mercredi 19 janvier 2011

Moitié de la semaine


Comme tous les matins, je n'avais envie de me lever mais pas le choix.
La différence était que je devais emmener mon fils, seule chez la nourrice sachant que le fils de mon amie voyant son père aujourd'hui et moi devant me rendre au travail.

Pour commencer j'ai apprécié de pouvoir prendre une douche tranquillement, sans que l'eau me gicle partout et soit désagréable, de pouvoir me laver les cheveux "normalement".
Ensuite, j'étais plus apaisée de savoir que je n'allais pas devoir mettre un peu de pression pour faire avancer le fils de mon fils, de le reprendre sur le fait qu'il n'écoute pas sa maman surtout le long du chemin.

En arrivant au travail, je ne devais pas me préoccuper de mon amie. Il fallait que je me mette en tête qu'elle est capable de s'en sortir seule pour faire ses démarches. Je me suis dit qu'il était bon qu'il avait repris de la forme et de la volonté de se battre et c'est cela qui m'a convaincu d'arriver de me soucier à ce sujet.

Les deux premières heures professionnelles furent intenses. En une heure, j'avais mes chiffres pour deux heures... Tant mieux pour moi, au moins je pouvais me permettre de ralentir la cadence par la suite tout en restant consciencieuse.
L'après-midi passa très vite également. Je jouais le yoyo entre deux opérations (une en émission, l'autre en réception) en fonction des besoin de production.
En cours de pause, j'ai cru comprendre, qu'il y a des désaccord et des pressions sur une autre opération (sur celle que j'étais censée être formée avant d'être en arrêt). Je comprends mieux l'ambiance actuelle sur le plateau.

Après le travail, je n'ai pas chaumé pour autant. J'ai couru partout pour pouvoir faire les impératifs de ce jour et éviter de les reporter au lendemain, aussi pour pouvoir éviter de me mettre la pression en ce week-end.
J'en ai profité aussi pour appeler l'orthophoniste qui m'a envoyé bouler suite à mon absence du dernier rendez-vous que je n'ai pu prévenir. Elle m'a fait comprendre que le prochain rendez-vous serait sûrement le dernier. Si elle veut arrêter qu'elle arrête, je sais que mon fils peut s'en sortir sans elle !

En rentrant, j'étais contente de pouvoir me retrouver chez moi mais à peine rentrée, je n'ai même pas eu le temps de souffler, j'ai dû faire en sorte de devoir être disponible pour Maître (au téléphone) préparer le repas pour que le petit roi (le fils de mon amie) n'ait plus que les pieds à mettre sous la table (ce que même mon fils n'a jamais eu le privilège). Sur le principe, ça m'a mis les nerfs mais bon, je n'ai fait que obéir sans broncher.

La soirée en elle-même fut sympathique sauf au moment où je me suis rendue chez Nathalie, après le repas, pour lui rende le guéridon. A ma grande surprise, l'accueil n'a pas été chaleureux. C'est vrai que je suis tombée au mauvais moment : eux étaient en train de se restaurer. Cependant, j'ai bien vu le regard froid de ma voisine et elle me fit la remarquer qu'il y avait eu des plaintes de l'ensemble de l'immeuble concernant le désordre que Maître avait laissé avant de partir (et oui c'est pas le tout de vouloir aider autrui, il faut pouvoir aussi faire son propre travail !). Je lui avais fait la remarque moi-même à Maître mais une fois de plus, il n'en a pas tenu compte et comme d'habitude, c'est encore "bibi" qui se prend les réflexions dans la tête !!! Résultat, je ne me suis pas éternisée, j'ai juste déposée la table à l'accueil, j'ai répondu que les voisins de mon pallier étaient assez grand pour se plaindre à moi-même, que la franchise n'est le fort de personne en ce bas monde, de m'excuser de n'avoir pas pu passer ce week-end suite à ma gastro virale et je suis partie pour éviter de déranger davantage.
Je déteste quand ma voisine m'envoie bouler ainsi surtout quand ce n'est pas de ma faute !!

Moi, qui suit fatiguée, je regrette d'avoir eu le courage d'avoir demander mes sanctions pour les fautes que j'ai pu accumulé précédemment, ce n'est pas encore cette nuit ni la nuit prochaine que je vais pouvoir me reposer. De plus, même si je le désire au plus haut point, je sais davance que ce week-end que je ne pourrais pas me reposer comme je l'attends. Il me sera impossible de faire une grasse matinée : obligatoirement le fils de mon amie va se lever tôt et va faire criser sa mère qui ne va pas pouvoir faire autrement que de hausser le ton pour se faire entendre... comment faire une grasse matinée ou se reposer sans avoir les nerfs dans ces conditions ?? Quand est-ce que je vais pouvoir récupérer ?? De sûr, je ne pourrais pas attendre des semaines avant de pouvoir me reposer comme il se doit pour récupérer !!

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