Etablir un blog, ne m'enchante guère... écrire un article chaque jour me saoule... cela ne satisfait pas encore mon Maître : il faut que je décrive chaque ressenti de la journée... là ça va pas me saouler mais me gaver !
Pour moi, décrire chaque ressenti de la journée, c'est comme un couteau replanté dans la plaie (écrire l'article), qu'on rouvre pour vérifier qu'il n'y ait aucune infection (décrire chaque ressenti) et une fois vérification faite, on peut refermer la plaie comme si de rien n'était (publier l'article).
Je suis sûre que ces allusions vont satisfaire le côté sadique de mon Maître...
Alors on va s'y appliquer... il veut du détail, d'accord...
10h00 - 11h00 : en colère, de mauvaise humeur car n'a pas pu dormir tranquillement et le réveil n'a pas été dans la douceur attendue. Impossible d'avoir un réveil doux et calme avec un enfant qui ne tient pas en place et ne supporte pas la solitude.
11h - 13h30 : s'efforce à calmer sa mauvaise humeur pour ne pas gâcher la journée ( mon Maître m'a déjà vu de mauvaises humeurs et en a vu les dégâts pour le reste de la journée). Ravie de pouvoir parler avec mon Maître, que ce soit par messagerie instantanée ou par téléphone. Soulagée que son Maître l'autorise à pouvoir se réapprovisionner en cigarettes. Manque de motivation mais il faut faire le repas... cherche des aliments simples et rapide pour la cuisson et qui soient agréables à manger, tout en contentant un maximum son enfant...
13h - 15h00 : n'est toujours pas d'humeur mais prend sur soi pour passer du temps agréable avec son fils avant qu'il fasse la sieste. Je pense aussi à son état d'esprit. Même si je ne suis toujours pas bien, malgré mon sourire forcé, j'essaie un maximum que mon enfant ne ressente pas mon mal être et ma fatigue, pour cela rien de tel que passer du temps avec lui en s'amusant.
15h00 - 17h00 : profites du lest que lui a autorisé son Maître en faisant une sieste. Je profite que mon fils fasse la sienne, d'être au calme, pour me plonger dans mon lit, appréciant la tranquillité, le silence... plonge ma tête sur l'oreiller cherchant du confort afin de pouvoir m'endormir. Je suis tellement fatiguée que je n'arrive même pas à me reposer. Je n'arrive pas à profiter du répis que mon Maître m'autorise... C'est seulement plus d'une demie heure après m'être coucher que je trouve le sommeil. Enfin !
17h00 - 19h00 : est contente d'avoir pu trouver le sommeil ; je voudrais rester davantage au lit mais je pense, qu'en dehors de l'autorisation de mon Maître, il n'apprécierait pas ma flemmardise momentanée... je décide de me lever et là, à peine en contact avec mon Maître sur la messagerie de l'ordinateur, que je me fais reprendre pour un problème technique qui n'est nullement ma faute... Une pointe de colère surgit mais je tente de pas la faire ressortir : je dois garder mon sang-froid !
Comme si j'avais besoin de ça, en ce moment, et en ce moment-même, il a fallu que je me forces à répondre à l'appel téléphonique d'Arnaud, suggéré par mon Maître. Il a fallu que je fasse celle qui est motivée, alors que je ne le suis pas du tout, que je cache mon mal être à parler à un inconnu avec qui il va falloir que j'obéisse juste pour assouvir à un de ses fantasmes et pour faire satisfaire à mon Maître... Même si pour lui, ce n'est pas un mode de vie, comme je le vis actuellement, c'est quand même un autre homme que mon Maître où je serais, au fond, un jouet purement et simplement. Rien que d'y penser, je me sens déjà sale et cela me dégoûte rien que d'en parler. Mais je ne peux lui en faire part car sinon je nuis à l'image dorée de mon Maître... tout cela en présence de mon fils qui fut réveillé par la sonnerie, bien sûr ! C'était pas assez difficile comme ça !
Après cela, j'ai apprécié de pouvoir fumer librement. J'ai savouré chaque latte tirée, du début jusqu'à la fin de la cigarette... Là, il n'y avait pas de gâchis !!
Ensuite, j'ai tenté de me faire le vide dans ma tête et je fais mon rôle de maman. Par le jeu, j'essaie d'éduquer et/ou d'instruire mon enfant du mieux que je peux. J'en avais pas envie mais je l'ai fait pour lui.
Mon fils a remarqué que mes sourires n'étaient pas spontanés ; je n'arrivais pas à rire normalement.
