jeudi 7 avril 2011

Heureuse journée


J'ignore pourquoi mais ce matin j'étais de bonne humeur. C'est plutôt rare chez moi. J'avais le présentiment que la journée allait bien se passée mais aucune garantie bien entendue.
Mon fils, comme depuis le début de semaine, a traîné des pieds pour se préparer mais en dehors de ça je n'avais pas à m'en plaindre !
Je suppose que ma vue à cette journée fortement ensoleillée n'est pas étrangère à mon état.

Une fois avoir emmener mon fils à l'école, étant trop juste pour remonter à la maison, je descendais donc en ville, boire un café à mon endroit habituel. L'ambiance était plutôt sympathique et bon enfant. Le soleil y était pour quelque chose de nouveau probablement ! Cela ne m'encourageait pas à me rendre à mon lieu de travail mais il le fallait bien pour autant : impossible de faire l'école buissonnière.

Arrivée à mon travail, je fus rassurée de voir que mon supérieur était revenu. Connaissant sa méthode de travail, je savais comment ça allait se passer. J'étais rassurée de remarquer son retour (suite à son déplacement à l'extérieur avant hier) car je savais qu'il allait être présent près de nous et pas nous laisser tomber : pas besoin de courir à gauche à droite pour avoir une information si besoin.
Environ trois quart d'heure avant notre pause déjeuner, mon supérieur, nous demanda de stopper quelques minutes la production ayant besoin de nous parler. Très bonne nouvelle : le client a fait des écoutes sur toutes les filles de l'équipe, sans exception afin de faire un bilan sur notre façon de procéder. Notre supérieur nous fit part que le client fut très satisfait de notre travail. C'est déjà bon à savoir et à entendre. Il nous fit part de quelques remarques sur l'ensemble de l'équipe et ensuite à titre individuel. J'apprécie de voir enfin, un client investi dans notre relation professionnelle et ne traitant pas uniquement qu'avec la direction, nous accordant de l'importance et même de la reconnaissance. Le client a insisté fortement pour nous féliciter. Moi, qui m'inquiétait sur mes chiffres, j'étais aux anges quand je remarquais que le client avait fait juste une suggestion me concernant qui était pour moi juste une broutille à reprendre. Le reste de mon travail, pour ainsi dire était "parfait" (même si je déteste ce mot), du moins il correspondait à la demande du client et à nos procédures.

Lors de la pause déjeuner, j'en avais pas une folle envie, c'est vrai mais mon amie, ayant la même pause déjeuner que moi me proposer d'aller se promener afin de profiter un peu de ce soleil resplendissant et les chaleurs fortement agréables.
Je savais très bien que j'allais devoir supporter ses plaintes concernant sa vie actuelle et le fait qu'elle se morfond au lieu de trouver de l'optimisme pour pouvoir avancer calmement. Comme je m'y étais attendu, il a fallu que je change plus ou moins de sujet pour éviter ce désagrément.
Je n'ai pas osé lui dire mais quelque part, ça me dérangeait de ne pas passer la pause déjeuner avec mes collègues étant dans mon équipe, vu la bonne ambiance qu'il y a. Celle aurait permis d'avoir un peu plus d'approche. Mais non, justement, au lieu de tenter de s'intégrer, "Madame" préfère s'éloigner... de tout : elle préfère fuir au lieu d'affronter.

Le début d'après-midi me parut long : suite à l'avancement du fichier, nous avons de plus en plus de mal à contacter les personnes concernés. De plus, vu les beaux jours, ces personnes sont souvent sur des travaux extérieurs. D'autres étaient en réunion (même si je doute de la sincérité de la secrétaire mais pense plutôt à un barrage). Impossible d'avoir les chiffres. Pour le faire comprendre à mon supérieur, pour qu'il comprenne que cela pouvait être lourd, je tentais de faire de l'humour avec mon supérieur en lui demandant s'il pouvait prendre en compte le nombre de relances... Forcément, tout le monde a sourit.
Après deux heures de production, j'hésitais à prendre ma pause ou à patienter encore quelques minutes. Je n'ai même pas eu besoin de choisir : mon supérieur, comme à d'autres collègues, m'a demandé de nouveau stopper périodiquement la production. Je pus souffler quelques instants avant de monter dans les salles situées à l'étage.

