
Réveil en sursaut. Le téléphone sonna. Sans y réfléchir, je jetais mon bras sur mon bureau à la recherche du combiné, les yeux encore fermés. N'arrivant pas à l'atteindre, je fus obligé de me lever légèrement en ouvrant mes yeux pour décrocher avant que Maître tombe sur le messagerie. Avant de me replonger dans ma couette et me câler sur mon oreiller, j'ai quand-même vérifier la provenance de l'appel afin de ne pas me tromper lors de ma salutation quand je décrochais.
Je ne m'étais pas trompé, c'était bien Maître. En quelques secondes, même encore endormie, je réfléchis sur l'heure où Maître m'appela. Je commence à savoir comment il fonctionne et comment il prend soin de moi au delà de mes attentes. J'en ai déduit qu'il était plus tard que je le pensais, sachant qu'il avait sûrement calculer pour m'appeler afin de me laisser dormir car il savait que j'étais de sortie et rentrer très tard, malgré les difficultés de disponibilité. Les yeux encore fatigués, j'avais du mal à les ouvrir et le soleil reflétait sur ma montre, je n'arrivais pas à voir l'heure exacte. Je ne pouvais même pas regarder le radio-réveil, ayant eu besoin de la multiprise pour la démonstration de l'appareil de Vorwek et n'ayant pas pris le temps de tout remettre en place. Ce n'était pas ma priorité, je le ferais plus tard.
Bref, nous avons pu converser avec Maître, tranquillement. Je lui ai fait un bref résumé sur ma journée et ma soirée de la veille. Il a bien senti que je n'ai pas pu me reposer dans l'après-midi jusqu'à la préparation de la soirée.
Je lui ai fait part que je m'étais bien amusée, bien détendue comme ce que nous attendions tous mais sans que je lui en parle, il a bien deviné un petit "hic". Il y avait quelque chose qui a fait qui a fait que je ne suis pas détendue et amusée complètement pour autant. Je n'ai pu lui cacher que j'avais pensé régulièrement à lui au cours de la soirée. Des petits moments de coup de blues. Et oui, malgré que je tente de le cacher, de le dissimuler, Maître me manque et je l'ai ressenti un peu plus hier soir. Bien entendu, pour ne pas déprimer alors que je devais m'amuser, j'ai pensé raisonnablement en sachant éperdument que l'objectif de Maître était que je me détente et que je m'amuse. Pour moi, ce fut étrange de pouvoir penser que j'aurais préféré, à certains moments, être aux pieds de mon Maître que profiter du partage que j'avais avec mes amies.
De mon côté, j'étais rassurée que Maître se porte bien. Il avait l'air un peu fatigué mais beaucoup que lorsqu'il était sur Terre. Même s'il m'en parle peu, je peux le lire dans ses mails, il a des journées beaucoup plus chargées que les miennes. L'avantage est que ça me permet de relativiser que je me rends compte que j'ai tendance à trop me plaindre ou à me lamenter sur ma journée. C'est vrai que j'avais peur qu'il me fasse des demandes alors que je n'y avait pas le coeur. Il sait très bien que je l'aurais fait tout de même comme je peux le faire pour remplir mes devoirs de soumise.
Après cet appel, j'avais du mal à me lever. Je me sentis encore très fatiguée mais malgré le fait de pouvoir rester au lit, impossible de me rendormir. C'est plus fort que moi, quand c'est ainsi, je n'arrive pas à faire autrement à culpabiliser de pouvoir rester au lit alors que Maître est contre.
Je me suis donc levée. Suite à un bon petit café, avec des tranches de brioche et de pâte à tartiner que m'a fait découvrir Maître, j'étais en manque de motivation pour faire mon ménage, je n'avais qu'une envie : flâner devant la télévision. Je me suis résolue à faire un minimum de ménage et vu que j'avais le droit de me proposer, j'avais le temps de regarder un DVD. C'est rare que j'ai le temps d'en regarder. En général, c'est quand je suis seule ainsi, n'ayant rien de particulier à faire, même s'il y a toujours des millions de choses à faire quand on cherche bien.
