
Le réveil fut aussi difficile que les précédents jours. Je suis déjà fatiguée facilement au quotidien mais là c'est encore pire suite à mon arrêt de tabac, sans compter ma soirée sanctionnée la veille. C'est une réelle épreuve pour moi de dormir si peu out en étant fatiguée et affaiblie.
Psychologiquement, je ne supporte pas être dans cet état. Je dois de nouveau, doublement, prendre sur moi. Personnellement, je fais tout pour être forte, pour me supasser mais j'ignore combien je vais pouvoir tenir le coup à ce rythme là.
Je me rends bien compte que je suis à fleur de peau, malgré tout, en supplément de mes tremblements ce qui à le don de ma'agacer au plus au point. Je ne supporte pas être faible. Je suis consciente que ce sont les effets secondaires du sevrage. Ce que je vrains c'est de ne pas pouvoir me conenir et que mon fils en paie les conséquences et il est en hors de question !
Je savais dès la veille que ma journée allait être bien chargée. Hier, ayant reçu un recommandé je savais qu'il s'agissait de mon nouvelle box (suite à un problème de connexion). Il va falloir que je la rajoute cela dans mes tâches de la journée pour m'organiser en plus de ma journée de travail, tout en allant chercher un produit acheté sur le bon coin par Maître sur le site en ligne de ventes de particuliers à particuliers et devant livrer l'ordinateur à mon amie qu'elle a oublié lors de son emménagement.
Après m'être préparé pour emmener mon fils à l'école, je me suis rendue compte que ma collègue habitant près de chez nous, m'avait envoyé un sms. Elle me proposait gentillement de me descendre pour emmener mon fils et aussi pour m'emmener au travail. J'ai accepté volontiers car je savais que cela allait me permettre d'aller à la Poste et gagner du temps sur ma journée. Elle a accepté de me rendre ce service, c'est vrai que ça m'arrangeait bien !
Sur mon lieu de travail, le plus complexe était de pouvoir avoir la ténacité de faire semblant de rien alors que j'avais envie de tout envoyer bouler.
Je n'avais qu'une chose en tête : pouvoir avoir quelques taffes de cigarette, savoir que c'était purement psychologique et le fait que j'ai échoué à accomplir ma sanction de la veille. pour moi, si je n'ai même pas réussi à faire la moitié, ça veut dire que Maître a bien été trop loin lors de sa sanction ce week-end. Mais je ne peux rien dire pour plusieurs raisons. Je ne peux rien dire par mon statut : je dois rester à ma place, je suis mal placée pour parler vu la faute que j'ai effectué, et de toutes façons, quoique je dises Maître me dira qu'il sait très bien ce qu'il fait... à quoi bon la ramener... J'aime pas parler dans le vide !
Après avoir répondu aux mails et aux appels dès la premier demie heure, je n'avais plus grand choses à faire. Rien de me savoir sans rien faire cela m'agaçait et augmentait ma nervosité.
Il fallait que je trouve des occupations pour pouvoir m'occuper, me calmer et surtout ne pas m'endormir. Si y'avait bien une chose que j'avais pas prévue concernant ce sevrage c'est que j'allais être aussi affaiblie...
Le matin, je pouvais discutée avec ma meilleure amie, qui n'est autre que ma collègue, située derrière moi (et oui une fois une fois de plus, je suis mise en avant^^). Nous parlions de tout, de la pluie et du beau temps, de la production autant que de ma soumission. Je me rends bien compte, que même si je fais des efforts, je suis trop nerveuse. Cela se prouve du fait que même en étant plus ou moins en forme, je tremble de ma jambe droite comme avec le personnage de "Panpan" dans le dessin animé "Bambi".
L'après-midi fut tout autre. C'était le calme plat. Je crois que depuis que je suis embauchée, c'est la première fois que je rencontre autant peu de production,... il y avait le temps de faire une bonne sieste d'une vingtaine de minute. Autant dire qu'en temps normal je ne peux le supporter mais en étant dans l'état que je suis actuellement suite au fait d'arrêter de fumer autant dire que ma patience se réduit.
Ayant même la moitié de l'équipe en congés et l'autre sur une autre équipe, l'ambiance était morbide.
J'avais déjà trouver une solution pour m'occuper : écrire le début de mon article au brouillon pour pouvoir m'avancer dans ma soirée et aussi pour m'occuper tout court au lieu de m'endormir.
En milieu d'après-midi, je n'avais plus rien à faire autre qu'attendre qu'un appel monte. C'est assez frustrant et dénigrant pour moi de savoir que je viens travailler pour me tourner les pouces, je ne le supporte pas !