C'est là qu'il nous a annoncé ce que j'attendais tant depuis environ trois semaines : il nous a parlé de la nouvelle opération concernant une grande entreprise de surgelés en vente par correspondance essentiellement. Il a eu le sourire de nous annoncer que nous faisions parti des sept personnes choisies et sélectionnés pour cette nouvelle opération. Spontannément, je n'ai pas réussi à cacher ma joie. Un grand cri de bonheur sortit soudainement qui surprit tout le monde, surtout en voyant le sourire de mon supérieur. C'est une très bonne nouvelle pour moi : cela signifie que je ne vais pas retourner dans mon ancienne équipe pendant minimum trois mois, ni de devoir supporter mon ancienne supérieure ! Ayant étendu quelques échos, j'étais soulagée également de savoir que je n'allais pas être disponible non plus, pour l'opération sur laquelle j'ai été formée l'année dernière, très brièvement, à l'arrache (comme souvent) mais que je n'y comprends rien et donc que je redoute le plus !!

Après avoir été débriefer pour avoir cette bonne nouvelle ajouter de ma pause de l'après-midi, il ne me restait plus qu'une bonne demie-heure avant de retourner en réception.
Je dus encore retourner dans mon ancien phone. Tout comme la veille, j'allais être uniquement en compagnie de mon amie. Je sais qu'elle est rassurée par ma présence pouvait l'aider, si nécessaire, par rapport à mon ancienneté sur cette opération par rapport à elle-même.
Vu qu'il y avait très peu d'appel, nous avons pu converser. J'ai hésité avant de lui annoncer mais je lui ai finalement donner la bonne nouvelle me concernant. Elle comprit de suite que je n'allais pas être à ses côtés de si tôt. Cela me fait mal au coeur pour elle mais au final, ce n'est pas si mal : il faut qu'elle apprenne à se reprendre toute seule, à se trouver de la motivation et à travailler en mon absence. Quand j'ai intégré l'entreprise, j'ai commencé à travailler, pendant plus d'un an, dans d'autres équipes que la sienne (cela m'arrangeait déjà à l'époque, n'ayant pas de feeling avec sa supérieure). Depuis l'an dernier, elle s'est trop habitué à compter sur ma présence pour la rassurer. Il faut qu'elle apprenne à voler de ses propres ailes (elle le faisait très bien avant que j'y sois embauchée).
Elle me fit part des échos de changement de production qu'elle avait entendu de son côté. Tout comme moi, elle redoute d'aller sur l'opération la plus complexe du plateau. La différence c'est qu'elle a encore moins confiance en elle que moi, qu'elle n'a pas encore été former et ne s'entend pas du tout avec les filles de cette équipe, ni la supérieure. De plus, la supérieure n'est pas du tout comme la nôtre : elle est beaucoup moins tolérante et un peu plus agressive dans sa façon de travailler ! Tout ce que ne supporte pas mon amie et la sensibilise davantage actuellement par rapport à son état d'esprit du moment...

En sortant de mon travail, Maman avait besoin de faire une course, je ne pouvais pas lui refuser n'étant pas moi la conductrice. Je ne peux me permettre d'être exigeante vu les services que me propose l'ami de Maman et vu les services qu'elle me rend depuis que ma machine à laver m'a lâché. Elle me fit la surprise de m'offrir un cadeau inattendu. Elle avait eu un coup de coeur pour un cadre et ça lui tenait à coeur de me l'acheter. Elle connait bien mes goûts : il s'agit d'un cadre en relief avec des chats. J'avoue que c'est de basse qualité mais c'est très sympathique et très joli. Je fus gênée mais à la fois très contente de ce geste. C'est rare que Maman m'offre quelque chose.

Je n'ai pas eu le temps de me poser en rentrant : je devais me rendre chez ma voisine où se trouvait l'animatrice des ustensiles de cuisine m'apportant les commandes de ma réunion de vendredi dernier. Elle était déjà passée à l'appartement dans un premier temps mais suite à mon retard imprévu, elle se rendit directement chez ma voisine.
Je lui transmis donc tout les règlements que j'avais déjà en totalité le jour même de la réunion mais ne pouvant lui donner que lors de la livraison des produits. L'échange fut très rapide et elle ne tarda pas.
Je suis donc restée chez ma voisine quelques instants afin d'échanger quelques mots. J'avais la joie de pouvoir lui annoncer les bonnes nouvelles de la journée. Je lui ai donc résumé ma journée professionnelle, était fière je ne peux le cacher et aussi concernant ma famille : Maman a réussi à trouver une formation intéressante qui pourra l'aider plus tard, notamment dans sa recherche d'emplois et mon père a aussi trouver une formation qui débouche sur une embauche... Que de bonnes nouvelles !

