mercredi 23 février 2011

N'en peut plus !


Dès le réveil, j'étais sur les nerfs ! Forcément, pour commencer, je me suis endormie dans le même état... grâce à Maître.
Mais non, ça ne suffisait pas : par fatigue (c'est sûr, on peut pas être en forme et dormir que cinq heures en passant sa soirée au téléphone...) mon amie a eu la fainéantise de ramener son fils au lit, elle a préféré le ramener dans notre lit, pour éviter de faire de l'autorité dès le matin ou de se lever... Je le savais très bien qu'elle allait réagir ainsi, c'est pour ça qu'hier je l'ai laissé faire : pour qu'elle apprenne de ses erreurs, qu'elle apprenne à assumer ses actes (ce qu'elle croit faire mais n'en est pas capable pour l'instant, selon moi).

Bref, ce qui me mit les nerfs c'est qu'elle me demanda indirectement de couper le réveil parce que cela dérangeait son fils. Elle a de la chance que Maître m'ait appris à me contrôler davantage car sinon je lui rentrais dans le lard... J'aurais démarré au quart de tour, en éjectant son fils de mon lit, de ma chambre et le ramenant là où il devait être "normalement" et pour faire comprendre que ce n'était pas à moi de le faire mais à sa mère, malgré la fatigue.

Je peux la comprendre mais je n'ai pas à supporter les conséquences de ses envies ou de ses actes, même en vivant sous le même toit ! L'inverse est beaucoup plus logique vu que je suis encore chez moi !!
J'ai donc réussi à prendre sur moi. J'ai fait exprès d'arrêter momentanément le réveil : je savais qu'il y allait avoir une relance. Après la relance, là seulement je l'ai été et je me suis levée brutalement pour bien faire comprendre mon mécontentement. Tellement fatiguée, elle est reparti dans son sommeil et n'en a pas prêté attention. Je m'y attendais donc j'ai procédé autrement. Au lieu de me dépêcher à ma préparation, pour lui laisser, justement le temps de se préparer à son tour, elle et son fils, j'ai bien pris mon temps. J'ai fait exactement ce qu'elle fait en temps normal : j'ai passé une bonne demie-heure pour déjeuner et une bonne heure à la salle de bain. Au bout d'un moment, elle allait bien voir qu'elle allait être prise de court par le temps et qu'elle aurait dû se lever plus tôt quoiqu'il en soit...

Evidemment, elle s'est rendue un peu juste à l'agence HLM pour être réellement à l'heure où venait nous chercher notre collègue.
Résultat, n'étant pas là au rendez-vous, nous devions descendre impérativement en ville, autant pour elle que pour moi, ma collègue n'a pas pu l'attendre ni aller la chercher. Il a fallu qu'elle se débrouille par ses propres moyens. J'avais mal au coeur pour elle (et pour son fils) car elle allait être en retard autant pour l'emmener chez la nourrice et pour se rendre au travail mais ne conduisant pas, la décision ne m'invoquait pas...

Juste avant de partir Maître m'appela directement sur mon portable. Avant même de décrocher, en voyant le numéro, me doutant de sa provenance (mais avec aucune certitude), je savais que c'était pas bon signe.
Je ne me suis pas trompée. J'ai eu le droit à un début de leçon de moral sur la "jalousie". Comme si je n'y avais pas songé de mon côté, dans la nuit, avant de m'endormir...
Maître est persuadé que c'est de la jalousie. Pour moi ça ne l'est pas. C'est juste qu'il faut recadrer les choses à leur place : mon amie n'est pas sa soumise donc pour commencer, je ne comprends pas qu'elle puisse passer du temps téléphonique plus que moi, qui suit sa soumise. Quand elle est venue se coucher, très tard dans la nuit (à plus de mon couvre-feu), je n'ai ressenti aucun regret de sa part ayant passer toute la soirée en compagnie de Maître au téléphone. Elle boit tellement ses paroles comme un bébé tête sa mère qu'elle ne se rend même plus compte des priorités d'où elle vit !!!
Dans la conversation de ce matin, indirectement Maître la soutient, ne supportant pas mon ressenti actuel. Pourtant c'est assez compréhensible, je pense !! Maître m'a privé de notre dernier week-end où l'on aurait pu être "tranquille", s'en va dans quelques jours pour une mission de plusieurs mois et je dois trouver tout à fait normal que Maître joue le rôle du psychologue auprès de mon amie ??? Je dois trouver normal tout ça alors qu'elle n'en supporterait pas le quart si le cas serait inversé ?? Je dois continuer à supporter tout ses états d'âmes juste parce que "Madame" préfère écoute "son dieu" plutôt que la personne qui vit avec elle tout les jours ??? Elle ne se rend pas compte, qu'en dehors de la soutenir et de vouloir l'aider comme il le peut, Maître joue avec ses sentiments qu'elle a envers lui, qu'il joue avec l'admiration qu'elle lui invoque ce qui lui permet d'avoir encore plus d'influence envers elle... !!!
Quand je disais à Maître que j'étais au bout du rouleau... que ce n'est pas quarante huit heures qui vont me calmer... ce n'est pas pour rien ! La preuve, sinon je ne ressentirais pas tout ça !!

