Je me suis réveillée de bonne humeur mais avec un mauvais préssentiment...
Depuis de longues semaines, j'ai enfin pris plaisir à me coiffer (même si j'en apprécie toujours pas la couleur) car j'ai pu enfin me coiffer à mon gré. Je me sentais déjà mieux dans ma peau et je paraissais plus présentable.
Je vais toujours à mon travail à reculons. La seule pensée positive que j'ai c'est de savoir que je suis à coté d'une collègue avec qui je m'entends bien malgré notre différence d'âge (elle pourrait être ma maman). Elle n'est pas apprécié par tout l'ensemble du personnel (tout comme moi) mais on s'entend et on échange plutôt bien. On arrive à se remonter le moral et à se changer les idées mutuellement sans rien contrôler. C'est simplement dommage que notre amitié se renforce à quelques semaines de son départ (elle a pris la décision de quitter la région...).
Ma journée professionnelle fut légèrement différente car j'ai travaillé sur deux opérations différentes. Les méthodes sont différentes (réception et émission) et cela me fait du bien. La difficulté est la même, en prenant compte de mon état actuel, mais justement elle me permet de travailler sur ces lacunes.
Comme les autres jours, malgré le rythme correct de la production, j'ai encore vu les heures tournées... J'ai l'impression que le temps tourne au ralenti dès lors que je suis sur mon lieu de travail...
Comme si j'avais besoin de ça, en sortant de mon travail, j'ai eu les nerfs à fleurs de peau... Je me suis fâché avec mon père pour des raisons qui nous regardent mais qui commencent à me toucher de plus près que je ne le voudrais. De ce fait, j'ai été froide et sans scrupule (sur le fait). La colère et la déception prient le dessus. J'en suis affectée et navrée, mais trop c'est trop, c'était la goutte d'eau... je ne pouvais rester sans rien dire, sans réagir.
Je suis vraiment déçue de sa réaction et de son manque de responsabilité. Evidemment, il va m'en vouloir d'avoir réagi aussi brutalement (en présence de diverses personnes, d'autant plus) et je ne sais plus comment faire. Je sais que mon frère est du même avis que moi, cela me rassure de le savoir.
Mon père est très important pour moi et ça me blesse de devoir réagir ainsi envers lui. Je devrais en avoir l'habitude car je le faisais régulièrement avec ma Maman mais là c'est différent ! Je commence à être perdue et j'aime pas ça. J'en suis toute retournée, comme si j'avais besoin de cela en ce moment !
Heureusement que j'ai l'amour de mon fils, le soutien de mon Maître, de mon frère pour tenir le coup. Si j'enchaîne obstacle sur obstacle ainsi, avec ma fatigue qui s'accumule, j'ignore combien de temps je vais tenir mon sang-froid... Vivement les vacances pour pouvoir me remettre à plat !


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