
J'aurais tant aimé, préféré rester au lit ! Impossible d'y échapper : je devais me lever. J'ai dû trouver de la motivation en me disant que si je me décourageais déjà rien que le premier jour de la semaine, le reste serait encore plus dur.
En arrivant sur mon lieu de travail, après avoir emmener mon fils à l'école, j'ai eu beaucoup de mal à avoir le sourire quand je savais que ma journée allait être plus longue que les autres devant faire huit heures de travail.
La matinée me fut interminable. Je voyais les heures, même les minutes passées. A croire que c'était une journée "sans", la production me concernant n'était pas fameuse. J'ai eu du mal à pouvoir faire mes chiffres de la matinée mais j'y suis quand-même parvenu. C'est l'essentiel pour moi.
La pause déjeuner me fut longue également : j'avais oublié ma boîte où j'avais préparé mon repas et j'avais oublié également mon portefeuille. Tout était resté à la maison. Tampis pour moi, de ce fait, je n'ai pas pu manger. Sans manger, je savais d'avance que j'allais avoir moins de dynamisme pour tenir la journée mais il fallait bien que je fasse le minimum car il ne fallait pas oublier ma premier réunion CHSCT débutant après ma pause déjeuner.
La réunion consistait, en résumé, de faire une première approche, faire la connaissance du cabinet d'expertise avec qui nous allons évaluer les risques psycho-sociaux du site.
Ce cabinet travaille déjà avec notre direction concernant un autre site, le premier site crée par la société. Autant dire que son importance n'a rien à voir avec le nôtre même si nous avons des points communs sur des problèmes de gestion ou des problèmes de communication.
Une fois que l'expert s'étant présenté et ayant mis en avant les points qui comptaient exercés, à notre tour, élus du CHSCT, nous avons fait part de nos demandes et nos attentes, comptant sur ses services pour pouvoir améliorer les conditions de travail.
Nous avons réussi à nous mettre d'accord sur certains points qui sont injuste et inéquitable, créant de la tension, sur toutes ses coutures. J'ai fait celle qui le savait mais j'ai appris une nouvelle qui me mis hors de moi. Je venais d'apprendre qu'une seule équipe, l'équipe privilégiée par le directeur de France, touche une prime importante tout les mois alors qu'elles n'ont très peu de réception d'appels, qu'il n'y a rien à faire dans leur travail, hormis des transferts d'appels alors que nous, autres équipes, autant en émission qu'en réception, nous avons des chiffres à atteindre avec des procédures bien particulières et que nous avons aucune reconnaissance pour autant ! Ce n'est pas faute d'avoir demander un geste mais toujours refuser, prétextant que cela fait partie de notre travail . Je suis désolée mais répondre au téléphone et faire des transferts fait partie de leur travail ! Enfin bref, nous avons souligner divers problèmes ainsi, des problèmes de gestion d'équipe, de l'affinité mise en avant, manque d'écoute de la direction...
La réunion a duré plus d'une heure et demie. Ensuite nous avons fait un point avec les personnes de la direction pour leur transmettre nos décisions communes entre l'expert et nous-même.
Nous avons très bien remarqué toutes trois que cela ne conviendrait pas directeur de projet, d'exploitation mais il n'a plus rien à en dire sachant qu'un accord a été passé. Nous sommes bien contente d'avoir trouver une entente et surtout une date assez proche pour que le projet commence relativement vite.
Une fois la réunion terminée, nous avons pris quelques minutes pour discuter entre nous, en dehors de la réunion. Nous sommes bien contente de ce résultat. De plus l'expert nous a fait bonne impression, contrairement au dernier auquel nous avions commencé à faire affaire mais sans suite positive. Bien au contraire, il s'est montré convainquant en nous soulignant bien qu'il avait bien tenu compte que c'était bien le CHSCT le client et nous la direction et il a soulevé des points importants à résoudre.
La motivation n'était pas là mais il fallait bien que je retourne en production. Je suis donc retournée dans ma nouvelle équipe pour une petite demie-heure avant de retourner dans mon ancienne équipe en réception d'appels, devant remplacer ma collègue prévue à cette heure là (qui n'est autre que mon amie). Personnellement, cela m'arrangeait.
En sortant de mon travail, je fus surprise de voir mon fils en pleure dans la voiture en m'attendant. Il était dans cet état parce qu'il s'est mal comporté avec l'ami de Maman et celui-ci a voulu se faire entendre et respecter. Il ne l'a pas touché, loin de là, il a juste haussé le ton de la voix (qui est largement suffisant quand il se fâche, la preuve...). Mon fils regrettait son geste et culpabilisait plus qu'autre chose. De l'autre côté, Maman ne supporte pas toute violence, notamment verbale. Elle n'a pas apprécié que son ami est plus d'autorité qu'elle sur mon fils. Pour elle, il était inutile d'hausser le ton pour faire entendre raison à mon fils sauf que même en lui parlant gentillement et calmement, il ne veut rien entendre en ce moment. Il fait beaucoup sa forte tête. Franchement, il me deçoit mais c'est ainsi. Cela fait parti de son évolution mais quand-même, il ne faut pas abuser.
En rentrant, je ne me suis pas reposée pour autant. Je me suis activée en cuisine. Je voulais faire une recette mais il me manquait des ingrédients. J'ai dû donc me replier sur une autre recette maison. Pour ma viande, je n'avais juste à la faire réchauffer en douceur ayant préparer le tout la veille pour justement me faire gagner du temps.
Je pus ainsi consacrer un peu de temps après le repas à mon fils et prendre de l'avance pour la rédaction de cette article. Il ne manque plus que l'envoi du mail à Maître et je suis tranquille : je pourrais enfin me reposer devant la télévision avant de m'endormir sereinement.
Je tenterais quand-même avoir des nouvelles de mon amie qui était absente suite à son fils malade.

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