Je n'ai pas pu faire de grasse matinée de tout le week-end ! Rien de tel pour me bouffer ma journée. Maître me demande de prendre sur moi, ne pas prendre en considération mes sentiments ou mes ressentis mais c'est déjà difficile de le faire en tant normal alors que je suis fatiguée et que je peux même pas récupérée comme il se doit c'est encore pire.
Impossible de pouvoir me rendormir : mon amie m'a réveillée pour que je l'aide à ranger le reste des affaires que son ex lui a apporté (sans la prévenir) comprenant son ordinateur : je n'avais déjà plus de place, il a fallu que je me lève pour l'emmener dans la cave.
Rien que ça, j'avais déjà les nerfs contre cet enfoiré !
En plus de cela, il a fallu que je mette mon humeur de côté pour soutenir mon amie qui prend à la lettre ce que lui dit le père de son fils. Elle ne se rend pas compte qu'il fait tout pour la déstabilisé et qu'il y prend plaisir à la faire souffrir ! Elle y gagnera seulement quand elle arrivera à lui montrer qu'il ne l'affecte pas, qu'elle ne prend pas en considération ses remarques et qu'elle vit sa vie de son côté comme il lui a si gentillement suggéré !
Nous étions dimanche donc hors de question d'aller plus vite que la musique ! J'ai quand-même fait mes tâches prévues pour la matinée mais ce n'est pas pour autant que j'en ai pas profité pour prendre mon temps.
Il était hors de question que j'arrive chez mon père énervée parce que j'aurais été sous pression ! De plus, nous sommes dimanche et ce jour, chez moi, rime avec détente et repos !
J'ai apprécié de pouvoir me rendre chez mon père, le voir sobre et aussi d'y voir mon oncle également agen de son côté à mon grand étonnement. D'habitude, surtout le dimanche, le week-end, mon oncle a tendance à se laisser déborder par l'alcool où son comportement est tout autre.
Là, ce qui était paisible, c'est que nous pouvions échangés et parler sans crier, sans se chamailler.
Mon oncle m'a fait rire quand il m'a fait de sa jalousie possessive en commentant le cadeau de Maître et moi du passage parisien lors de nos vacances (la photo à la piscine).
Je n'ai pas très apprécié quelques remarques de mon père et de mon frère mais ayant raison et moi devant assumer mon rôle de soumise, même en l'absence de Maître, je ne pouvais contredire. Ma fierté et ma dignité en a pris un coup mais ils ne se sont pas rendu compte du mal qu'ils pouvaient me faire avec ces quelques mots...
Même si j'étais contente de voir ma famille, je n'avais qu'une envie c'était de rentrer et de courir dans mon lit pour faire une bonne sieste (avec l'appui de Maître, d'autant plus). Fatiguée comme je le suis, j'aurais m'endormir n'importe où !
J'avoue que j'ai eu du mal à m'endormir le fait que mon amie soit malade et ait des quintes de toux intenses et régulières mais tellement épuisée que j'ai quand-même réussi à trouver le sommeil.
J'aurais tant aimé continuer à dormir mais il fallait me lever pour continuer à mes occupations, profiter de l'absence du fils de mon amie, profiter du calme, profiter qu'il n'y ait pas de bruit, pas de cri, que je ne sois pas obligée de faire la police à longueur de journée.
Je ne peux le cacher, j'ai fortement apprécié à sa juste valeur le fait que le fils de mon amie passe la journée avec son père. Je savais d'avance que la journée allait être moins stressante, qu'il n'y allait avoir aucun problème à ce que mon fils puisse jouer de nouveau tout seul.
La fin de journée arriva à grand pas : je n'ai même pas eu le temps de faire ce que j'avais prévu de faire avant que le fils de mon amie débarque. Le peu de temps libre qui me resta je l'ai consacré à Maître profitant du temps que nous puissions passer ensemble jusqu'au jour où nous pourrons le faire moins fréquemment.
Mon amie a commencé la rédaction de son premier article en cette soirée.
Je me suis dit qu'il y en avait pour une heure tout au plus, ce qui m'aurait laissé le temps de le faire à mon tour, comme chaque soir.
Je patientais de pouvoir reprendre le fauteuil de bureau en compagnie de Maître au téléphone.
Les minutes et les heures passaient et je voyais approcher l'heure de mon couvre-feu.
Personnellement, ça me dérangeait fortement de devoir être sanctionner pour une erreur que Maître a pu faire : ce n'est pas à moi de montrer l'utilisation et la pratique du blog à mon amie, n'ayant rien demander sur sa venue à l'appartement, proprement dit. Il aurait pu y penser avant de partir et lui montrer de lui même !
Mais bien sûr, c'est encore à moi de faire ce qu'il n'a pas eu le temps de faire et de me la mettre en veilleuse pour ne pas lui faire affront et de mon côté pour rester à ma place !
Maître a été tolérant sur ce fait, il m'a laissé rédigé mon article au lendemain, l'heure se faisant tardive pour ce soir.
C'est vrai que même si j'ai eu du mal à assimiler son autorisation pour pouvoir bien l'apprécier par la suite (je pouvais ainsi me coucher de suite, je n'attendais que ça), je ne trouve pas que c'était la meilleure des solutions pour autant.
Même si mon amie est fragile, elle reste consciente tout de même. Si Maître se montre trop tolérant dès le début, elle ne comprendra pas quand il le sera beaucoup moins et la connaissant fera un blocage à ce niveau là et qui ramassa les pots cassés ?? Cela va être encore moi !
Mon amie n'est pas sa soumise c'est certain et nous le savons tous mais il a décidé de la prendre sous son aile pour pouvoir l'aider au mieux dans sa situation actuelle.
Il me demande de ne pas la ménager mais c'est ce qu'il fait pour autant... Il n'a pas été aussi délicat à mes débuts !!
De plus, ce n'est pas cela que fera atténuer les sentiments que mon amie a à son égard.
Je lui fais confiance mais je vois que Maître en joue d'une certaine façon pour obtenir ce qu'il veut pour pouvoir la faire avancer et personnellement je n'apprécie pas cela : c''est son côté sadique qui reprend du galop, je pense (après je peux me tromper mais c'est ainsi que je vois les choses actuellement).
Ce que je trouve injuste c'est que mon amie ne se rend compte de rien, se laissant aveugler par les dires de Maître (qui a souvent raison) et qu'elle n'ose contredire mais quand elle s'en apercevra par elle-même, rancunière comme je la connais, elle lui en voudra, c'est certain et m'en voudra par la même occasion. Dans un premier temps, parce que je connais Maître mieux qu'elle, étant mon Maître et mon compagnon. Dans un second temps, elle m'en voudra aussi de ne pas l'avoir mis en garde... Au fond, même si je le ferais, je ne sais même pas si elle se rendrait compte que je ne pense pas ça pour lui faire du mal mais bien au contraire pour son bien car je pense qu'elle souffre et souffrira assez comme ça !!!

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