lundi 22 novembre 2010

Dégoût

Inutile de dire que le réveil fut difficile. 
J'ai longuement hésité à emmener mon fils a l'école : il commence à être grippé. J'ai continué à lui donner le traitement que je lui avais donné la veille. J'espère que cela ira pour la journée. 

Arrivée au travail, j'appréhendais ma journée. Je me demandais si j'allais tenir le coup. Comme je le fais depuis plus d'une semaine et demie, je reste toujours seule à mon phone et je continue à ignorer la plupart de mes collègues (sauf ma meilleure amie). 
A peine arrivée à son tour, elle me fit part que mon Maître l'avait appelé ce week-end. Elle s'est excusée de vouloir m'appeler la veille mais l'avait fait sous le conseil de mon Maître. Elle me résuma son week-end et les sujets émis au cours de l'appel de Maître (je pense qu'il y a certains sujets que Maître a dû lui demander de ne pas m'en parler, j'en suis sûre). 

Mon amie n'a cessé de me dire ces derniers temps qu'elle avait pris du caractère, elle sentait qu'elle avait un peu plus de tempérament. Je me suis bien doutée que ces problèmes personnels, notamment le futur déménagement de la maison allait en changer la donne.
Elle commence petit à petit à se remettre en question concernant son couple. 
Bien évidemment, Maître, voulait jouer avec elle, comme il me l'a dit avant son départ, choisit ce moment là pour tenter de la soumettre. Même si au fond il fait ça pour l'aider (car Maître ne peut s'empêcher de vouloir apporter son aide aux personnes fragiles quand il a un bon feeling) quelque part, pour moi, il lui fait un lavage de cerveau. Sans lui donner d'ordres directement, il commence à l'amener à ce qu'il a envie qu'elle fasse pour pouvoir avoir l'emprise sur elle comme il en a envie. La naïveté et le fait d'être influençable, surtout en cette période là, laisse mon amie tomber dans les filets de mon Maître et je ne peux rien faire. 
Elle m'a demandé mon avis sur ces appels. Je suis restée franche. Je lui ai dit qu'il voulait l'aider mais en même temps, profite de la situation pouvoir la soumettre psychologiquement sans qu'elle s'en rend compte (ce que je trouve dégueulasse, mais ça j'en ai rien dit mais elle a dû le comprendre). 

Si jamais dans les mois à venir, mon amie me parlerait de rupture, j'en connaîtrais en grande partie le fautif ! Même si je ne le peux suite à mon statut, je me connais : je pense que ma colère et ma déception serait forte envers mon Maître qu'envers quiconque ! 

En attendant, qui ramasse mon amie à la petite cuillère : c'est "bibi" !! Je n'ai vraiment pas besoin de cela en ce moment. Je sais qu'elle prend en compte tout ce que je peux lui dire sauf que je reste humaine et je peux me tromper et si tel est le cas, elle me le reprochera un jour. Sa rancœur suite à son malheur prendra le dessus au recul et à la raison (je sais de quoi je parle, c'est l'erreur que j'ai commise ce week-end passé). 

Suite à mon état de ce week-end, Maître a décidé d'arrêter la demande puisque j'en suis incapable comme il a si bien dit. Je ne pouvais en dire mieux. Oui, j'assume : j'en suis incapable ! Il n'a pas apprécié la colère que j'ai pu extériorisée. C'est paradoxal : lui qui me demande de rester "Emilie"... Soit disant qu'il m'en a punie pour cette cause, l'ayant rendu mécontent. 
Même si j'assume mes erreurs, je trouve injuste cette punition : si mon Maître a cru que c'était le bon moment pour que je sois à la hauteur de cette demande, c'est qu'il a commis une erreur à son tour. Sauf que là, ce n'est pas lui mais moi qui suit punie pour SON erreur !! 
Inutile que je lui en parle de vive voix. Il va encore me dire de rester à ma place ou que j'oublie son statut et que je n'ai pas à le juger. Quoiqu'il en soit, il ne m'avouera jamais qu'il a fauté... 

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