Heureusement pour moi que la nouvelle opération me plait. Cela me permet de pouvoir décompresser quelque peu. Enfin, il faut le dire vite fait ! C'est sûr qu'avec mon amie, se trouvant à mes côtés, manquant d'organisation dans sa façon de travailler, n'arrêtant pas de marmoner toutes les trentes secondes en espèrant qu'à la longue elle arriva à partir de la nouvelle opération, c'est pas le top !!
C'est vrai que nous avons été en maintenance une bonne partie de l'après-midi. Un problème informatique est survenu tandis que nous étions en plein travail et bien concentrées. Mon supérieur a fait le nécessaire de son côté mais là, ensuite, ce n'était plus de son ressort...

En rentrant, nous avons eu une discussion avec mon amie. Indirectement, elle me demanda des explications sur le fait que notre collègue l'a refroidi quand elle lui a fait comprendre qu'elle ne pouvait pas venir la chercher, que c'était trop tard.
Je n'ai pas pu éviter de reparler de ce matin. Je lui ai fait comprendre que si elle avait été à peine plus tôt à l'agence HLM au lieu de prendre son temps à la préparation, elle ne nous aurait pas loupé. De suite, elle rejeta la faute sur moi ayant pris mon temps ce matin à la salle de bain.
Ha, je l'attendais, celle là ! Je n'attendais que ça qu'elle me balance ce pic en plein visage n'assumant pas le fait qu'elle n'a pas réussi à se préparer en temps et en heure quelque soit les circonstances...
C'est là que la dispute commença. Je lui expliqua que dans un premier temps que je n'avais pas apprécié que son fils m'empêche de pouvoir me réveiller tranquillement. Je lui ai fait comprendre que si ça ne l'a dérangeait pas que son fils ne respecte pas son sommeil c'est son problème mais moi ça me dérange qu'il ne respecte pas le mien pour commencer. Bien sûr, elle me rétorqua que cela m'arrivait avec mon fils. J'ai dû encore me justifier pour qu'elle comprenne mon comportement de ce matin, qu'elle se rende compte qu'elle ne prenne pas en considération les remarques ou les demandes, voir même conseils que je peux lui faire part. Elle ne se rend pas compte que c'est essentiel pour notre mode de vie quotidienne.

Pour détendre l'atmosphère, j'étais contente de pouvoir apprécier le retour de mon fils après ces quelques jours passés chez ses grands-parents.
Je fus rassurée de le savoir rentrer, de le savoir à mes côtés. De plus, j'étais heureuse qu'il ne fasse aucune crise, aucun caprice concernant son retour comme cela a pu être les dernières fois. Bien au contraire, il était tout sourire et plutôt en forme. Il m'a avoué quelques faux pas qu'il a pu faire chez ses grands-parents et comment son papa s'était un peu plus occupé de lui qu'à l'habitude, ce côté maladroit l'a fait sourire et de mon côté m'a rappelé quelques souvenirs quand notre fils était bébé.
Le coucher des enfants a été plus difficile que je ne l'aurais penser. J'aurais dû m'en douter. Mon fils me teste jusqu'à temps que je me fâche, juste par fierté de pouvoir faire son meneur en présence du fils de mon amie et celui fait des siennes ne pouvant pas trouver le sommeil à l'heure où nous le couchons à la maison... Même résultat : il empêche et dissipe mon fils (même si mon fils n'est pas blanc comme neige pour autant). Je laisse intervenir sa maman mais en cas de débordement, étant chez moi et pour mon fils, je ne peux faire que d'intervenir, à contre coeur. Mon handicap est que lorsque j'interviens mon amie ne peut s'empêcher d'intervenir à son tour. Pour moi, elle n'a rien à redire, au moins pour que je garde ma crédibilité et ensuite vu qu'elle n'a pas su être à la hauteur qu'il fallait au moment où il le fallait elle n'a qu'à assumer et me laisser faire... Par exemple, quand elle reprend son enfant (voir le mien par moment) je n'interviens pas, je la laisse dire ce qu'elle veut dire à ce moment et si je trouve qu'elle a raison, je la conforte devant les enfants pour leur faire bien comprendre qu'elle avait raison, au pire, si j'ai quelque chose à dire, j'attends de la voir en tête à tête en dehors des enfants...

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