La journée fut bonne dans son ensemble.
J'ai pu profiter du doux climat que la météo nous imoose. Le soleil se cachait derrière quelques nuages laissant les témpératures s'adoucir. C'est ainsi que j'ai apprécié fortement d'aller me promener, par nécessité, ce matin en allant m'approvisionner dans ce qui me manquait.
Je n'avais pas prévu cette sortie mais je n'en su qu'en profiter. D'habitude, je suis toujours pressée, alors que là j'ai su prendre mon temps, marcher tranquillement avec mon fils et jouer avec lui le long du trajet.
En rentrant, j'ai pris mon temps également. Je m'exécuta à une partie de mon ménage par nécessité et consacra du temps à mon fils. Cela faisait un moment que je n'avais pas pris plaisir, autre qu'une obligation à mon rôle de Maman. Cela confirme bien, que je n'arrive à le faire que lorsque j'ai fait le vide, lorsque je ne pense plus à rien qu'à lui et moi.
Il y a avait aussi longtemps que je n'avais pas passer une après-midi aussi calme et sereine. Je n'ai pas été agacée et énervée de la journée. J'avais oublié que cela pouvait être possible. Le fait de pouvoir, me reposer corporellement, en m'allongeant, en fermant mes yeux et me laissant aller à mes songes, m'a fait le bien grand bien également.
Je m'efforce à faire des efforts, comme mon Maître me le demande, mais j'ai encore du mal à m'y sentir naturelle. Vu que cela ne vient pas du fond de moi-même, j'ai du mal à l'être.
Ma spontanéité, ma vivacité et ma provocation me manquent fortement. Mais bon, je suis soumise et doit satisfaire son Maître.
Justement la dernière conversation que j'ai pu avoir avec mon Maître fut à ce sujet. Je sais qu'il ne veut que mon bien, qu'il fait et donne le meilleur pour que je m'améliore, me sente bien et soit heureuse. Je n'en doute nullement et il me le montre régulièrement à sa façon.
Je comprends mieux son mécontentement et sa déception à mon égard en ayant eu le fond de ses pensées, là où j'étais à mille lieux de penser et d'où le fait que je continuais de fauter selon ses dits.
Je n'ai pas du tout ma perception des choses. Je comprends bel et bien que pour lui, me laisser à ses pensées et synonyme de confiance que j'essaie au mieux d'appliquer depuis quelques jours mais je n'aime pas le ressenti d'être un pantin psychologiquement.
Comme il le dit lui-même, il me faudra du temps. Il a en confiance en moi et est persuadé de ma réussite. J'ai confiance en lui mais nos pensées nous opposent tellement parfois que je doute du résultat car je fais bien la distinction entre confiance et persuation. Comment peut-t-on être persuader d'être résultat futur ? Nous ne sommes pas Maître du destin, seule la vie l'est... Et toute personne réfléchie sait que la vie ne se maîtrise pas mais uniquement la subir chaque jour... qui est bien différent... même si celui peut paraître semblable par moment.
En résumé, j'étais contente d'avoir pu me reposer, d'avoir fait le vide dans ma tête pendant quelques heures, d'avoir passer du temps avec mon fils sans contraire (sans obligation et sans énervement). J'ai pu souffler, me laisser aller comme je le désesperais il y a encore si peu, même si j'ai dû me mettre en retard sur certaines tâches.
En revanche, je suis peinée et réellement, fortement déçue que mon Maître puisse ainsi penser que je lui désobéis, avec tout les efforts que j'ai pû faire, avec tout le mal que je me donne pour le contenter au mieux, pour être celle qui voudrait que je sois...


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