J'ai donc préparer le repas très vite pour que mon fils puisse se coucher à l'heure. Je pense que les premières chaleurs doivent le fatiguer davantage et de plus la semaine n'étant pas terminée. Je devais aussi appeler mon papa pour avoir des informations sur l'organisation de son anniversaire prévu pour le week-end prochain. Je fus triste de voir qu'il était mal en point : il a chopé la mauvaise grippe. Je peux tout à fait le comprendre l'ayant eu pas plus tard que la semaine dernière et en ayant pas mal souffert.
Je l'ai prévenu que j'avais réussi à avoir mon lundi suivant le week-end si toutefois il était d'accord que je puisse rester un jour de plus. Finalement, ne pouvant nous arranger autrement, c'est papa qui viendra nous chercher le vendredi au soir. Il m'a averti qu'il serait impossible que je dorme chez lui dans la nuit de samedi à dimanche mais peu importe pour moi, cela ne me dérange. Je me suis doutée que j'allais dormir dans la famille de ma belle-mère. Le principal pour moi était de pouvoir être présente à cette invitation et surtout de profiter de l'occasion de pouvoir voir mon cher papounet. Et oui, j'ai beau lui en vouloir tout l'or du monde d'avoir manquer à mon éducation et à l'ensemble de mon enfance, j'ai beaucoup d'amour pour mon papa ! On dit souvent, un père ça se remplace mais pas une mère. Personnellement, je trouve cette expression fausse ! Nous avons qu'une seule mère au même titre que nous avons qu'un seul père. J'ai beaucoup de respect et d'affection pour mon beau-père avec qui j'ai vécu treize ans de ma vie et que je continue à voir le plus régulièrement possible. C'est lui qui m'a élevé et qui a tout fait ce qu'un père de famille est censé faire avec ses enfants. Cela n'empêche que je n'ai jamais oublié qui m'avait mis au monde. J'ai toujours eu ce besoin de pouvoir me sentir proche de papa. De plus, même n'ayant jamais vécu ensemble (hormis quelques visites en vacances), je lui ressemble beaucoup, autant physiquement que le caractère. Nous avons pas mal de points communs.
J'ai ressenti beaucoup de bien à pouvoir l'avoir au téléphone ! Cela faisait un moment que ce n'était pas arriver : je crois que la dernière fois que je l'ai eu et que je l'ai vu c'est l'hiver avant que je me trouve mon emploi actuel donc on peut dire que ça fait pas loin de trois ans désormais ! Mon rôle de maman, mes enchaînements de missions intérimaires et ma vie sentimentale m'avait empêcher de pouvoir être disponible. Il faut dire aussi que je lui en ait voulu de sa réaction quand je lui ai annoncé que j'avais trouvé un contrat déterminé de plusieurs mois et que j'allais sûrement être renouveler. Il n'a pas attendu d'attendre que je trouve un contrat indéterminé, comme il me l'avait fait entendre, pour cesser de me verser la pension alimentaire. En soulignant qu'il n'a jamais versé un sous avant mes seize ans (avant que Maman soit séparée après treize ans de vie maritale). Bref...

Maître m'appela juste avant que je couche mon fils et de me préparer à la rédaction de cet article. Depuis quelques jours, il m'avait prévenu, la communication est relativement difficile. Suite à un problème de liaison sattelite, nous avons quelques coupures, quelques blancs au cours de nos conversations. Il est vrai que c'est fortement dérangeant mais j'ai conscience de la chance que j'ai de pouvoir l'avoir en ligne et d'avoir des nouvelles régulièrement, je ne vais pas me plaindre !
Je fus juste déçue de voir qu'il n'accordait pas autant d'importance que j'aurais cru aux bonnes nouvelles que j'ai tenté de lui confier entre quelques interruptions. Il a réagi comme si c'était "normal". Je peux comprendre que cela ne l'étonne guère, certes ! Mais il aurait pû au moins me féliciter d'avoir réussi à cette finalité. Il aurait pu avoir conscience que c'est une chance pour moi de pouvoir avoir l'opportunité de ne pas travailler avec ma supérieure et que cela ne peut qu'être positif dans ma poursuite professionnelle au sein de cette société !


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