J'aimerais tant que tous les matins soient comme celui-ci, comme celui d'hier.
Personne pour me mettre des bâtons dans les pattes afin de me réveiller comme il le faut.
Je peux enfin apprécier mon début de matinée.
Pareil qu'hier, mon amie est venue me rejoindre à l'appartement. Vu son organisation de ce jour, elle avait peur d'arriver au même moment que je parte et ne pas pouvoir apprécier d'être ensemble, tranquillement chez moi.
Nous sommes parties tranquillement et en avons profité pour parler le long du chemin. Elle n'a pas arrêté de me parler de l'impasse qu'elle rencontre dans son couple actuellement, après tant d'années. Je peux la comprendre. Avec mon tempérament, il est clair que je n'aurais toléré même pas la moitié de ce qu'elle peut accepter ou passer si j'étais en relation vanille (et quand j'étais en relation vanille, d'ailleurs !).
Arrivées sur notre lieu de travail, nous partîmes chacune de notre côté, n'étant pas dans le même phone jusqu'à présent pour une raison d'organisation suite à la nouvelle opération qui arrive à sa fin.
Je n'ai pas changé d'opération de la journée et la production fut bien calme. Cela me dérangerait professionnellement parlant mais au fond de moi, ça me permettait de souffler un peu vu mon état fébrile ces derniers jours.
Je pense que j'ai dû avoir un peu de température dans l'après-midi et mon mal de tête persistait (même s'il s'était calmé).
Au cours de l'après-midi, je me suis aperçue que Maître était bel et bien rentré à la Réunion. J'étais rassurée de le savoir bien en vie ayant resté ces derniers jours, longuement, sans nouvelle, très peu d'appel et encore moins de mail (ce qui ne lui ressemble pas). Je me suis bien douté qu'il se passait toujours quelque chose.
En rentrant, j'ai eu la joie de pouvoir le voir en ligne sur la messagerie instantanée... Nous avons pu discuter un peu et ensuite, il m'a demandé de l'appeler. Depuis le temps que j'attendais de pouvoir avoir la chance de pouvoir l'entendre à nouveau... C'était rassurant pour moi. Je l'ai senti aussi joyeux que moi de cette circonstance, j'en étais ravie !
Notre discussion téléphonique fut interrompue par ma livraison des produits comestics. Nous avons pu continuer par nous écrire mais pour moi, ce fut différent. Ensuite, nous avons été coupés momentanément le temps que je puisse me préparer le dîner mais ce qui me chagrinait un peu est que je savais que ma voisine n'allait pas tarder à monter pour m'aider avec ma machine à coudre.
En effet, nous avons eu peu de temps. J'ai fait signe à Maître que ma voisine était présente mais d'un coup, plus de signe de vie de son côté. Je m'attendais au moins à une salutation pour la soirée mais rien : plus de nouvelle...
Ensuite, il me montra le fonctionnement et ce fut mon tour. J'ai au moins ce que je voulais : la pratique de l'installation de la machine...
Une fois l'enfilage appris, ma voisine découvrit le reste des avantages de celle-ci. Elle était toute souriante à pouvoir tester quelques motifs. Là, j'ai bien vu qu'elle apprécierait en avoir de même (même si elle a déjà une belle machine de son côté). Elle s'est bien amusée, ça m'a fait plaisir.
Je tente au mieux de pouvoir apprécier le bénéfice ou les avantages de cette pratique mais j'en déteste toujours l'utilisation. Pour moi, la couture est démodée. C'est un truc de grand-mère. Dans ma famille, ce sont mes tantes (qui ont entre soixante et cinquante ans maintenant) qui sont spécialiser en cette manière. Nous sommes en l'an 2010 et je ne comprends pas pourquoi on ne profiterait pas de tout ce qu'on peut trouver en magasin de nos jours. Il faut vivre avec son temps.
Personnellement, j'aurais peut-être la fierté de pouvoir un jour réussir une création mais ça s'arrêtera là !

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