mardi 22 février 2011

Expirer, souffler, souffler, expirer...


Je déteste me réveiller de cette manière. Je suis restée au lit pour éviter de souffler sur la braise. J'ai attendu que mon amie se calme pour pouvoir me lever "tranquillement". Ne voyant aucun changement, je n'avais pas d'autres choix de me rendre à la salle à manger pour tenter au mieux de détendre l'atmosphère.
Elle s'en est même pas rendu compte mais elle s'en est pris à son fils pendant plus d'une demi heure, tout ça, parce qu'elle stressait pour son rendez-vous à l'assistante sociale et pour le commencement de notre nouvelle opération professionnelle.
Je suis patiente, compréhensive, tolérante mais il y a des limites et là je crois que j'y arrive sérieusement. Je connaissais des personnes lunatiques, y compris moi-même par moment mais là, mon amie est au summum je crois. Même quand je lui ai fait comprendre qu'il ne servait à rien de s'en prendre après son fils pour aucune raison valable, de plus, elle a commencé à être agressive verbalement. Tout en restant de marbre et lui répondant, elle a très bien compris qu'il fallait qu'elle se calme !! Elle est donc partie en furie, emmener son fils chez la nounou.
En rentrant, je ne lui ai pas adressé la parole tant que je n'étais pas calme de mon côté et tant qu'elle n'était pas calmée du sien. Sans pour autant s'excuser mot à mot, elle m'a fait comprendre qu'elle regrettait son excès.
Ce qui m'agace le plus c'est quand elle prétend de pas pouvoir changer, que c'est ainsi depuis la nuit des temps et point barre. Elle ne comprend pas que c'est elle qui ne veut pas changer et tant qu'elle se confortera à ne faire aucun effort dans tout domaine, elle sera malheureuse même en ayant tout à disposition. Je crois que c'est ce qu'il se passe actuellement mais elle n'en est même pas consciente !!! Là, je trouve que c'est grave ! C'est là que je me rend compte à quelle point en faite, elle peut être incontrôlable, impulsive et surtout très influençable ! C'est malheureux pour elle mais tant qu'elle ne voudra en faire qu'à sa tête, aussi par fierté mal placée, je ne pourrais rien faire de plus même avec tout les efforts du monde !

