mardi 27 juillet 2010

Le sablier



Professionnellement, je sens bien que ce sont les grandes vacances : autant dans le personnel que dans la production. C'est plus calme et tant mieux. C'est beaucoup plus appréciable et je travaille dans de meilleurs conditions, cela s'en ressent. Je suis moins stressée et plus concentrée, moins nerveuse. J'arrive à garder mon sang-froid. Cela me rassure car il y a quelques semaines ce n'était pas le cas et cela m'inquiètait fortement !

Concernant ma vie privée, il n'y a rien d'extraordinaire : je dois courrir partout en dehors de mes heures de travail. Je déteste cela. Cela m'oppresse et me rend nerveuse. Je déteste être ainsi.
Mon humeur en prend un coup et mon contrôle de moi-même également.
C'est en partie pour cela que je me connecte plus régulièrement sur le chat. C'est un système qui me permet de me détendre tout en essayant de me contrôler et m'améliorer.
Ce qui me désole, car je sais que malgré les efforts accomplis, je ne satisferais jamais mon Maître comme il l'entend, même en me répètant qu'il a foi en moi et me fait conscience et que cela demande du temps.

Je compte sur mes vacances pour faire une mise au point. Je sais que cela est encore loin, notamment pour mon Maître mais là, malgré mes efforts, je vois que je n'y arrive pas malgré tout. Il faut que je puisse être dans de bonnes conditions, tout remettre à plat pour pouvoir avancer.

J'ai toujours du mal à me faire à mon couvre-feu : c'est rare que je m'endors sereinement. C'est plus souvent que je m'endors énervée à force de tourner dans mon lit.
J'ai déjà pas le temps de faire ce que je voudrais dans une journée mais là c'est encore pire. J'ai l'impression de vivre dans un sablier en permanence, chaque jour... ou chaque soir.
Je sais que mon Maître fait cela pour que je puisse réguler ma fatigue et mes heures de sommeil mais j'ai toujours l'impression d'être une gamine qui répond aux éxigences de son père. L'image est assez dure pour moi connaissant mon fort caractère et également connaissant mon passé.
Maître ou pas, pour moi, l'homme avec qui je partage ma vie ne doit pas remplacer ni se comporter comme mon père : ce n'est pas son rôle. C'est frustant, humuliant, agaçant et fort dérangeant. C'est une des raisons pour laquelle j'ai dû mal à m'endormir à l'heure donnée !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire