vendredi 25 février 2011

Blessures et rancoeur


Hors de question que je décoince un mot ce matin. J'avais encore mal au coeur et trop blesser du comportement de mon amie de la veille. Juste par politesse, je lui ai juste répondu un salut bref et froid. Elle a très bien compris le message et malgré que ça me faisait mal j'en étais contente.
Je déteste aller au travail ainsi mais c'est comme ça.

Arrivé à mon poste de travail, j’espérais fortement qu'il n'y ait aucun souci technique qui puisse nous empêcher de travailler que je puisse me noyer dans mes tâches au lieu de me tourmenter par rapport à hier.
Nous étions tous (mes collègues et mon supérieur) content que tout fonctionne sans embûche, hormis ma boîte email qui dysfonctionnait par moment mais rien de dramatique et ce n'est pas ça qui m'empêchait d'avancer dans mes tâches.
J'essayais au mieux de rester positive. Mon supérieur, par rapport à la pression de la veille, se contenta d'en faire de même. C'est vrai que c'est un point que j'apprécie chez lui.
A ma pause déjeuner, je suis rentrée seule : mon amie ne voulant pas rentrer, ayant besoin d'être seule. Je peux la comprendre mais ça me fait mal au coeur de la voir comme ça mais là je n'arrive plus rien à faire. Quoique je dise ou que je fasse, j'ai toujours tort. Elle n'accepte pas ses défauts. Je ne suis pas non plus "superwoman" mais étant déjà, plus ou moins, passée par là, je ne fais que la conseiller et la soutenir de mon mieux même si cela nécessite (comme je peux le dire souvent) que je lui rentre dans le lard. Elle n'apprécie pas, d'ailleurs moi non plus, mais au fond, je trouve que c'est bénéfique, ça nous permet à nous deux de nous remettre en question chacune de son côté.

J'étais contente de pouvoir finir ma journée plus tôt. Cela me permettait de pouvoir souffler. Je me retrouvais seule en allant chercher mon fils chez la nourrice. Prendre l'air, profiter des restes des rayons de soleil entre deux nuages. J'ai réfléchi que je devais faire la moral à mon fils concernant son comportement dernièrement et qu'il était hors de question que je tolère malgré ma grande fatigue.
Le long du retour, nous avons donc parlés entre nous tout en étant détendu, me concernant du mieux possible. Même si mon fils faisait de temps à autre celui qui ne m'écoutait et que je le reprenais sur son attention, je sais très bien que malgré tout le message était passé.

En rentrant, je me suis posée quelques minutes. Mon corps en avait grand besoin. Une fois légèrement reposée, je me suis activée un maximum dans mes tâches ménagères. Il fallait pour que je me sente mieux à ce niveau là que tout soit niquel avant que mon amie revienne. C'était important pour moi pour diverses raisons : déjà pour pouvoir me décompresser, pour que l'appartement soit à jour, pour reprendre mon rythme, et en effet, pour montrer à mon amie que je n'ai pas besoin d'elle pour pouvoir avancer. Elle est tellement maniaque, qu'elle se sent "indispensable" concernant le ménage. J'avoue que ça, ça m'agace un peu.

A son retour, nous avons commencés à parler. Quand j'ai vu que le ton commençait à monter de son côté alors que ce n'était nullement mon intention. Suite à la conversation de Maître hier soir, et avec mes remises en question, il était temps que je me reprenne en main. Quand j'ai raison je déteste devoir lâcher prise ou devoir me rabasser mais là je n'ai pas le choix et ça m'agace à un point que, autant Maître que mon amie, sont loin d'imaginer...

La soirée fut beaucoup plus agréable que celles de la semaine. J'ai pu me poser, souffler un peu tout en ayant la chance d'avoir Maître au téléphone. C'est vrai que je ne savais pas quoi lui dire car ce que j'avais en de dire concernant surtout mon amie et rien le fait de revenir là dessus, mon amie n'aurait pas supporter étant dans la même pièce. J'aurais pu changer de pièce bien sûr, mais hier, je me suis aperçue que même en faisant ainsi, mon amie écoute ma conversation, même si je parle doucement : hier elle est intervenue dans la conversation alors que j'étais à la pièce opposée et je ne lui parlais pas tout en parlant doucement... Je conviens bien qu'elle était sur les nerfs mais j'ai encore confirmation que lorsqu'elle est à bout de nerf, elle n'arrive pas du tout à se maîtriser et oubli de respecter ma vie privée. C'est là que je me suis rendue compte que suite à cela et aussi son dernier comportement lors de notre premier clash, je ne peux plus lui faire confiance ! Désormais, je fais attention à ce que je lui dis et à ce que je fais... Ce qui est lourd au final mais je me résoud à me dire qu'il ne me reste plus que quelques semaines à tenir.
Rien que d'entendre la voix apaisée de Maître me réconforta un maximum. Je l'ai senti fatigué de son côté mais je sais très bien que ce n'est pas ça qui va l'arrêter bien au contraire, quitte à être à la limite du supporter et du raisonnable pour son corps.

J'espère que le week-end sera moins difficile que cette semaine catastrophique me concernant...

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