Vu que mon amie était sur une autre opération et que les autres de mes collègues ne disaient plus rien, je n'avais vraiment plus à rien à faire. J'ai donc décidé de faire vite fait un petit aller-retour sur le réseau social et sur la messagerie instantanée, histoire de m'occuper, mais cela fut un mauvais choix. Même si je ne faisais que passer et savant Maître en congés pour l'après-midi, je n'ai pu résister prendre quelques instants à cet effet au lieu de déborder sur mon temps de pose à ne rien faire plus.
Malheureusement, pendant cet écart, Maître étant connecté m'a aperçu et m'a parlé. Je voulais coupé mais hors de question de rester Maître sans réponse, je ne voulais l'inquiéter d'avantage qu'il ne peut l'être actuellement connaissant ce qu'il se passe.
Ma faute a été de prendre du temps que j'avais déroger à une demande Maître et ça j'avais du mal à l'accepter une fois que j'en avais pris conscience. Pour moi, cela rentre dans l'éducation qu'il me donne. Il m'a bien fait comprendre qu'il ne trouvait pas normal que je puisse avoir du temps libre malgré que je suis en pleine production... J'ai beau avoir cinquante mille raisons de me justifier, je n'ai pas à l'air et je n'ai pas d'excuses. A moi d'assumer et de la mettre en veilleuse...
Je pensais dès lors que ma soirée allait être gâchée par rapport à ce que j'avais prévue. Je me suis préparée à être sanctionnée de nouveau en cette soirée ou durant ce week-end (voir même la semaine d'après) vu que pour l'instant je n'ai pas le droit à l'erreur, encore moins qu'avant.
D'autre part, je trouve injuste de pouvoir penser que Maître puisse me punir pour cette raison alors que lui-même peut s'octroyer cet écart lorsqu'il est en plein travail ou pas forcément disponible. Comme si j'avais besoin de penser aussi négativement en ce moment...
La soirée passa plus vite que je ne l'avais prévue. Le temps de pouvoir rentrer, me poser un peu, aller récupérer le produit que Maître voulait acheter sur le site internet, rentrer de nouveau et mon amie arriva peu de temps après. Je l'ai aidé à récupérer ses affaires. Je savais que cela allait lui faire gagner du temps (surtout après ce qu'elle m'a dit par rapport à la demande de Maître).
Je n'ai pas eu le temps de souffler. Maître m'appela juste après être de nouveau rentrer. J'ai juste eu le temps de préparer le repas pour le lendemain, de faire mon linge et ensuite d'être disponible pour Maître.
Le soir, je me suis énervée : malgré la nouvelle box, toujours autant de problème de connexion à internet. Et dire que Maître était disponible à ce même moment. Manquant de patience à ce moment là, surtout mon état, j'ai pris l'initiative de contacter le service après-vente de mon opérateur pour trouver une solution. Après avoir attendu plus longtemps que prévu sur leur serveur vocal, je suis tombé sur un idiot de premier classe : hormis lire ce qu'il avait sur son écran il ne savait que faire. Cela se devinait à son discours et à son ton. Peut-être que je le devinais très bien faisant le même métier que lui (et surtout pour la même entreprise). Après avoir eu presque dix minutes de répétitions et n'avoir eu aucune satisfaction à ma demande, je n'ai pas eu d'autres choix que de lui balancer d'arrêter de faire le mode "repeat" que je connaissais très bien ce que c'était que de lire l'écran, faisant le même métier...
Bref, il m'a saoulé, j'ai fini par raccrocher, ça revenait au même pour moi ! L'exaspération était bien présente.
Après avoir raccroché, j'ai suivi les demandes de Maître, de le rappeler mais faut croire que même en suivant ce qu'il me dit ça ne convenait pas. Il m'a bien fait comprendre que je dérangeais même s'il savait q'u'il serait toujours à ma disposition. Pourtant avoir fait la remarque de l'heure tardive, lors de sa demande, je n'ai pas apprécié avoir ce genre de constat en plein figure. Il se peut que je suis plus susceptible qu'à l'habituelle vu mon état... mais bon, je reste quand-même celle que je suis...
Finallement, comme d'habitude, la soirée ne se passa pas comme je l'avais prévue. Elle fut plus calme. Après avoir eu l'imcompétent de mon service après-vente de mon opérateur, j'ai pu avoir Maître par téléphone, ce qui me fit beaucoup de bien. Je sentis sa voix et son état bien fatigués (je l'avais bien deviné avant mais là c'était encore pire). Je me suis dit que de m'entendre cela lui ferait autant de bien qu'à moi et me remonta un peu le moral.
Nous avons continué notre conversation via la messagerie instantanée mais en même temps je devais rédiger cet article (qui me saoule tant) pour être à jour dans ma soirée et éviter de me coucher trop tard.
Mon fils étant absent, je voudrais pouvoir profiter de m'endormir, plus ou moins tranquillement (en évitant de penser aux douleurs par exemple) et ainsi prolonger dans la matinée du lendemain si possible. On fera bien....

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