jeudi 5 août 2010

Jeudi noir

La journée commençait "bien" : je me suis levée tôt pour rien. 
Rien de tel pour me mettre de mauvaises humeurs en sachant que j'aurais pu en profiter pour me reposer davantage, surtout en ayant besoin. 
Sachant que c'est ma Maman qui garde temporairement mon fils, en l'emmenant et n'ayant pas pu faire ce que j'avais prévu de faire (la raison dont pour laquelle je me suis levée plutôt), j'ai pu passer un peu de temps en tête à tête avec elle. Je me suis rendue compte que cela m'a fait du bien. C'est rare que je me trouve seule à seule avec ma Maman et qu'on puisse parler calmement.


A mon lieu de travail, la journée fut banale hormis la visite et la présentation du nouveau directeur des ressources humaines. Il est inévitable que les dossiers vont être repris en main et la gestion va en être meilleure. Evidemment, le résultat ne se verra pas de suite car il faut lui laisser le temps de s'installer et de prendre ses marques en retenant qu'il sera responsable de deux sites. 
Je dois avouer aussi que j'apprécie l'absence de certaines de mes collègues, notamment celles que j'apprécie le moins. C'est quand-même bizarre, et sans vouloir faire ma mauvaise langue, quand celles-ci ne sont pas là, il y a moins de tensions.
En revanche, ma collègue Kadhija a remis en place une autre collègue qui a le dont de toujours se mêler de ce qui la regarde pas et en général de plomber l'ambiance. Toujours la critique facile et la méchanceté pure et simple. Elle a fait sa forte tête mais "Kadhi" lui a rappelé comment elle s'appelait et lui à montrer ses torts. J'en était ravie... Kadhi a exactement réagi comme j'en avais envie depuis quelques semaines mais que je ne pouvais faire pour répondre aux demandes de mon Maître. Lorsque cela se passa, j'étais en activité mais en attente donc j'étais en pleine lecture (lecture demandée par mon Maître) et je me pus m'empêcher de sourire, ne loupant aucune miette de ce qu'il se passait et de jouir de satisfaction au fond de moi en cachant mon sourire dans la lecture. 


En rentrant, je n'ai encore pas pu faire ce que j'avais prévue, ayant fini ma journée professionnelle plus tard que mes horaires initiaux, en rajoutant le fait que je devais rentrer à pieds, connaissant l'exigeance extravagante (pour moi) de la ponctualité de ma Maman, j'ai dû me presser pour aller chercher mon fils... ce qui m'a fait perdre du temps, une nouvelle fois... 


A peine rentrée, je n'ai pas eu le temps de souffler. J'ai dû faire mon rôle de maman en refaisant la moralité de la nécessité de l'obéissance à mon fils comprenant ma fatigue. Ensuite, j'ai dû appeler mon Maître. Nous avons passés plusieurs heures au téléphone pour révisiter, recommenter ma liste de courses (effectuée l'avant-veille). 
Par rapport à cela, c'est une preuve supplémentaire que nous n'avons pas du tout les même visions de la nécessité de la vie quotidienne et montre bien la difficulté que j'ai à penser comme mon Maître (selon sa demande et son exigence) malgré mes efforts à m'y appliquer. 
Pour moi, hormis professionnellement, la vie à l'extérieur ne rime pas comme du papier à musique... On peut très bien être vigilant, attentionné à nos décisions, tout en profitant de la vie car on ne sait pas ce que demain sera fait. Je déteste la rigueur : pour moi, c'est tout le contraire de la définition de la vie en elle-même mais malheureusement mon Maître pense tout le contraire de moi. 
Pour moi, actuellement, le résultat est le même : sachant que nous pensons et vivons différemment, vivre comme mon Maître me le demande ne me ressemble pas. De ce fait, il est logique que je ne peux être moi-même complètement !!


Je déteste quand une journée ne se passe pas comme prévue et quand je ne peux réagir comme je l'entends !!!
Franchement, pour moi, j'ai nullement besoin de cela actuellement car ça me met une pression supplémentaire pour faire des efforts pour répondre aux demandes de mon Maître en plus de ma fatigue qui me pèse encore et encore... Je commence à en perdre les bases en général et mon sang-froid : je hais être ainsi. Je perds le contrôle (presque de tout) et je ne le supporte pas. Mon Maître a pu en avoir la preuve par lui même lors de la conversation de ce soir, même s'il a été très tolérant et ne m'en a pas forcément tenu compte hors quelques avertissements oralement, là où je me rendais pas compte que j'étais dans l'excès autant dans mon comportement, que dans mes dits... 


Je hais, je déteste, je hais, je déteste, je hais, je déteste... d'être et de réagir comme cela !!!

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