Tellement fatiguée, de ces derniers mois, cette semaine éprouvante et ce week-end bien chargé, je n'ai pas pu regarder le DVD en entier : j'ai réussi à m'endormir devant. Forcément, quand je me suis réveillée, c'était déjà la fin.
En résumé, je n'ai rien fait de spécial de ma journée mais au moins j'ai récupéré le maximum que je pouvais. J'espère que cela suffira pour que je puisse repartir sur de bons points pour pouvoir être à la hauteur de Maître pour les semaines à venir.
Une fois réveillée, il était l'heure que je prépare le repas du soir avant que mon fils arrive. Etant chez ses grands-parents et les ayant eu au téléphone en début d'après-midi, après l'appel de Maître, je savais que mon fils se restaurerait chez ses grands-parents, que je n'aurais pas la chance de pouvoir partager ce repas à ces côtés et ce qui résultait à ce que je répondes à la demande de Maître concernant ma position que je dois respecter en cas de solitude. Je n'étais pas pressée de manger et d'autre part, j'étais pressée d'en finir.
Présent ou pas, j'ai toujours beaucoup de mal par rapport à cette demande. Je ressens toujours une forte humiliation de devoir manger comme une chienne au lieu de devoir en être fière pour Maître. Comme je peux le souligner à chaque fois, j'en ressens toujours un dégoût me sentant toujours humaine quoiqu'il en soit et je compte bien que je me ressente toujours ainsi toute ma vie !
Le retour de mon fils se passa dans le calme. Ce fut très appréciable. Au début, je le sentis un peu triste de devoir partir de chez ses grands-parents. C'est sûr, il n'a pas le même mode de vie, je peux le comprendre. J'aurais aimé, petite, avoir la chance qu'il a, de pouvoir avoir la chance d'avoir des grands-parents ainsi qui s'occupent aussi bien que moi en supplément de mes parents...
J'ai eu le temps de discuter un peu avec son grand-père qui me le ramena et mon fils. Même si je n'ai pas beaucoup de complicité avec mon ancien beau-père, ça me fait toujours plaisir de pouvoir échanger quelques mots, notamment sur mon fils. J'ai pu conclure que mon fils avait passé un très bon week-end, comme à chaque fois qu'il y va.
Dès le départ de son grand-père, je serrais très fort mon fils dans les bras. Il m'a tellement manqué pendant ces deux jours ! C'est court mais à la fois, concernant mon rôle de Maman, cela peut me paraître long.
J'ai donc décidé de rallonger légèrement le couvre-feu du coucher pour pouvoir passer un peu de temps avec mon fils et pouvoir en profiter avant de le mettre au lit en me disant que cette semaine va être sûrement aussi chargée que la semaine dernière.
J'ai eu beaucoup de bien et cela faisait longtemps que ce n'était pas arrivé : quels moments de bonheur de pouvoir partager l'affection avec mon cher et tendre fils.
C'est seulement après en avoir bien profiter et l'avoir couché que j'ai pu avoir le temps de rédiger cet article. C'est vrai que rédiger les articles quotidiens de ce blog me gave autant chaque jour et me prend beaucoup de temps à mon goût. En contrepartie, il me permet de pouvoir faire comme si j'écrivais mon journal intime sauf qu'à la différence, là Maître en fait la lecture. Pour l'instant, il ne peut les lire mais il le pourra dès qu'il sera en escale. Le connaissant, il n'y manquera pas. C'est important pour lui, cela lui permet à son tour d'avoir un résumé sur mes ressentis en cours de mes journées. Cela participe à l'évolution et à mon éducation qu'il souhaite me donner.
Vu la distance et étant parti en mer, parfois, il m'arrive de penser que ce blog me permet de me rapprocher directement de Maître. Il me manque tellement en ce moment...

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