La seule matinée où je suis accordée de faire une vraie grasse matinée, je n'ai même pu ! Il a fallu que je mettes le réveil comme si j'emmenais mon fils à l'école. Il devait être prêt assez tôt pour se rendre à la pêche avec le compagnon de Maman.
Dès son départ, je me suis recouchée malgré que je savais que j'allais devoir me relever une heure plus tard pour contacter le service client de mon opérateur téléphonique afin de solutionner un problème technique sur ma connexion internet.
Je le savais très bien mais je me suis levée pour rien : pendant plus de dix minutes on m'indiquait des temps d'attente assez important et d'un coup et un message m'avertit qu'il fallait que je réitère mon appel. Je connais très bien les heures disponibles étant moi-même conseillère clientèle dans un centre d'appel. Mais non Maître en a voulu faire qu'à sa tête et je ne peux rien y faire hors la mettre en veilleuse et appliquer.
Je n'ai pas mis longtemps à me recoucher. Le problème était que le plus gros de la fatigue était déjà passée et j'avais trop les nerfs de mettre levée pour rien donc j'ai eu du mal à me rendormir. Je comptais me rendormir deux bonnes heures mais au lieu de ça ça s'est réduit à trois pauvres quarts d'heure...
Forcément, c'est au moment où je dormais bien (et à quelques minutes du réveil que j'avais reprogrammé) que Maître décida de m'appeler. Je n'ai même pas eu le temps de me réveiller tranquillement : il me demanda d'être disponible de suite sur la messagerie instantanée. Un grand soupir au fond de moi augmenta mon agacement.
Tout ça pour rien vu que Maître avait des problèmes de connexion de son côté. J'en profitais donc pour faire le nécessaire et appeler de nouveau le service technique pour mon internet.
Je gardais mon calme au mieux et patientait. Mon fils rentra à ce même moment. Cela ne m'arrangeait pas trop car je devais redoubler d'attention : entre mon fils, Maître et ma communication.
Après deux reprises, j'ai enfin eu quelqu'un de compétent (enfin il me semble) et il a peut-être solutionné notre souci. Il s'est avéré que cela viendrait directement de ma box. Résultat, il a été convenu que je dois changer de box. J'espère vraiment que ça vient de ça : j'aimerais tant pouvoir avoir une connexion simultanée avec le fonctionnement du décodeur et de la téléphonie que maintenant j'ai accès aux nouvelles chaînes.
Une fois avoir passer plus d'une demie heure au téléphone, j'étais encore dans les temps (et tant mieux) pour pouvoir rendre service à mon père et mon petit frère : n'étant pas disponible, ils m'ont demandé d'aller chercher du pain et de le déposer chez eux.
Vu l'heure qu'il était je devais faire vite pour pouvoir rester dans ma programmation. Mon fils était plongé dans ses dessins animés, je lui ai fait confiance et j'y suis allée seule, la distance étant courte.
Je n'étais pas très rassurée de savoir mon fils seul à l'appartement c'est ce qui m'a motivé pour faire le trajet en faisant un petit footing. J'ai donc couru, en accélérant à certains moments pour pouvoir rentrer au plus vite. Ainsi même si la distance est courte, j'ai effectué une partie d'une demande de Maître en ce qui concerne des efforts physiques.
Lorsque je suis rentrée, en plus de la fatigue morale, je sentis mon corps fatigué de plus bel. Comme si j'avais besoin de ça aujourd'hui...
Bien évidemment, je tentais ma chance mais hors de question de faire une sieste. Il faut croire que Maître préfère avoir une soumise à la forme la plus basse pour qu'elle puisse continuer mais ce qui est illogique c'est quelqu'un d'affaibli n'arrivera jamais à dépasser ses limites !
Vu que je ne pouvais pas dormir un peu, je m'éternisais sur le procès-verbal que je devais rédiger pour ma collègue. De colère, je pris tout mon temps. Je ne voyais pas l'intérêt de me fatiguer plus que je ne l'étais ! Je n'avais pas envie de m'en prendre après mon fils malgré moi.
Je tentais de tarder plus encore lorsque Maître décida de me sanctionner pour la faute que j'avais commis quelques jours auparavant. J'ai demandé à Maître de me punir car je n'arrivais pas trouver une punition de l'équivalent de ma faute. Je savais que j'allais regretter ce choix mais en même temps, vu l'importance de la faute, je le méritais.
Forcément, je fais le minimum pour bouger, j'avais assez mal comme ça ! En plus, ça ne tenait pas en place, j'étais obligée, à chaque fois de remettre correctement pour que cela fasse l'effet escompté que Maître attendait. A vrai supplice !! Sans compter que mon fils me mettait des bâtons dans les roues sans le vouloir. Les nerfs montaient de plus en plus !!
Je n'avais qu'une envie : aller me coucher... mais il fallait bien que j'achève ce que j'avais commencé et de continuer mon rôle de Maman tant que mon fils n'était pas couché.
Je n'arrivais même plus à parler correctement. Cela me démangeait tellement que je serrais tout ce que je pouvais serrer: les poings, les dents. Il fallait que je tienne jusqu'à temps que Maître le décide. Je n'osais pas lui demander d'arrêter car je suis sûre qu'il m'aurait fait supplier pour cela sans pour autant donner satisfaction. Il jubilait déjà assez de m'entendre souffrir par le micro même si je faisais le maximum pour rester discrète.
A un moment donné, j'avais même les larmes qui commençaient à monter mais je devais rester forte pour ne pas que mon fils se pose et me pose des questions.
Je fus soulagée de voir que Maître a eu la gentillesse et la tolérance de tout arrêter avant le repas.
Le repas fut un calvaire. J'avais trop mal mais je ne devais rien laisser paraître. On dit que l'appétit vient en manger mais là ce n'était pas du tout le cas.
J'en veux à Maître car je sais très bien qu'il a choisi aujourd'hui pour agir me sachant très fatiguée. Il sait que ça aurait été déjà très difficile en ayant la forme mais que la tâche serait plus rude et que la leçon rentrerait mieux dans mon état de ce jour. En même temps, il a joué sur mon organisation et me donner une autre leçon par la même occasion.

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