jeudi 5 mai 2011

Sur les nerfs !!


Il a fallu que je me motive une fois de plus pour me lever. J'ai senti un grand fois dès que je suis sortie du lit c'était l'horreur.
Heureusement que le soleil est réapparu quelque temps après. Cela m'a remonté le moral.
J'étais déjà anxieuse rien que de savoir qu'il ne me restait plus que deux cigarettes. J'aurais tellement préférée commencer que ce week-end mais bon autant commencer au plus vite.
J'ai donc joué le jeu et j'ai fait exprès de fumer mes dernières cigarettes avant de mettre le patch dès mon départ.

Je suis donc partie main nue, contrairement à d'habitude. C'est vrai que ma première réaction a été de fouiller dans ma poche pour y trouver un briquet. Bien sûr, cela a commencé à m'agacer.
J'ai donc retrouvé ma Maman le long du chemin. Au moins sa compagnie me fait du bien, surtout dans mon état et que je ne peux rien dire.

J'ai pu enfin aller me détendre tranquillement au café habituelle : toute seule, sans rien dans les pattes, sans rien à faire à côté... J'étais contente : je pouvais enfin souffler.
Je voulais aussi me tester. Normalement un vrai fumeur est en manque de nicotine après un café ou c'est un réflexe. Je voulais savoir ma réaction à ce moment là.
Venant de mettre le patch même pas une heure auparavant, je n'ai pas eu de grande difficulté à m'en passer. C'est juste que j'étais un peu nerveuse. Il fallait que j'occupe mes mains pour pouvoir me concentrer... ça m'agaçait à un plus haut point mais je n'ai rien dit. Il faut que je m'entraîne à passer au dessus de ce genre de chose.
J'étais contente de pouvoir voir mon oncle que je n'avais pas vu depuis la dernière fois qu'il est venu me monter le lit de mon fils. Au moins il était agen en semaine tout en étant en congés. Le connaissant je trouvais cela bizarre. Après avoir discuter, j'ai bien compris le pourquoi... J'aurais même pas du être étonner.

La journée professionnelle fut catastrophique. C'était bizarre comme sensation : j'avais envie de fumer sans pour autant être en manque de nicotine. Je ne savais pas comment l'annoncer à mon amie sans qu'elle fasse de gaffe à d'autres. Je n'avais pas forcément envie que tout le monde le saches. Elle n'a même pas pensé à me poser la question si je voulais en parler ou pas, sans rien me demander, elle en a parlé à l'ensemble de l'équipe ouvertement... Bien évidemment j'ai eu le droit à ce que je redoutais et ce que je déteste la compassion : "non, tu es sûre de toi...", "tu vas y arriver ?", "depuis quand ?", "je sais pas comment tu fais"... Tant de questions auxquelles les gens attendent à ce que l'on se justifie et que je ne fais pas en tournant à l'humour et l'empathie... J'ai pas aimé ce comportement. Je lui ai fait remarqué dans une conversation en tête à tête plus tard dans la journée...
Le plus difficile fut pendant ma pause déjeuner. Je ne me suis pas sentie bien déjà un peu avant. J'avais comme un grand coup de barre que je n'arrivais pas à calmer. Je me sentais toute faible. Mon amie m'accompagnant l'a très bien vue. Elle m'a dit qu'il fallait que je mange.
Elle avait raison mais je ne voulais manger au boulot, avec ce qui s'est passé hier, je l'ai encore en travers de la gorge, même si je fais style de rien à cause de mon rôle de soumise mais la pilule a du mal à passer quand-même : hors de question de rester au travail pour me restaurer ! Après réflexion : je pouvais me rendre au restaurant rapide, histoire de bien manger et surtout reprendre mes esprits. Je n'ai rien dit à mon amie pour ne pas l'inquiéter mais je me suis demandée la question si à un moment donné je n'allais pas tombée et perdre connaissance ! J'ai eu peur mais je n'ai rien dit et j'ai dû me rétablir et me soutenir toute seule (et quand Maître me dit qu'il est toujours là pour me soutenir... c'est bien la preuve que non !).
J'ai tenté aussi de m'expliquer avec ma supérieure, la responsable adjoint du site en démontrant que je trouvais un manque de reconnaissance. D'accord, j'ai sauvé les meubles (en reprenant l'expression) par mon expérience et mon savoir faire mais cela n'empêche pas que ce n'était pas mon rôle de m'expliquer à la place de la direction... J'aurais très bien pu ne pas assumer et passer le casque à ma supérieure directement (ce que beaucoup d'autres de mes collègues auraient fait sans hésiter) et qu'elle se débrouille toute seule à l'antenne de la radio, face aux attaques de tous ! Elle arrive déjà pas à contre attaquer ses propres employés alors comment peut-elle contre attaquer une journaliste, une avocate, une cliente mécontente et un animateur de radio sur une onde très connue du grand public... Tout ce qu'elle a su me dire c'est qu'elle m'écoutait quand-même me souffler quelques réponses (alors qu'elle ne m'a rien dit hors le numéro de dossier pour me faciliter la recherche) et me dire sans cesse qu'on prenait les choses en main et on fait remonter l'information. En résumé, elle ne me soufflait pas la réponse attendue par tous à l'antenne et elle n'a pas su quoi dire quand on m'a demandé pourquoi la direction était injoignable, pourquoi n'avait-elle pas rappeler ? J'ai fait face toute seule...

Je tentais de prendre au mieux sur moi mais j'étais quand-même bien sur les nerfs. Je ne supportais rien. Dès que quelque chose me contrariait, je prenais la mouche. Pourtant, j'évitais de m'emporter. Je n'aurais souhaité qu'une chose : tout balancer, tout défoncer !!
Comme si j'avais besoin de ça : Maître m'a sanctionné par rapport à ma pause déjeuner. Là c'est bien une nouvelle preuve que je ne suis vraiment pas sur la même longueur d'onde que lui, même en pensant à bien faire, même en essayant de penser comme il aurait pensé (ce qu'il me demande de faire en cas de réflexion et de besoin). Je comprends très bien ce qu'il a voulu m'expliquer ce soir mais ce n'est pas ainsi que je vois les choses. Mais bon, vu que je n'ai plus le droit de penser (devant penser comme Maître et pas avec MES pensées), ne pouvait plus faire ce que bon me semble (comme me nourrir avec un repas et un dessert pour avoir presque un repas complet pour éviter de tomber et bien tenir le reste de l'après ; en n'oubliant pas que je n'ai pas le droit de grignoter...), je me demande bien ce que je peux encore faire ou pas... Franchement ça me gave grave : je me sens prisonnière au fond de moi-même et je n'aime pas ça du tout !! Evidemment, je ne parle pas des douleurs physiques supplémentaires

Génial le soutien pour la première journée sans tabac...


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