mercredi 13 avril 2011

Remettre les pendules à l'heure


Suite à ma fatigue, j'ai perdu du temps à la préparation car je m'étais levé légèrement en retard. J'avais du mal à ouvrir les yeux. J'ai traîné pour les petits déjeuners et pour le reste. J'étais tellement perdue que j'en avais oublié l'arrivé du livreur des produits surgelés.
J'ai donc du faire comme si de rien n'était lors de son arrivée. De plus de mon léger retard, il fallait que je range les produits dans le congélateur, ce qui me fit perdre encore plus de temps.
J'avais déjà bien les nerfs, en ayant lu entre temps, le mail que Maître m'avait envoyé la veille. Y'a un sujet qui m'a mis hors de moi : un sujet concernant mon amie. Ne pouvant pas rester ainsi, j'avais besoin de parler et par défaut je l'ai fait par mail. Maître allait bien se doutait que si je lui envoyait un mail juste avant de partir, quelque chose n'allait pas, du moins, me concernant.

Avec mon fils, nous avons du mettre les bouchées doubles pour pouvoir être plus ou moins à l'heure chez la nourrice afin de me rendre à l'heure au travail.
Je savais que c'était de ma faute si mon fils devait se dépêcher et qu'il avait du mal à suivre la cadence. J'avais mal au coeur pour lui. Il faut dire que moi aussi j'avais pas mal de difficulté à trouver la motivation. La culpabilité prenait le dessus mais ma ponctualité pris le dessus !
Le long du chemin, une fois avoir déposer mon fils en coup de vent chez la nourrice, au trois quart, une collègue m'ayant aperçu et ayant remarqué que j'allais être juste, s'est garée et m'a proposé de monter pour éviter d'être en retard. C'est vrai que cela m'arrangeait : je pouvais enfin souffler et être sûre d'arriver à l'heure.

Concernant la production, c'était tout autre. Déjà j'avais bien les nerfs à fleur de peau par rapport à la lecture du mail mais je savais qu'il fallait que je fasse abstraction pour éviter de me bouffer le moral davantage et aussi pour rester professionnel et continuer à trouver la motivation que j'ai actuellement sur cette opération.
Comme souvent, j'ai eu un démarrage difficile et j'ai commencé à avoir les chiffres d'un coup dès la deuxième demi-heure de la première heure. Après, le reste des heures de la matinée, c'est assez aléatoires. Tout dépend de l'accueil de la standardiste et de la disponibilité de la personne concernée.
Je n'attendais qu'une chose : ma pause déjeuner. Même en me prenant une collation pour tenter de calmer ma faim, cela n'a pas fonctionner. J'avais autant d'appétit. C'est plutôt bon signe. Cela ne m'était pas arrivée depuis les dernières semaines de colocation avec mon amie. A la moitié de mon heure de pause déjeuner, mon amie est revenue quelques instants avant de reprendre sa production. Je lui ai juste demander si Maître l'avait bien appeler la veille. Ce n'est pas une vérification mais juste pour lui faire comprendre que je savais une des demandes qu'il avait fait et aussi pour lui montrer que Maître n'a presque rien à cacher. N'ayant pas réfléchi, ne pensant qu'à elle, elle n'y a pas pensé. Elle ne pensait qu'à une chose : se justifier. Je lui ai fait comprendre que je n'avais que faire de ses explications qu'il fallait simplement assumer ses décisions, ses choix. Je ne lui ai pas caché mes ressentis : j'avais besoin de mettre les choses au clair ! Evidemment, elle a tout prix au premier degré.
C'est vrai que j'ai beaucoup de mal à accepter qu'elle se confie plus à Maître à moi depuis le temps qu'on se connait. Parfois, je me demande si en quelques mois, Maître (sans le vouloir pour autant ou peut-être inconsciemment) n'a pas cassé notre complicité, notre amitié juste en quelques mois.
La production de l'après-midi fut catastrophique. Autant mes collègues que moi, impossible de faire les chiffres avec le nombre de répondeur ou d'injoignable que nous avions. J'ai eu confirmation par mon supérieur en fin de journée, mais je me doutais bien qu'il y a eu un remixage du fichier. On arrive au stade le plus dur d'une opération : rappeler les personnes étant déjà occupés, indisponible auparavant ou les contacts directement sur messagerie...
C'est assez décourageant mais malheureusement je sais que ça fait partie des inconvénients de mon métier. C'est comme ça.

