mon fils (je me souviendrais toujours de cet instant : c'est la première fois que je le voyais et le sentait aussi heureux depuis notre rencontre ; c'est un moment inoubliable pour moi).
Voir son sourire spontanée, pour la première fois, sur son visage dessiné par des traits fins, cachés souvent par une froideur physique naturelle (comme pour une couverture, une carapace afin de ne pas se trahir par ses ressentis) qui correspond bien à sa rigueur. J'avais à proximiter, deux visages d'anges, illuminés par la joie de vivre à cet instant et par le soleil se couchant. 

J'évite de lui en parler de vives voix, trop contente de profiter de l'instant présent, afin de ne pas nous plonger dans ma nostalgie. Je sais et ressentis aussi sa solitude qui peut être difficile à supporter par moments. Quand je pense à cela, je me dits simplement que ces moments là seront récompensés plus tard en tant voulu, quand le moment sera venu pour cela. La vie nous réserve souvent des instants difficiles à surpasser mais elle nous en récompense toujours un jour ou l'autre une fois que nous y sommes arrivés.
Lorsque mon Maître me consacre du temps pour l'on puisse s'appeler, je me laisse m'évader, sortant du mon cocon de ma routine ou de mon quotidien, comme une gentille tourterelle scrutant l'horizon sur le bord d'un toit même quand il me reprend ou me remet à ma place. 
Il m'arrive d'être blessée par certains de ses dits mais, même en colère ou vexée, obéissante, joyeuse, mélancolique, en désarroi... je ressens toujours l'entente de sa voix dans mes oreilles, comme la douce torture d'une plume se promenant au creux de ma nuque, caressant mon cou en parcourant le long de mes bras pour poursuivre de mon bassin à mes chevilles...

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