Avant même de commencer cette journée, j'appréhendais sa monotonie. Le fait de me répéter, sans cesse, et indirectement embarasser fortement des personnes est la partie la plus désagréable de mon travail. Je m'y force de m'y appliquer au mieux en restant la plus neutre possible.
C'est une pour ces raisons, que je permets de me lâcher pendant mes pauses ou de faire un peu d'humeur avec mes collègues ou mes supérieurs (qui apprécient pour ceux qui ont des affinités avec moi).
Au travail, je tente de me concentrer un maximum, de m'éloigner de mes pensées privées, surtout concernant l'absence de mon Maître. Evidemment, c'est quand j'y arrive le mieux, que le vide s'installe... c'est à ce moment là que les filles se sont données le mot pour m'en demander des nouvelles...
J'évite de penser négativement : dans ces moments là (comme en général), je pense essentiellement au bonheur que peut apporter le métier de mon Maître et j'en suis ravie pour lui. Je suis également satisfaite que mes collègues m'adresse de l'attention aussi importante à mes yeux, même si je le cache (peut-être par fierté personnelle).
Malgré que la journée soient mouvementée et égayée à mes yeux (je fus notée par mon supérieur et j'ai eu le droit à la note maximale accompagnée de compliments avec encouragements), j'ai ressenti un grand soulagement dès que j'ai franchi le seuil d'entrée de mon domicile. Je fus ravie de savoir que la journée se résumait a du passé et me sentir "chez moi".
J'ai eu deux bonnes nouvelles en ce début de soirée.
Mon Maître fut fort clément en m'accordant une heure supplémentaire comme couvre-feu. Ce n'est pas grand chose mais j'en suis fort étonnée de sa part, et fort heureuse d'y avoir droit. Je vais en sentir la différence et ne vais que m'en porter mieux. Le coucher en sera plus agréable et beaucoup moins stressant.
Par la suite, j'ai pu être en conversation téléphonique avec mon Maître. C'est plus fort que moi mais je stresse souvent avant de pouvoir lancer la communication. J'ai toujours peur de manquer à mon devoir en me laissant déborder par mes ressentis. En revanche, j'en apprécie fortement son contenu.
Entendre la voix de mon Maître est fort rassurant et aimable. Quelques peuvent en être les sujets, j'ai besoin de l'entendre. Inconsciemment, je m'imagine à ses côtés, me réconfortant et me soutenant.
Il est vrai que son absence peut mettre parfois pesante, je l'avoue. La chance de pouvoir me retrouver dans ces doux bras, avant de pouvoir m'endormir, de sentir sa respiration dans ma nuque, de pouvoir soulever quelques instants les yeux pour le voir légèrement endormie à mes côtés, de le sentir contre moi (comme un protecteur), de le sentir heureux et ravie de m'éduquer et s'occuper de moi (autant dans l'attention en elle-même que dans les sanctions ; même si ces dernières ne me manquent pas^^).
En me réconfortant, je me dis que j'aurais le privilège de pouvoir le revoir en cours d'années de sa mission...

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