La matinée fut difficile aujourd'hui. Dans un premier temps, parce que ma nuit fut interrompue pour diverses raisons : une fuite de la part de mon fils (ça faisait longtemps) et un appel téléphonique de mon Maître.
J'ai eu du mal à me rendormir et je dormais très bien au moment du réveil, quelle difficulté...
Notre conversation téléphonique a tournée autour du fait que mon Maître soit mécontent des raisons de la grève que je vais faire jeudi. Il comprend très bien mon point de vue et il s'est très bien que je ne me bats pas pour rien mais il reste positionné sur ses opinions. Sur le fonctionnement, il a raison. Malheureusement, l'économie actuelle n'est pas fort plaisir. Pour moi, nous sommes limite à la monarchie moderne et on devrait se taire ?
Je suis déjà frustée de ne pas pouvoir m'exprimer sur mes conséquences économiques futures après les demandes de mon Maître mais il est hors de question que je ne défende pas mon place et le site de ma profession.
Je n'ai cessé d'y penser toute la journée. Malgré que ça soit un métier très ingrat, j'adore mon poste ! Même si mon Maître ne me voit pas terminer ma carrière dans ce domaine, je n'en suis pas d'accord. Oui, je ne passerais pas ma vie à exercer cette profession mais une bonne partie quand-même. Je n'oublierais jamais que c'est le premier CDI que j'ai trouvé un an après la fin de mes études. De plus, j'y prends goût !
Je pense que ça doit être pour cela que je m'investis aussi autant par rapport à avant.
Nous avons la chance d'avoir ce genre d'établissement dans notre ville, il faut savoir le mettre en avant : ce que ne savent pas faire les habitants de la capitale (une des raisons qu'ils ne nous trouvent peu de clients et qu'on alle pas nous dire que c'est nous même qui les perdons !!).
J'ai remarqué aussi, pour une raison sur la production... que la direction n'a aucun social ! En fait, c'est chacun pour sa peau. Aucun moyen de s'arranger ou de dialoguer pour des exceptions ! Et après on nous demandent d'être compréhensives ? L'échange n'est pas à sens unique, il ne faut pas l'oublier. Ils ont tendance à oublier que nous sommes pas grand chose sans eux mais que eux aussi sommes rien sans nous !
C'est eux qui nous ramène les clients ou les offres mais c'est nous qui faisons le plus gros du travail ! Et sans cela, la société perdrait encore plus d'argent qu'actuellement !
Je tente d'aider et de soutenir ma collègue (déléguée syndicale) comme je le peux. Elle a toujours été là pour me soutenir, bien avant d'être syndiquée. Sans elle, je pense qu'à un moment j'aurais baissée les bras et je serais partie. Si j'ai encore ma place, c'est en partie grâce à son aide et sa générosité humaine,ce dont je ne suis pas prête d'oublier !
Au final, je me suis rendue compte que j'ai besoin être active au sein de ce que j'entreprends et surtout professionnellement. Je fais mes marques, j'évolue, et je ressens bien que ma motivation et mon investissement n'est pas pour rien ! J'ai de l’intérêt et c'est important pour moi. Je m'épanouie professionnellement.


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