Je me réveilla de mauvaise humeur sans en savoir la raison.
J'appréhendais sûrement ma soirée, inconsciemment.
Je me força à retrouver une bonne humeur mais je repensa à mes journées organisées comme du papier à musique et cela m'énerva. Je tenta de me détendre pour en oublier cet agacement.
Je relativisais en me disant que répondre à l'exigence de mon Maître, aussi lourde puisse t-elle me paraître, est l'essentiel. Je m'y force dès lors.
Cet après-midi, je suis allée rendre visite à la nourrice de mon fils comme elle le souhaitait. Elle me le demande chaque année, depuis déjà quatre ans maintenant, et les années précédentes j'en oubliais, ayant d'autres priorités.
Je me suis rendue compte de l'importance de celle-ci : elle permet à mon fils de ne pas être couper complètement de sa nourrice pendant de longues semaines à ses yeux. Il comprend que je ne travaille pas étant en vacances et apprécie passer du temps avec sa Maman (il m'en a fait part et j'en ai été touchée) et ne comprend pas qu'il puisse être couper de ses habitudes ainsi.
Elle fut aussi ravie de pouvoir nous revoir en toute courtoisie. Cela permet de renforcer notre sympathie. J'en étais attristée lorsqu'elle me confia ses malheurs subit dès le matin. Cette nouvelle ne m'en rendait pas plus à l'aise sachant qu'elle était en plein travaux dans son habitat. J'en tentée de ne pas démontrer cette gêne et passa un bon moment. Tout le monde fut satisfait.
De plus, ce fut agréable de pouvoir m'y rendre en voyant le douceur du bleu azur de ce ciel, parsemé ici et là de nuages presque opaque, traversés par la caresse de la chaleur des rayons du soleil contrairement au temps maussade que nous avons subi depuis le début de mes congés.
J'ai rendu visite également à ma chère voisine afin de pouvoir connaître sa disponibilité pour qu'elle puisse m'accorder son aide à une demande de mon Maître.
Je me força de le faire malgré mon manque de motivation à ce sujet. Mon Maître a bien ressenti mon fort mécontentement lors de l'acquisition effectuée la veille de son départ. Sans le vouloir, mon comportement l'avait blessé alors que c'était nullement mon intention. De ce fait, je vais faire en sorte de pouvoir répondre un minimum à cette demande que je trouve toujours inutile à mon égard.
Je n'en vois pas l'intérêt car j'en aurais très peu l'utilité et que je vis avec mon temps et que cette activité est datée de la veille école pour moi.
Je me faisais une joie de rentrer en attendant le moment où j'aurais pu parler avec mon Maître avant son départ.
La déception fut bien présente quand il m'annoncé son impossibilité de me contacter par téléphone. J'espèrais tellement entendre sa voix, parfois autoritaire, si douce et paisible à la fois. Qu'il me reprenne à l'ordre, me réprimande, me fasse la morale, me remette les idées en place, me console, m'épaule, me soutienne ou me parle tout simplement, j'aime l'entendre. J'écoute au mieux ce qu'il a me dire et par moment de bonheur, je laisse la raissonnance de celle-ci ancrée dans mes oreilles comme un buvard absorbe son encre.
Je fus déçue de ne pas pouvoir avoir la chance de lui parler plus longuement par messagerie instantanée. Je suis bien consciente de sa fatigue et son besoin d'être en forme, subi par l'intensité de ces derniers jours mais j'espèrais tant pouvoir me laisser aller au gré de sa conversation qui me rassure à chaque instant, malgré quelques tensions par moments. C'est en partie pour cette raison que je l'ai laissé prendre congés sans insister.
Je pris sur moi une bonne partie de la soirée, en tentant d'exécuter une autre demande et me divertissant plus longtemps que j'avais prévue sur le chat. Mais quand j'abandonna le tout pour m'applique à cet article, ma tristesse réapparut soudainement.
Comme si j'avais besoin de cela émotionnellement, j'ai subi un problème technique où j'ai dû recommencer cet article à A à Z... .
Ma journée débuta par quelques rayons de soleil illuminant mes pensées et mes occupations et se termina dans une pluie de pensées mélancoliques...


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