Il faut reprendre les veilles habitudes après ce long week-end. En me levant, j'avais un peu d'amertume. Je sais que rien ne se passe comme on peut le souhaiter mais bon ! En plus d'avoir mon samedi de gâché, Maître m'a gâché ma dernière soirée tranquille avant de rattaquer la semaine.
J'apprécie prendre un peu plus tard quand mon fils n'a pas d'école. Au moins, je peux me lever plus tard (quand je n'ai pas de demande particulière par Maître). Me lever plus tard me permet d'être de meilleure humeur et donc de voir sous un autre angle l'ensemble de la journée.
En arrivant chez la nounou, j'ai bien senti un froid par rapport à la semaine dernière (le fait que mon fils soit en vacances chez son oncle et sa tante et que je le sache à la dernière minute). Je me suis à nouveau excusée mais je ne pouvais rien faire de mieux.
Je lui ai donc vaguement expliqué cette semaine passée et la semaine qui a commencé.
Rien que de savoir que je suis de retour dans l'équipe de ma superviseur, je ne veux pas dire que j'y vais avec une boule au ventre mais du moins j'y vais un peu à reculons. Je ne suis pas pressée d'y aller et l’enthousiasme n'est pas là : ça me dérange à vrai dire.
Les seules choses qui me réconfortent c'est de savoir que la production est calme donc je peux un peu me reposer, professionnellement parlant, et que ma superviseur fait des efforts me craignant sachant que je fais partie de la CHSCT. Je l'ai bien remarqué. Depuis mon retour dans l'équipe, elle n'est plus la même, surtout envers mon amie. Elle se lâche moins ! Elle a fait des efforts de comportement. Comme par hasard...
L'après-midi ne fut pas si longue que ça. Il y a eu quelques appels, sans plus et j'ai été noté par ma superviseur. Elle nous note comme une caissière passe les articles à la caisse : elle enchaîne. Respectant au mieux possibles les procédures professionnelles (les phases obligatoires), je ne peux me plaindre de mes notes. Il faut juste que je fasse attention car une nouvelle grille de notation, exclusive à mon opération, a été instauré et les attributions de points sont plus sévères.
J'ai eu aussi une bonne nouvelle : concernant l'ancienne opération ponctuelle, j'ai réussi à avoir ma prime. Je fais partie des cinq personnes parmi les dix à avoir eu une prime importante. Je suis contente de moi, c'est vrai mais je suis surtout contente que mon superviseur ait fait le nécessaire pour que nous ayons nos primes. Il a même fait en sorte que tout le monde ait ses primes (même les filles qui avaient changé d'opération avant que la décision des primes soit instaurée). Comme par hasard, une nouvelle fois : j'avais râlé que je trouvais injuste que les filles n'aient pas le droit à cela sachant qu'elles avaient produit dessus depuis le début, comme nous tous.
Après ma journée de travail, je fus retardée : l'ami de Maman n'avait pas compris que mon fils était revenu de ses vacances. Il avait compris qu'il était reparti chez ses grands-parents et de ce fait, il n'a pas été chercher mon fils chez la nounou. C'est pour cette raison, qu'elle m'a envoyé un message pour me prévenir que personne était venu chercher mon fils. Dès que je suis sortie, je l'ai appelé et je l'ai prévenu. Nous avons donc été directement chez la nourrice.
Il fallait aussi que je pense à me rendre chez mon père même si je savais pertinemment que j'y allais pour rien : il m'avait demandé de passer pour me donner le reste des parts du gâteau de la veille mais je savais très bien, aussi gourmand que moi, qu'il allait trouver le temps de tout terminer d'ici là. J'avais raison...
Mon père m'a juste donné un coup de froid quand il m'a annoncé qu'il avait vu mon Papa ce matin même et qu'il avait même eu le temps de boire un café ensemble. Je n'ai rien dit mais j'avais les nerfs : s'il m'aurait dit qu'il était de passage, on aurait pu trouver un terrain d'entente pour se voir !! Mais non, "Monsieur" préfère se la jouer personnel et ne pas penser à sa fille. Il a tout gagné : même avoir passer un bon week-end fêtant son anniversaire et sa retraite, il m'a une nouvelle fois déçue. Il a tout gâché !!
Une fois à la maison, j'avais bien eu les nerfs d'avoir perdu du temps pour rien et d'avoir appris cette mauvaise nouvelle. J'ai dû quand-même tout faire pour m'occuper de mon fils, être disponible pour Maître et réinstaller l'ordinateur principal (sachant que je vais devoir envoyer mon ordinateur portable à Maître : hors de question de rester sans rien, de rester sans lien avec Maître sauf le téléphone qui est moins accommodant par rapport à la disponibilité de chacun).

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