dimanche 13 juin 2010

Baisse de moral

J'ai détesté cette journée !!!
Le réveil fut très plaisant : comment ne pas apprécier quand mon Maître me donne de l'affection, de la tendresse, de l'attention et surtout du plaisir... en m'autorisant d'en profiter !!!
En revanche, le levé fut brutal. Je déteste me lever de suite : je préfère prendre mon temps à me prélasser quelques minutes dans mon lit... me donnant quelques instants de répits avant une journée complète.


Là, j'ai dû me lever de suite pour respecter le planning de mon Maître. Je déteste être chronométrée à la minute près : cela me donne la pression et me rend de mauvaise humeur.
J'ai dû me lever précipitamment et me dépêcher dans ma préparation pour rien (je devais aller à mes leçons du code, tandis que j'ai l'habitude d'y aller l'après-midi pour justement me poser le matin ; exceptionnellement, il n'y avait pas de leçons de code mais une réunion). Résultat, j'ai eu le droit à un aller-retour gratuit à pieds, sans conviction et rempli d'agacement et d'énervement.

De plus, je n'avais pas du tout envie de faire l'aller-retour Gray-Dijon, surtout que je n'aime pas les bus. Le seul contentement était d'accompagner mon Maître. J'aurais préférée, rester chez moi, finir de ranger tranquillement, prendre mon temps : me sentir tranquille chez moi.


Pour couronner le tout, avant le départ, j'ai eu une discussion qui m'a secouée avec ma voisine qui a beaucoup d'importance pour moi....
Elle a toujours été là que ça soit dans les moments joyeux ou mélancoliques ou carrément baisse de moral (surtout par rapport à mon rôle de maman). Elle est même devenue ma confidente : une grande complicité est née...
Suite à ma dernière visite avec mon Maître, elle m'a fait part qu'elle n'appréciait pas notre relation. Ma soumission à l'extérieur lui fait peur pour mon bien-être. Elle a ressenti ma gêne, c'est certain et cela la bloque totalement. Elle n'accepte pas que mon Maître s'est imposé en quelques jours, s'est installé dans mon appartement. Elle comprend uniquement ma soumission intime.
Franchement, je m'attendais à cette réaction mais j'en avais nullement envie d'en parler aujourd'hui. Je pensais en parler tranquillement en tête à tête, devant un café par exemple mais cette semaine, j'ai pas eu le temps de m'arrêter comme je le faisais habituellement.
Elle me croit désorientée, inconsciente de la situation et malheureuse. C'est vrai que la rapidité des évènements me déstabilisent par moment. J'ai toujours eu l'habitude de tout diriger, de prendre les devants, de vivre plus ou moins seule et là, du jours au lendemain, mon quotidien est chamboulé. Tout mes faits et gestes sont contrôlés et suivis, même mes expressions. Elle n'accepte pas que je sois contrôlée car elle ne me connait pas ainsi : elle connait beaucoup plus une Emilie rebelle et arrogante, qui met du piment dans les conversations. Elle ne me connait pas réservée, en retrait...
Je comprends sa réaction et je m'y attendais. Ce qui m'a fait mal, c'est le fait de ne pas pu en parler calmement en tête à tête, devant un petit café, pour lui faire entendre en douceur, avec mes mots que je suis bien actuellement depuis quelques jours.

C'est certain que mon quotidien a changé : tout mes faits et gestes, mes expressions, mon comportement sont surveillés (et de près). Cela m'oppresse par moment, comme aujourd'hui par exemple, mais j'ignore si j'arriverais à lui faire comprendre que j'en ai toujours eu besoin  pour me sentir bien. J'aime me sentir dirigée. Ce n'est pas facile tout les jours mais j'avoue que cela me fait du bien.
En y repensant, ce ressenti était présent aussi quand j'étais petite. A l'école, j'étais consciencieuse quand je me sentais encadrée. Lorsqu'on me donnait des moments de libertés, j'en profitais (comme tout être humain) mais si la durée était trop longue, j'en abusais. Cela s'est produit notamment au cours de mes années de collège.

A mon retour chez moi, je me sentais bizarre. J'étais soulagée de me sentir chez moi, dans mon univers, de pouvoir prendre mon temps (tout en respectant les demandes). Je pouvais souffler un peu, relâcher la pression mais paradoxalement, la présence de mon Maître me manquait par moment.


Cette situation va sûrement se répéter lors de son départ professionnel mais je sais que je vais pouvoir tenir. Il sera absent physiquement mais présent autrement. Son soutien sera toujours là et c'est ce qui m'importe.
Ma baisse de moral continue à toucher mon Maître. Il n'aime pas me sentir ainsi et de son côté aussi cela fut une nouvelle épreuve. Je le sentais pas à l'aise non plus même s'il a tenté de me remonter le moral toute la journée. Il s'inquiète également pour moi, cela me touche mais me gêne un peu également. Il faut que je m'adapte au fait, qu'une personne puisse me soutenir en toutes circonstances, arrive à me comprendre, à comprendre mes ressentis, tout en me donnant beaucoup d'affection.

Mon Maître veut que je déménage. Il m'en a parlé pour que je puisse me faire à cette idée petit à petit. J'ai pas envie de déménagée : je me sens si bien dans cet appartement. C'est le seul appartement dans lequel je me sens vraiment chez moi, indépendante, libre. J'ai pris mes marques au fur et à mesure et depuis quelques années, c'est seulement maintenant que je m'y sens bien depuis quelques mois. C'est en grande partie pour cela qu'un déménagement n'est pas envisagé me concernant actuellement. Si je déménage, cela signifiera qu'il faudra que je tourne la page sur tout ça et j'en ai nullement envie... J'y pense de plus en plus et cela me travaille. C'est peut-être aussi une des causes de mon mal être aujourd'hui !?


Cette journée fut difficile et forte en émotions et psychologiquement. Je pense qu'au fond, j'en avais besoin mais là, cela fait trop d'un coup en un seul jour. Malgré mes apparences, je reste fragile et fébrile, surtout pendant mes baisses de moral.
J'espère que demain sera meilleur. Comme on dit : "la nuit porte conseille"...

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