samedi 24 juillet 2010

Surprise, surprise !


Dernières heures, dernières minutes, dernier jour de la semaine : fini le calvaire professionnel !!! Terminée pour cette semaine qui me parue très longue. Un vrai cauchemar : contrairement à d'habitude, je n'ai cessé de regarder les aiguilles qui tournaient à une lenteur pas possible, les minutes du moniteur général qui ne défilaient pas... à peine, nous étions en début de semaine que je songeais déjà à la fin... Tout tournait au ralenti... sauf la production. L'horreur !!!

Dernier jour aussi que j'ai passé en compagnie de mon amie sachant qu'elle est en congés. Terminer les moments de confidences, terminer les moments de regards échangés pour se comprendre quelquesoit les circonstances, terminer les tentatives de prendre les pauses ensemble, terminer les pauses déjeuners ensemble...
Quand elle reviendra, cela sera mon tour d'être en vacances... Quelle déception ! J'espère qu'on pourra quand-même, se trouver des petits moments pour se voir en dehors du travail.

A ma sortie de travail, le long du trajet pour aller chercher mon fils chez la nourrice, là où je m'ennuyais fortement, là où je sentais ma fatigue corporelle évoluée (mes jambes se contractaient et se gonflaient, se resserant sur le jean de mon pantalon, mes pieds voulant explosés de mes chaussures...), je me lamentais sur l'appréhension du week-end, sur les futures demandes impromptues de mon Maître.

Au moment, où je m'y attendais le moins, je croisa une voiture, qui ne m'était pas inconnue, me faisant signe de m'arrêter : grande surprise. Ce fut ma tante qui voulut me faire la surprise de venir me rencontrer en chemin, en faisant plusieurs fois le tour de ville pour me rencontrer et pouvoir me raccompagner.
Finalement, elle me recupèra avec mon fils et nous emmena chez ma maman.
Je ne m'attendais pas du tout à cette visite qui me fit le plus grand bien : le sourire reparcourut mon visage, mon éveil fut de nouveau présent... Revoilà l'Emilie : l'Emilie qui se lâche, heureuse de passer quelques moments en famille, qui s'amuse, se détend, échange... l'Emilie en pleine évasion totale.
Il suffit d'un moment comme celui-ci pour que je puisse oublier ma vilaine semaine épuisante que je venais de traverser, en voyant rire aux éclats ma tante par mes dits, mes anedoctes, mon humour décalé, mon franc parler... Le moment fut trop court à mon goût mais quel bonheur pour autant !

Ma tante ignore à quel point sa visite put être bénéfique pour moi. Elle ignore que cela a pû me permettre de revivre un cours instant, en laissant mes soucis et mes lacunes de côtés.
J'en ai  parlé brièvement à mon Maître mais il a dû très bien le sentir. Le sourire s'entendait encore dans ma voix à travers notre conversation téléphonique. Il ne m'en rien dit mais je pense que cela le rassura quelque peu.
Elle est loin d'imaginer ce que je ressentais au fond de moi... On aurait dit une gamine qu'on emmène à un parc d'attraction : qui sait que le temps lui ait compter mais que la chance de profit de ces instants est intense ; comme une gamine qui a la joie d'offrir ses cadeaux de Noël...

Je n'avais nullement envie de partir, ni de rentrer. Je voulais encore et encore profiter de sa présence mais je ne pouvais oublier, sachant que c'était totalement inattendu, mon Maître se serait inquiété de  mon absence prolongée...

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