jeudi 22 juillet 2010
Encore, encore, encore... et encore
La fatigue s'accumule de plus en plus. J'ai du mal à supporter mais en tant que soumise, je dois me taire et subir...
J'ai du mal à me faire à tenir de la rigueur entre mon rôle de maman, mon rôle de soumise et ma vie professionnelle.
Mon Maître sait très bien que j'ai besoin de repos mais n'en tient pas compte. Pour lui, je suis capable de fonctionner comme lui : de surmonter ma fatigue.
Pour moi, chacun fonctionne différemment et je ne suis pas mon Maître. Plus on m'en demande, plus je me sens débordée, plus je stresse, plus je fatigue, plus je fatigue mais j'arrive à me concentrer et être efficace.
Je pense qu'il y a un temps pour tout. La semaine correspond à mes tâches professionnelles et mes tâches quotidiennes et le week-end à un espace de mise à jour administratif ou autres et de détentes. Ce fonctionnement me permettait de ne pas me mettre la pression et ainsi de ne pas être déstabiliser.
Actuellement, c'est tout le contraire : j'ai toujours un truc à faire en plus de mes tâches habituelles... toujours un travail et une responsabilité supplémentaire sans que je puisse souffler. Les demandes et les contraintes s'enchaînent. Résultat, la fatigue est de plus en plus présente, en rajout de la pression.
Sachant que je tente de me reprendre en main, j'essaie de m'appliquer au mieux aux demandes supplémentaires de mon Maître (pour lui, cela représente un grain de sable dans un motte de foin alors que pour moi c'est la muraille de Chine...). Je sais que je ne suis pas aussi rigoureuse que mon Maître le souhaiterait (d'où la fatigue supplémentaire) puis m'efforce à donner le mieux. J'y pense même en travaillant, ce qui me perturbe.
Je suis encore perdue et cela ne m'aide pas, surtout en fin de semaine. Je sens que je vais encore avoir droit à un week-end de stress et replonger doucement dans ma déprime...
J'ai l'impression d'essoufler.
Mon Maître me croit capable de suivre sa cadence alors que je sais très bien que ce n'est pas le cas. Mais comme il dit... ce n'est pas à moi d'en juger.
Il sait que je ferais toujours de mon mieux mais il ne faudra pas qu'il s'étonne s'il n'a pas le résultat escompté et si mon moral en prend un coup.
Au final, quand j'y pense : je suis pressée d'être en vacances mais si mon Maître trouve le prétexte que je serais en vacances et censée pouvoir et être reposée, puis en profiter pour m'en demander encore plus, je crains ne pas pouvoir "me reposer et respirer" comme nous devons le faire lors de vacances...
Je sens que mes vacances vont rimées avec teneur et rigueur : en sommes, des congés gâchés et il faudra que je continue de pouvoir continuer de "vivre"... Comment apprécier de vivre dans ces cas là ? Comment apprécier de vivre, si pour certaines personnes, vivre est synonyme de tâches à accomplir sans cesse, avec rigueur et discipline ??
Je sais qu'en réponse ou en remarque, mon Maître va me dire qu'il pourrait me demander davantage, qu'il prend en compte mon état et y vas crescendo... comment puis-je penser comme mon Maître en ayant des visions différentes ? Comment puis-je rester moi-même en étant forcer de vivre comme mon Maître le souhaite alors que ce n'est pas ma philosophie ?

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