Dans un premier temps, je suis contente d'être vendredi : cela signifie que la semaine est finie et je vais pouvoir souffler un peu. Je sais très bien que mon Maître ne va pas me laisser inactive mais rien de savoir que je ne travaille pas, c'est déjà ça.
A peine rentrée, j'ai dû continuer de travailler mais à la maison : j'étais épuisée autant physiquement que moralement mais j'ai continué à faire du tri. J'aurai préféré prendre un quart d'heure ou une demie-heure pour me poser et continuer ensuite, quitte à prolonger la soirée. Mais bon, j'ai obéi et je me suis appliquée à refaire du tri et du rangement avec que mon amie arrive. Mon Maître a invité ma meilleure amie à dîner.
Grande surprise, ma deuxième amie m'a donné signe de vie et m'a proposé qu'on se voit ce soir. Cela ne m'arrangeait pas : j'ai déjà la pression que ma première amie est présente mais là j'allais avoir mes deux meilleures amies réunies, dans la même soirée. Quel défi pour moi : encore une épreuve !! Évidemment ce qui fait la joie de mon Maître...
Impossible de refuser, mon Maître n'aurait pas apprécier. Il aurait été préférable pour moi, que je puisse voir en tête à tête mon amie que je n'avais pas vu depuis un moment (surtout en sachant comment s'est passé notre dernière visite).
Ma petite sœur (ma meilleure amie qui s'est proposé de venir me rendre visite) savait que j'étais suivie par un Maître mais vu ce que je lui avais dit, elle ignorait si ma relation était encore d'actualité. Je lui ai toujours parlé de mon attirance et mes actes de BDSM mais elle ne m'a jamais comprise. Elle comprend uniquement que cela me fait du bien mais elle s'interroge.
Là, brutalement, à froid, elle a appris que j'étais en couple avec mon Maître et m'a vue appliquer ma soumission autre que dans ma vie intime. Elle était complètement abasourdie : elle n'a presque pas parler de la soirée et je sentais son regard rempli de gêne et d'incompréhension totale.
Après le départ de mon autre amie, nous avons pu parler avec ma petite sœur. J'ai essayé de lui parler calmement en lui faisant comprendre que ce n'est pas parce que je suis toujours gênée de me soumettre en public que je suis malheureuse pour autant. Je tenté de lui transcrire que mon Maître sait me rendre à l'aise avec mon bien-être.
Elle est partie un peu plus rassurée qu'à son arrivée. Je suis consciente qu'il lui faudra du temps. Je vois que ma première amie a réussi à l'accepter même si elle n'arrive pas à me suivre par moment. J'espère que cela aurait le même effet avec ma petite sœur.
Le stress fut présent toute la soirée et mes amies l'ont ressenties. J'en tenté de me décontracter par moment. J'arrivais à me relâcher dès qu'on ne parlait plus de domination-soumission et dès que je ne devais pas demander l'autorisation à mon Maître.
Je sais très bien que le stress est inutile et ne me permet pas d'éviter ce qui doit se passer mais c'est plus fort que moi. En revanche, j'arrive mieux à le maîtriser je pense.
Ce qui m'énerve, c'est quand je faute sans le vouloir, sans que je m'en rend compte et mon Maître prend un malin plaisir à ne pas me le faire remarquer de suite. Il suffit que je me relâche légèrement pour être à l'aise et les principes de bases m'échappent.
Quand mon Maître me le fait signale, je sens bien que je l'ai déçu. Il me répète que cela fait partie de mon apprentissage et que cela viendra avec le temps. C'est ainsi qu'en général, je doute de moi : je doute si un jour, je serais complètement à l'aise à me soumettre à l'extérieur ou en public, surtout devant mes proches... ??

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