J'ai donc décidé après un temps de pouvoir faire un break, autant lui que moi. Je le laissa libre, tout en le surveillant.
19h00 - 21h00 : je tenta de faire le vide mais je n'arrivais à me libérer de ce que me demande mon Maître. Au fond, je ne peux être totalement franche avec Arnaud car sinon je ne réponds pas aux attentes, ni aux demandes de mon Maître. Je n'aime pas masquer ce que je ressens et ce qui me dégoûte ce que je ne vais en ressentir aucun plaisir. Pour moi, s'il n'y a pas de plaisir dans tout acte sexuel, c'est limite du viol car on peut traduire que la personne n'est pas consentente psyschologiquement. Même si j'applique ce que me demande mon Maître, comment penser à son plaisir ainsi ? Il faut un minimum de conditionnement mais ça il s'en moque, c'est son plaisir et rien d'autres... et après on dit que c'est moi l'égoïste !
Pour moi, dans une relation de Domination/Soumission, le Maître ne doit pas priver sa soumise de plaisir quand bon lui semble mais au contraire, lui apprendre la manière d'en avoir pour justement l'emmener au plaisir de son Maître au but final car ce qui compte, comme tout, c'est le résultat ! Mais bon, je fais part uniquement de mon opinion vu qu'il y a qu'ici que je peux le faire sans en être reprise ni sanctionnée !!!
Pour me changer les idées, je continuais à vouloir me détendre, même si ce n'était pas le cas, en discutant la messagerie instantanée que mon Maître me force à me servir (que je déteste et que j'ai toujours détesté) et puis je suis retournée sur le chat habituel. Ce n'est pas par envie que j'y vais mais uniquement pour faire des efforts de comportements, de maîtrise, comme mon Maître le souhaite... Pas de chance, c'est quand je me sentis le plus à l'aise que l'informatique fit des siennes... Bonjour la poisse !
En remplacement, j'ai parlé avec un ami de mon Maître qui est totalement contre la soumission et à commencer à me faire son Sarkozy : me persuader que ses convictions sont les meilleures et que c'est uniquement comme cela que le monde fonctionne... la discussion fut mouvementée, tout en restant correcte et ce n'est pas moi qui baissa les bras la première : et oui, moi aussi je suis têtée, et c'est souvent que j'obtiens ce que je veux, avec du temps mais j'y arrive... ^^
Après m'être détendue, il a fallu que je retourne à mes devoirs de maman. C'est le moment que j'appelle faire la boniche : faire le repas et la vaiselle. Je continua en laissant mon fils se détendra davantage puis le lava et le coucha.
A son couché, je respire tranquillement. Je pris 10 bonnes minutes, appréciant ma solitude nocture... avec une douce cigarette. Il ne manquait plus que l'appéro et j'aurais encore mieux apprécier (mais on va pas pousser les grands-mères dans les orties). Je fils la liste de ce que je devais faire le lendemain pour tenter de ne pas oublier l'essentiel. Vu que je n'arrive pas à penser comme mon Maître (petit apparté : normalement, je ne suis pas lui et lui n'est pas moi), je n'avoir pas à savoir à mettre de l'ordre de les priorités de mes actions... j'en ai tellement en même temps, que je ne sais pas par quoi commencer aussi...
21h00 - 01h00 : je voulais prendre du temps pour faire mes besognes mais au final, vu dans mon état psychologique actuel, j'ai préféré prendre carrément une soirée de repos (si on puisse dire). J'ai passé quelques temps à jongler entre la télévision et le chat, pour ensuite faire le ménage que je n'avais fait la journée. Ensuite je suis retournée à faire mes obligations quotidiennes qui me saoulent autant que le manque d'empathie de mon boulot...
Voilà, là, je vais de perdre plus de trois quart d'heure à vouloir satisfaire mon Maître mais vu qu'il n'est jamais content, il va bien trouver encore quelquechose à redire...
Il a voulu mes ressentis détaillés, il les a... Il veut que je me lâche, sur ce blog, ce que je fais aussi... Mais il va bien trouver l'aiguille dans la motte de foin...
Comme à son habitude, il va prendre plaisir à me reprendre et à me remettre à ma place s'il en juge nécessaire. Comme dans "Le Livre de la Jungle", il va me faire ses gros yeux (me faire les remontrances ou les remarques) et va réussir à m'endormir (je vais devoir fermer ma grande bouche et obéir comme une bonne petite soumise docile à son Maître). Il faut que mon Maître pense à changer de pseudo : il devrait choisir Maître Kaa, ça lui correspondrait très bien pour moi.


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