
Je me suis réveillée autant inquiète que la veille voir plus. Suite à mon état d'énervement, la pression, l'humeur de mon amie du vendredi, j'avais les nerfs à bloc. Résultat, je n'ai pas su prendre le recul nécessaire et me suis laissée débordée par les évènements ; c'est là que Maître m'a laissé mes quarante huit heures du week-end.
C'est vrai que j'avais de la colère m'ayant délaissé alors que j'avais besoin de son soutien. J'ai pu me défouler mais j'aurais pu le faire plus tard. J'ai eu un goût amer de laisser le dernier week-end de tranquillité qui nous étaient accordé.
La seule qui était contente était mon amie, ce qui avait le don de m'énerver davantage mais je peux la comprendre. Elle m'a dit qu'elle était contente que je n'avais pas de demande particulière, que j'ai pu "me lâcher" mais la réalité c'est qu'elle était contente de m'avoir rien que pour elle, les enfants étant chez leurs grands-parents respectifs.
Elle ne se rend pas compte qu'elle, je peux la voir tous les jours, même si on a très peu de temps.
C'est ainsi mais bon, ma priorité était quand-même Maître.
Comme presque tous les lundis, la journée me parut longue mais différente. Je fus en production le matin et autant dire que je n'ai pas chaumé. J'ai enchaîné appels sur appels dès la première heure (sans parler des autres) : j'avais déjà la voix moitié cassée.
J'ai dû aussi décaler ma pause déjeuner, une heure à l'avance pour pouvoir faire la formation comme prévue depuis vendredi. J'en étais contente contrairement à mon amie (qui est aussi affectée à cette nouvelle opération). J'appréhendais un peu le contenu de celle-ci sachant que tout a été vite : la décision s'est faite fin de semaine dernière et la signature vendredi dernier... Je crois que c'est le contrat que l'on a signé le plus vite depuis que je suis embauchée.
Je ne vais pas me plaindre. Je sais très bien que c'est "ça passe ou ça casse" : à nous de pouvoir donner le maximum pour mettre en avant nos atouts et nos valeurs professionnels pour mettre en avant le site, afin que la direction soit convaincue de nous accorder plus d'opérations...
Nous passions donc toute l'après-midi en salle de réunion à être formées par un cadre du client et deux cadres de notre société du siège sociale (que nous n'avions pas encore vus).
Les deux premières heures furent consacrées, logiquement, aux explications : la découverte du produit sur lequel nous allons devoir travailler, le discours essentiel à tenir et les applications à se servir en complément.
Après une petite pause, nous passions aux simulations. Cela permettait de voir si nous avions bien tout compris, bien tout assimilé et s'entraîner, ce qui est plus important. Inutile d'arriver comme un cheveu sur la soupe pour faire des sottises.
C'est vrai que je n'ai pas voulu passer la première. Cela m'a permis de faire mon brouillon pour mon discours ainsi je n'avais plus qu'à me concentrer sur mon petit faible : le jonglage sur les différents supports que nous avons besoin au cours de chacun de nos appels.
Pour l'instant, nous sommes que cinq et sur les cinq, nous sommes que deux à être plus ou moins à l'aise, au moins à la simulation : la personne avec qui je m'entends le moins dans la boîte et moi-même.
A peine sortie de la formation, ayant terminé notre journée, mon amie était au bord de la crise de nerf. Elle n'a pas confiance en elle, alors qu'elle est largement capable. Elle panique pour rien. Pour moi, c'est qu'elle n'est pas concentrée sur ce qu'on lui demande. Elle bloque sur le fait qu'elle ne va plus pouvoir bosser sur l'opération sur laquelle elle bosse depuis plusieurs années et résultat, elle rejette toutes les autres propositions qu'on lui propose. Bien au contraire, elle devrait pouvoir en profiter pour pouvoir démontrer qu'elle est capable de faire autre chose, de se vider la tête et se mettre en valeur pour l'avenir. Mais non, au lieu de ça, elle se tourmente et s'en prend auprès des autres.
En rentrant, son fils (étant seul car le mien est encore chez ses grands-parents), ne pouvant pas bouger le moindre petit doigt sans se faire reprendre. Un pas de travers et c'était la fin du monde. Je sais très bien que quand c'est comme ça, je peux dire tout et n'importe quoi, elle n'écoute rien, elle se braque et reste agressive gratuite. J'avoue que je suis mal placée pour parler car c'est ainsi que j'ai réagi (avec grand regret) ce week-end avec Maître mais moi ce n'est pas régulier, ce n'est pas tout les jours et en général c'est pour une bonne raison si j'en arrive là : pas au moindre petit obstacle ou petite contradiction.
Ce comportement quotidien a le don de me mettre sur les nerfs. Ce qui m'agace le plus, c'est qu'elle ne tient pas compte des personnes qui l'entoure. Elle ne se rend pas compte que les autres tentent au mieux de l'aider, mais non, vu qu'on ne fait pas ce qu'elle veut, elle envoie tout bouler, limite y compris son fils. Elle ne se rend pas compte que pour moi, c'est lourd à porter au quotidien.
Moi aussi, je suis de nature anxieuse, et même si Maître m'a fait beaucoup évolué à ce niveau, j'étais loin d'être aussi agressive et aigrie qu'elle au quotidien et franchement je m'en contente bien. Il est clair que je souhaite bon courage à la prochaine personne qui partagera sa vie...
Heureusement, je ne m'y attendais pas, Maître a réussi à m'appeler. La déception et le malentendu de ce week-end étaient encore bien là, surtout de mon côté mais je fus rassurée et apaisée d'avoir des nouvelles de Maître. Je vois bien que Maître ne va pas bien physiquement suite à ces soucis de santé dentaires momentanés. Même s'il me dit tout, je suis sûre qu'il ne me dit pas tout professionnellement parlant. J'en ai un doute supplémentaire quand je vois un commentaire sur le réseau social. Cela ne fait que conforter mes pensées. Il y a sûrement de la tension, des désaccords et tout ça avec la pression de notre vie privée. J'aimerais tant pouvoir le soulager, j'aimerais tant que la soumise que je suis puisse prendre soin de son Maître...
En résumé, je suis ravie d'avoir des nouvelles de Maître et les humeurs lunatiques et les caprices de mon amie commencent à me peser. Je n'attends rien en retour sauf un peu plus de considération mais ce qui est sûre c'est qu'elle serait incapable de supporter un quart de ce qu'elle peut me faire supporter (inconsciemment) même pour moi mais ça forcément elle ne s'en rend pas compte. Si je lui en parle, elle va encore très mal le prendre et me reprocher de l'avoir héberger, comme elle peut le faire habituellement...

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