
Toujours pas motivée mais pour m'aider je me disais que ça allait être la dernière grande journée de la semaine et que j'aurais ma soirée pour moi toute seule du fait que mon fils passe trois jours chez son Papi (mon beau-père).
La Poste, la veille, n'ayant pas le nécessaire, j'ai du faire avec les moyens du bord pour trouver un emballage afin d'envoyer ce que Maître m'avait demandé et mon ordinateur portable. J'ai tout bien scotché de peur que le colis souffre. Après avoir eu un grand doute, j'ai réussi à câler le colis dans mon caddie pour faciliter le transport : je me voyais mal porter le carton à bout de bras jusqu'au centre ville !
Avant de descendre au centre ville, nous sommes donc passés chez mon beau-père devant garder mon fils sous sa demande express. Nous avons fait le chemin ensemble jusqu'à mon départ pour me rendre à mon lieu de travail.
Nous avons même eu le temps de nous arrêter au café habituel. Les personnes, près de nous, autour de comptoir furent étonnés de voir mon fils lire les gros titres de la presse locale. C'est limite s'il n'avait pas enlever des mains le journal à mon père pour le lire à son tour... C'était assez comique.
Ceci me mit de nouveau de bonne humeur. J'embrassais mon fils aussi longtemps que possible avant d'entamer le trajet pour me rendre à mon travail. Quelque part j'étais un peu triste de ne pas pouvoir en profiter, de devoir aller travailler au lieu de passer du temps sympathique à ses côtés. C'est comme ça : il faut bien que je gagne ma vie.
Dans la matinée, je n'ai pas beaucoup produit : étant à la fin du mois, je devais liquider mes heures de délégation. Cela m'arrangeait car j'avais un rapport à commencer que je n'ai pu faire auparavant. Après mon reste de délégation et en avoir plein la tête, j'ai pris une bonne petite pause mais sans exagérer : je ne l'ai même pas prise entière et je suis retournée à mon phone.
Ma superviseur, avant la pause déjeuner, m'a de nouveau débriefé et notée sur un appel. Elle avait déjà fait le quota : je pense qu'elle a agit ainsi pour tuer le temps suite à la production calme.
J'ai remarqué, en fin de matinée que l'expert du cabinet auquel le CHSCT a fait appel pour les risques psycho-sociaux était bien arriver à faire le nécessaire pour faire connaissance avec l'ensemble des locaux et du personnel.
L'après-midi fut beaucoup moins intéressante et beaucoup moins calme. Il n'y avait presque pas d'appel et rien à faire en supplément. Franchement, on s'ennuyait à mourir mais c'est comme ça, on peut rien y faire de plus.
Mon amie, qui avait changé d'opération, en cours de journée, était contente de sa réussite. La superviseur de cette opération a enfin eu le temps de bien tout lui démontrer, elle s'est concentrée et elle y est arrivée. Je suis contente pour elle car elle regagne confiance en elle. Cela ne pourra qu'être un bonus pour avancer professionnellement. Si elle est à l'aise (malgré la difficulté), la facilité sera présente.
Je n'avais rien à faire de spécial et je voulais profiter de l'absence de mon fils pour me reposer donc je suis rentrée de suite. J'ai failli oublier une nouvelle fois, mais ce coup-ci j'y ai pensé, j'ai pris l'ordinateur portable professionnel pour me permettre d'avance sur mon premier procès verbal. Ma collègue me fait confiance donc à moi de faire le nécessaire. Avec un modèle d'un ancien document et un peu de bon sens, je devrais y arriver, y'a pas de raison !
Depuis fort longtemps j'ai pu enfin être en tête à tête avec Maître. Nous avons pu converser librement et tranquillement. Je savais que Maître, n'attendait que ça et allait m'en faire le reproche mais j'attendais aussi de mon côté, un moment comme celui ci pour pouvoir parler, pour pouvoir me confier, échanger.
Je n'arrive pas à m'extérioriser quand je suis sur les nerfs, quand je suis à chaud comme le dit si bien Maître. Je bloque aussi le fait que je ne peux m'adresser à Maître comme je l'entends. Justement, je connais très bien mes limites et je sais que je ne peux me permettre de me défouler sur Maître. Je pourrais plus me libérer facilement s'il était mon simple compagnon mais j'ai toujours cette barrière entre Maître et soumise. Il a très bien senti et m'en a fait part en cette soirée.
Tellement aveuglée par mes pensées, le temps que je revienne à la réalité, j'oublie parfois aussi, qu'avant d'être Maître, il en avant tout humain et qu'il arrive et continue à autant me ressentir. Il m'arrive d'avoir la sensation, quand je lui parle et qu'il le sait déjà, comme s'il aspirait mes pensées et de ce fait j'ai l'impression bizarre que je n'ai plus de pensées personnelles. C'est vrai que c'est assez troublants mais c'est comme ça !
Au final, je suis autant frustrée que rassurée que Maître puisse autant me comprendre et me suivre même si nous avons des opinions différentes.

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