La journée professionnelle fut très stressante mais plaisante dans son ensemble me concernant. Après m'avoir exercé à jongler entre les applications, malgré quelques craintes, je me sentais à l'aise. C'est vrai que j'étais contente de ne pas commencer en tête de liste (j'aime pas cela à condition d'être complètement sûre de moi).
Suite à quelques répondeurs ou des sonneries sans messagerie, j'ai explosé de joie quand j'ai raccroché lors de mon premier véritable appel. C'est parti tout seul : ma pression s'est relâchée quand la fierté de la réussite fut présente. Ce fut encore plus appréciable quand la chargée de compte me félicita sur le contenu de ce premier appel. J'avoue : j'étais fière !! Cela m'a permise de pouvoir à avoir la "gnac" pour poursuivre, nous retrouvant sans notre supérieur est trois heures de nos collègues étant en pause déjeuner avant nous (mon amie et moi).
J'ai relâché la pression, le stress quand nous sommes rentrées à notre pause déjeuner, à l'appartement.
Mon amie étant perdue par son manque de confiance, se mettant de la pression là où il n'y avait pas lieu d'en avoir, tira la tête pendant toute l'heure. Pour lui faire comprendre que cela ne servait à rien et que je n'avais pas envie de subir sa pression en dehors du travail, surtout pendant la pause déjeuner, la seule coupure de la journée, je fis comme si de rien n'était et fit comme d'habitude, comme si j'étais seule, en me décontractant, j'écoutais de la musique et me mettait le plus à l'aise possible.
Pour l'après-midi, je ne redoutais pas de mes capacités mais je redoutais le moment où mon amie pouvait nous lâcher psychologiquement et nerveusement. Je m'attendais à ce qu'elle nous fasse une crise de nerf au milieu du phone, comme elle a pu le faire la semaine dernière avec une autre collègue dans notre ancienne équipe (que nous retrouvons dès la fin de cette nouvelle opération). Au fond, je savais qu'elle allait faire le maximum pour prendre sur elle-même car au fond, elle craint plus mon supérieur actuel (sûrement la présence masculine) que notre autre supérieure avec elle elle travaille depuis des années.
Elle a commencé à perdre pied dès lors que tout le monde avait fini sa journée dans notre équipe et qu'il ne restait plus que nous. Elle savait que j'étais là pour l'aider, même mon supérieur lui a fait remarqué qu'elle pouvait solliciter mon aide. Effectivement, elle me demandait de l'aide mais tout en continuant de faire sa mauvaise foi ! Vu que cela m'insupportait et m'empêchait de bien travailler, je lui ai demandé de sortir cinq minutes pour s'aérer l'esprit, qu'elle en avait besoin. Faisant sa forte tête, têtue comme une mule, c'est moi qui ait pris les devant en quittant mon poste, la laissant seule, me calmer quelques minutes à l'extérieur, au frais, profitant pour fumer une cigarette. Là, Maître lui aurait demandé, de la même façon que moi (ou même d'une autre façon) de sortir, elle l'aurait fait sans rechigner... C'est la première pensée que j'ai eu quand j'ai pris la décision de sortir pour éviter une nouvelle crise et d'éviter de remettre l'huile sur le feu... (même si je pense qu'au fond, inconsciemment elle n'attendait que ça pour pouvoir trouver un bouc émissaire, moi ou autres, à sa nervosité).
Moi, bien au contraire, je suis dix fois plus à l'aise avec notre supérieur actuel. Je suis plus détendue et rien le fait de savoir qu'il a un esprit plus professionnel, plus consciencieux, cela me rassure et me conforte énormément dans mon travail. Il arrive à pouvoir répondre au mieux aux demandes de la direction (du site ou du siège social) tout en étant présent pour ses téléconseillers ! C'est vrai qu'il manque de franchise mais c'est le seul défaut que je peux lui trouver, professionnellement parlant contrairement aux mauvaises langues de notre site.

A peine rentrés, je n'ai pas eu le temps pour autant de pouvoir souffler. Entre le linge, le repas, j'ai tenté, encore une fois de plus, avec ou sans la présence de mon amie, être à la hauteur pour continuer le choc avant de pouvoir me coucher et être à jour dans mes diverses activités.
Mon amie voulu m'aider mais elle a très bien vu que dans l'état qu'elle était elle n'arrivait pas à suivre la cadence. Ce qui me fit satisfaisant c'est qu'elle me complimenta sur la réussite de mon repas malgré son manque d'appétit. C'est vrai que j'ai fortement apprécié. Pour une fois, je n'avais aucune critique à me faire (ce qui est très rare chez moi).

Pour la soirée, je patientais afin de pouvoir être disponible pour Maître. Le sourire a pu se lire sur mes lèvres dès que je l'ai vu connecté sur la messagerie instantanée. J'ignore si un appel téléphonique était possible ou pas mais au moins, je pouvais lui parler... et j'en ai besoin ! J'ai besoin de lui confier mes ressentis notamment concernant mon amie. Il est le seul à pouvoir la calmer (tout comme moi). Même si j'en suis consciente, c'est lourd à supporter que Maître lui dise la même chose que moi, qu'elle l'écoute et pas moi. Le pire c'est qu'elle sait que Maître va lui dire à l'identique, c'est juste qu'elle ne va pas oser être agressive avec Maître qu'avec moi par rapport au fait qu'elle l’idolâtre...
Je viens d'apprendre que Maître veut encore l'aider financièrement pour qu'elle avance plus vite afin d'avoir son appartement rapidement. Quelque part, cela me rogne un peu. Elle va être soulagée certainement mais elle n'a toujours pas conscience qu'on ne sera pas toujours derrière elle. De plus, pour moi, elle ne le mérite pas la reconnaissance que j'ai juste quand elle en a envie ! Mais bon, c'est mon amie depuis maintenant plus de dix ans et ma générosité ne peut refuser. Sans pour autant oublier que la décision finale ne me revient pas, seul mon avis compte... et de mon côté je savais très bien que la décision de Maître était déjà prise et qu'elle ne sait pas lui donner un refus !!

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