jeudi 23 septembre 2010

Je suis maudite !!

Comme j'aurais tant préférée rester davantage, au chaud, dans mon lit... 


En emmenant mon fils à l'école, j'étais dans le doute. Sachant que nous sommes en jour de grève, n'ayant eu aucun mot de la maîtresse, je me posais la question s'il avait classe quand-même ou pas. Je fus rassurée quand j'ai remarqué que sa classe fut ouverte (la seule parmi les trois d'ailleurs).


Après avoir fait mon devoir maternel, je pris plaisir à me rendre à un bureau de tabac pour acheter le journal local. Je savais qu'il y aurait un article nous concernant au sujet de la grève de vendredi dernier.
Pour cela, je me rendis à mon bar habituel, m'installant à une table pour m'apprêter à la lecture, autour d'un bon café.
J'ai avalé la dernière gorgée de café de travers quand j'arrivais à la fin de l'article.
L'article explique bien les raisons et les revendications de notre grève mais pour la direction (du moins le directeur interrogé qui est celui avec qui nous avions dialoguées la veille de la grève) la grève n'a nul lieu d'être ayant eu un bon échange et pour eux avoir résolu les points faibles... 
Même si je m'y attendais, je n'ai pas pu être autrement que frustée : comme par hasard, la veille de nos réactions, tout s'arrange... Illusion plein pot !!! Mais en attendant, nous n'avons rien de concret !! Nous attendons toujours et quand on voit que la direction joue la technique de l'autruche depuis deux ans, cela nous révolte forcément ! Cela m'a encore plus conforter dans mes positions et raisons de faire grève cet après-midi.


En cette matinée, nous avons fait connaissance de notre nouveau "Responsable de site". Cette personne prend la place de ma responsable de site actuelle puis celle-ci va devenir son bras droit.
Il était temps ! Il n'est sans nul doute que mon supérieur en question, tentait tant bien que mal à superviser le site tout en sachant que cela ne rentrait pas dans ses compétences. Je reconnais, malgré beaucoup d'erreurs (que je pouvais comprendre) qu'elle s'ait beaucoup dépassée autant pour elle que pour nous. 
Même reconnaissant cela, elle me deçoit beaucoup. Depuis qu'elle sait qu'elle va être appuyée, elle se décharge sur ce nouvel arrivant quand nous avons besoin d'information, limite nous envoyant bouler (qui n'est pas son rôle, bien au contraire).
La peur de perdre sa place se ressent fortement, malgré la promesse de son poste qui sera légèrement modifié. Elle obéit bêtement à la direction pour se faire bien voir... Tout en sachant, qu'elle est déléguée du personnel... Génial, non ?


La grève se passa très bien. 
Même ayant les idées politiques à l'opposé de mon Maître, j'étais frustrée de m'interdire de réagir pour la raison principale de cette grève : "Les retraites". J'étais présente, ce jour, au chef-lieu du département, car la CGT nous avait proposés de nous mettre en début de cortège pour appuyer davantage en plus de notre grève. 
Pour l'instant, il n'est pas question de remettre une grève à l'ordre du jour : nous allons patienter que la direction puisse tenir ses dits en réunion, notamment, ce qui est évident : cela peut prendre du temps, c'est certain.


En fin de journée, j'ai longuement parler avec mes collègues sur un fort désaccord qui s'est produit hier à mon lieu professionnel, au sujet d'une de mes collègues.
Malgré son état physique qui l'empêche d'être performante et donc professionnelle, ses jours de congés ont été refusés pour cause de manque d'effectif sur l'opération dont elle est affectée (et après la direction nous dit qu'il n'est nullement nécessaire de remplacer les départs ou d'embaucher... ??).
Suite à cela, elle est restée sur le lieu de travail mais en refusant de travailler (ce que je peux tout à fait comprendre et lui donne raison) et au moment de la pause déjeuner, elle s'est vue se remettre en main propre de la part de la direction par l'intermédiaire de notre responsable de site (actuelle, enfin pas encore secondée), une lettre lui demandant de rentrer chez elle pour mise à pied provisoire jusqu'au 29 et qu'elle recevrait un recommandé d'ici là.
Personnellement, j'aurais attendu de voir avec la déléguée syndicale pour voir si la lettre était justifiée et surtout conforme dans un premier temps. Ensuite je me serais renseignée savoir l'obligation de quitter son lieu de travail prenait effet légalement avant la réception du recommandé. De plus, il n'y a eu aucun entretien préalable pour cette mise à pied, ce qui n'est nullement conforme à ma connaissance...
La direction fait comme bon lui semble et après on nous demande pourquoi on fait grève ? Elle tente de nous exploiter à son possible, et on nous demande pourquoi on fait grève ? C'est l'hôpital qui se fout de la charité là !!!


Malheureusement, cette discussion m'a légèrement retardé (et oui un imprévu) pour aller chercher mon fils chez la nounou. 
Physiquement, je fus très épuisée de cette journée pesante et fatigante. Et ce n'était pas le moment que je flanche, surtout après la sanction imposée de mon Maître (suite à mon erreur d'hier).
Les courbatures étaient bien présentes. Mes douleurs à mes fractures pédestres furent intense (mais mon Maître me dirait qu'il n'en a que faire et je n'ai qu'à assumer mes fautes, sauf que j'ai jamais demander à avoir des fractures, normalement j'ai même interdiction de faire tout grand effort physique, j'en fait déjà de trop selon le médecin), en plus de ma fatigue morale, psychologique et corporelle.
Il est certain que là je regrettais amèrement d'être une fumeuse assidue !


Mon côté étourdie me joua encore des tours. Impossible d'avoir des excuses, impossible de me justifier. Il faut que je reste concentrée sur mes actions malgré ma fatigue (qui n'est pas une raison pour mon Maître mais en est une pour moi : la fatigue m'empêche de me concentrer inévitablement même en faisait tout les efforts). 
J'ai cru comprendre que mon Maître était plus ou moins disponible ces temps-ci : il va s'en nul doute me sanctionner pour cela ce week-end (j'ai cru le comprendre légèrement lors de notre dernière conversation téléphonique). Aller : encore un week-end de gâcher !!! Et après, on me dit "mais il faut te reposer, tu n'es pas sur-humaine..." quand j'entends cela, j'ai envie de dire "ce n'est pas à moi qu'il faut le dire, moi j'en suis consciente !"

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