Après ma journée, je me suis empressée d'effectuer quelques courses pour pouvoir faire quelques recettes basiques afin de pouvoir m'exercer avec le robot. J'avais prévu de pouvoir me mettre à l'action dès la fin du repas. J'avais tout fait pour en tout cas.

Changement de programme : Maître m'appela au moment où j'allais préparer le repas. Evidemment nous avons parlé de mon mail de ce matin. J'ai essayé d'expliquer mes ressentis plus calmement et moins agressivement que j'avais pu le faire avant de partir en début de journée. Maître m'expliqua une fois de plus, qu'il s'était bien mis d'accord avec mon amie et qu'il avait fait sa demande qu'à titre amical pour l'aider. Sauf que pour moi, avec autant de tolérance qu'il peut en mettre n'étant pas sa soumise, il agit en tant que dominant et non comme ami pour moi. Si mon amie ne fait pas attention, étant très bêtement attiré par cette facette, par cette personnalité de Maître, elle ne pourra jamais essayer d'oublier ses sentiments à son égard. Je sais très bien, que cela ne l'aidera pas à devenir autonome !

Juste après l'appel de Maître, j'ai enchaîné par l'appel de mon amie. Elle a commencé par être sèche, mais je sentais très bien un manque de conviction de sa tonalité pour m'annoncer ses intentions envers Maître par rapport à notre discussion lors du repas au travail. Je me suis expliquée à mon tour pour qu'elle puisse me comprendre se mettre un minimum à ma place. Elle a très bien vu que je n'étais pas bien et bien remonté et hormis culpabiliser, elle n'a pas eu le réflexe de se demander le fond du pourquoi. Une discussion en emmenant une autre, le temps de communication a duré plus longtemps que prévu. J'avoue, qu'ayant l'autorisation de pouvoir me rapprocher à nouveau, j'avais besoin de lui parler, de me confier. Ce n'était pas très positif à son égard, je le conçois mais ça m'a fait du bien de pouvoir lui dire ce que je pensais de son comportement en général : du fait qu'elle s'approprie les discussions de Maître en me disant qu'elle a son jardin secret (c'est sûr, c'est normal qu'elle se confie à Maître qu'elle connait depuis quelques mois que moi qui l'a connait depuis des années ; c'est normal, qu'elle lui fasse confiance alors qu'il peut abuser de son pouvoir de domination alors que moi je reste aussi cash et franche que possible tout en sachant que je prends des gants avec elle), de son comportement qu'elle a en ma présence lorsqu'elle est au téléphone avec Maître, de son manque d'ouverture aux autres quand elles pensent que tout va bien. En résumé, tout le monde doit penser comme elle pense au même moment. Elle a du mal à concevoir que nous pouvons avoir un avis différent et qu'il est important d'échanger pour justement éviter les tensions et que dialoguer fait partie des importances dans la vie d'une personne adulte.

Résultat, n'ayant pas envie de raccrocher : ça me faisait du bien de pouvoir de nouveau lui parler librement (tout en faisant attention à la sensibilité), de pouvoir enfin me confier, j'en ai oublié l'heure. C'est mon fils qui me rappelait à l'ordre lorsqu'il me demandait d'aller se coucher. On avait dépasser le couvre-feu d'un bon quart d'heure (ça allait encore mais bon, mieux vaut éviter de tarder). Je n'ai pas pu faire ce que j'avais prévu et appeler mon papa pour savoir pour l'organisation.
Et puis après tout, ce n'était pas à moi de le contacter : c'est à lui de le faire, ce n'est pas moi qui organise l'anniversaire et son départ en retraite ! Mais une fois de plus, j'ai vu que si je ne prenais pas les choses en main, il attendait la dernière minute (encore pire que moi...). Il va me dire demain, après ma journée de réunion de fou, une fois que je serais bien nase, à quel moment il viendra me chercher. Au lieu de pouvoir préparer mes affaires à l'avance, je vais devoir tout faire au dernier moment, ce qui va me stresser davantage... de peur d'oublier quelque chose (même avec ma liste si besoin).

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