vendredi 24 septembre 2010

Un vide passa...









J'ai maudit pendant un petit moment le livreur de ma commande surgelé : afin de pouvoir recevoir ma commande au plus vite et correspondre en fonction de la disponibilité de chacun, autant la mienne que celle du livreur ; pour cette raison, j'ai dû me lever plus tôt...
Je déteste me lever et encore plus quand c'est tôt mais bon c'était pour une bonne cause.
Il est vrai que ça tombait mal que ça soit le lendemain d'une journée assez physique de la grève et de ma sanction...
Quand j'ai vu le temps qu'il faisait, et à l'heure où le livreur est arrivé, j'ai commencé à paniquer en me demandant dans quel état j'allais arriver à mon travail : Il pleuvait tellement que je ne voyais même plus le garage située en face de chez moi et la pluie a même réveillé mon fils.
J'ai eu de la chance, j'ai ma collègue qui m'a proposé (quelques minutes avant mon départ) de venir me chercher car elle devait aller en ville avant d'aller travailler : cela ne pouvait pas mieux tomber.
J'ai pu ainsi gagner du temps pour faire la demande de mon Maître (sans courir pour ne pas être en retard) et éviter de me faire tremper et ainsi de nouveau éviter d'être gripper (car vu mon état physique, j'y avais droit).

Je ne sais pas si c'est parce que l'on était vendredi ou pour les tensions professionnelles ou par la pluie qui ne cessait de tomber fortement mais j'ai trouvé ma journée longue... 
Je n'avais qu'une envie : dormir ou partir, être chez moi ! 

En quittant le travail, je redoutais le reste de ma programmation. En faisant, tout ce que je devais faire, à pieds, en devant rentrer à une précise pour récupérer mon courrier, pour moi c'était mission impossible.
Pour m'avantager, j'avais demandé à ma collègue qui finissait en même temps que moi, si elle ne pouvait pas me déposer juste à l'entrée du centre ville. 
Je n'ai même pas eu besoin de ma collègue : le compagnon de ma maman, même si je ne lui avait pas dit de venir me chercher, finissant sa journée plus tôt et voyant le temps, je le trouva m'attendant devant la société.
Je ne m'y attendais pas du tout. J'ai ressenti un grand soulagement... 
Ainsi, j'y pu faire tout ce que je devais faire, aller en ville, aller chercher mon fils à l'école, rentrer et attendre le gardien, en temps et en heure et surtout au sec ! 

En arrivant à l'appartement, je pus apprécier de me sentir "chez moi"... Me sentir à l'aise et en week-end... Même si je sais que j'ai un week-end bien chargé, si je veux avancer.
La soirée forte agréable : mon fils était calme, sans caprice, me demanda lui-même d'aller se coucher (évènement très rare !). 
J'ai pu tout faire de ce que j'avais prévue de ma soirée. Du moins j'ai fait l'essentiel, ce qui est pour moi important, ayant beaucoup de mal à m'organiser. 
Ainsi, je pus converser avec mon Maître lors de ces appels, tranquillement, tout en prêtant attention à l'heure pour ne pas déborder de trop. 

Je fus ravie de pouvoir être en contact avec mon Maître à tout autre moment qu'en présence de mon fils ou en pleine nuit. Malgré la fatigue, je fus posée, sans stress.
J'étais heureuse du récit de sa soirée (de ce qu'il m'en a raconté). Sa voix était dynamique et joyeuse malgré qu'il me répète qu'il soit encore plus fatigué que moi (ce que je ne doute pas). La soirée n'est pas étrangère à son état d'esprit au moment ou il m'appela et je le sentis très bien. Je suis contente qu'il puisse trouver des moments pour s'amuser, pour se vider la tête car il est clair que son métier n'est pas évident au quotidien, surtout avec sa situation familiale actuelle. Il voit et ressent les choses différemment.
J'avoue, je ne sais pour quelle raison, que j'appréhende son retour mais il est évident qu'il manque... 

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