mercredi 16 juin 2010

L'eau et le vin...

Pourquoi ais-je des pré-sentiments ? Je ne sais pas pourquoi mais j'arrive souvent à savoir ce qui va m'arriver ou ce qui peut se passer. Rarement, je me trompe, pourtant parfois je préférerais.
Si je dis ça, c'est pour confirmer mes dits d'hier quand je pensais que je trouvais les intentions et les demandes ou sanctions de mon Maître trop "soft"...
Même si cela fait peu de temps que nous avons fait connaissance, je savais évidemment qu'il n'allait pas me laisser "tranquille" ainsi. La sentence a duré environ une bonne demie-heure mais cela m'a parue une éternité...
C'est déjà, plus ou moins difficile, à supporter les punitions en temps normal mais quand je suis fébrile, c'est deux fois difficile.
Je ne pouvais rien dire car mon Maître aurait sûrement penser que j'aurais trouver une excuse pour ne pas être sanctionner ou que je faisais face à ma mauvaise foi. A contre coeur, je suis restée honnête et j'ai avoué à mon Maître que je ne méritais pas de me reposer ou de dormir de suite vu les fautes et erreurs que j'ai commise ces derniers jours.

La sanction fut aussi difficile que je m'y attendais. Mon corps n'arrivait pas à contrôler la douleur. Je connais que bien le côté sadique de mon Maître ; je me posa qu'une question en tête : combien de temps va-t-il faire durer son plaisir ?
Penser à cela me permettait d'oublier quelques secondes, la douleur intense qui me rappela un moment passé de ma vie qui n'est pas forcément un bon souvenir (cela m'a refait pensé au moment où je me suis fait recoudre après l'accouchement)... Même psychologiquement, c'était horrible.

En revanche, j'ai apprécié le moment de douceur, complètement inattendu, de la part de mon Maître juste après cette punition. La douleur, encore présente autant dans ou sur mon corps, s'atténuait au fur et à mesure que mon Maître me câlinait et prenait soin de moi.
Je me retrouvais blottis, sagement, dans ses bras. Rien de plus simple mais rien de tel pour me calmer.
D'ailleurs, c'est la première fois que j'ai senti mon Maître, aussi affectueux après m'avoir sanctionner. J'en étais heureuse mais fortement étonnée et j'en resta perplexe.

C'est là que j'ai encore la preuve que je suis bien avec mon Maître, malgré que j'aime pas quand il me punit.
Son intention et son affection, de plus en plus présentes, marquent davantage l'approche de son départ. Même s'il ne me le dit pas, je suis consciente que c'est un évènement qui sera difficile, autant pour lui que pour moi.
Je commençais à m'habituer à sa présence physique, en ma compagnie, malgré mon besoin de solitude.
De plus, il faudra que je sois deux fois plus prévoyante et vigileante en son absence car il ne sera pas à mes côtés pour m'aider et lui aurait besoin de précisions et d'efficacité pour bien me suivre à distance : tout ce que je déteste en somme.

J'y pense régulièrement ces temps-ci mais j'essaye de ne pas trop me ronger et de profiter chaque moment. Je stresse assez de nature et faut que je continue à me maîtriser à ce niveau.

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