Même si je dors mal, cela me fait du bien de dormir plus longtemps. Je peux le faire car je n'ai pas les va et viens à faire jusqu'à chez la nourrice du fait qu'elle est en vacances. De plus, j'emmène mon fils chez mon père qui est près de chez moi et sur la route pour me rendre à mon travail : ce qui me permet de gérer mon temps autrement concernant la matinée. Je m'en sens soulagée et moins sous pression.
Je vais toujours à mon poste à reculons. En moyenne, au cours de ma distance pour m'y rendre, je prie que la journée soit meilleure et moins stressante puis moins difficile que la veille.
Quand le rythme de production est moins important, je le ressens, autant pour moi que pour mes collègues. Nous sommes moins tendues. Nous arrivons à échanger, à dialoguer de tout et de rien, même avec les personnes avec qui nous avons plus ou moins d'affinités. Cette ambiance m'apaise et franchement j'en avais besoin professionnellement.
A peine, ma journée de travail achevée qu'il fallait que je m'applique à ma vie quotidienne : direction les commissions de la semaine...
Contrairement à mes anciennes habitudes, je m'étais fait une liste de ce dont j'avais besoin. J'ai eu un peu de difficulté car je me suis approvisionnée de produits que je n'ai pas l'habitude d'acheter donc j'ignore leur emplacement. Une fois que j'avais trouvé où ils se plaçaient, il fallait que je regarde le prix pour que cela rentre dans le budget que je m'étais fixé plus ou moins afin de rester raisonnable. Evidemment, cela m'a fait perdre du temps par rapport à d'habitude : là j'ai pris conscience que ma liste m'a aidé. J'étais ravie de ne pas l'avoir oublié...
A peine rentrée, pas le temps de souffler, j'ai dû me mettre aux fourneaux.
J'ai perdu un peu de temps car j'ai procédé à un plat que je ne connaissais pas. J'étais obligé de regarder la recette à chaque instruction pour éviter de me tromper afin de l'apprécier. Le stress, évidemment, fut présente.
Connaissant mon stress de la journée, j'avais fait comprendre à mon fils de rester sage, d'éviter de faire des caprices à tort, comme souvent. J'ai tenté de rester ferme et il a compris. Evidemment, il a tenté de me soudoyer pour que je cède mais je n'ai pas lâché. Je suis restée le plus calme possible en gardant ma crédibilité et mon autorité malgré la fatigue.
J'en suis soulagée et ravie que j'ai pu effectuer des efforts à ce niveau là et que mon fils puisse également en prendre en considération. Il fait des efforts aussi de son côté en me montrant davantage son côté compréhensif.
Je suis toujours aussi fatiguée. Je n'ai qu'une envie, surtout par moment, c'est de tout lâché et de m'isoler pendant quelques minutes voir quelques heures mais je ne le peux.
J'espère vraiment pouvoir récupérer petit à petit ma fatigue au cours de mes congés et pouvoir me reposer tout en respectant le rythme des demandes de mon Maître en plus de mon rôle de maman... D'avance, je sais que cela ne sera pas de tout repos pour autant et cela m'effraie.
Je me force à ne pas trop y songer et à m'appliquer au mieux.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire