
Youpi dernière matinée ! Dernière fois à se lamenter pour cette semaine avant la semaine prochaine.
L'important pour moi pour ce matin était de ne rien oublier, surtout dans les affaires de mon fils : livres pour école, affaires pour chez les grands-parents de mon petit "loulou".
Dans la logique de cette semaine, je n'avais aucune motivation à me rendre à mon travail, ni à travailler mais il le fallait bien. Je tentais de me changer les idées en me convainquant que la journée allait passer plus vite que les autres la terminant plus tôt.
Le plus dur allait être la matinée étant la plus longue.
A ma grande surprise, j'ai eu une nouvelle qui m'a remonté le moral et qui m'a remotivée à fond les ballons. J'ai eu la joie d'apprendre qu'à partir de la semaine prochaine, j'allais changer d'opération (en émission d'appels). Quelque soit l'opération, ma première réaction fut d'être soulager de changer d'opération car celle à laquelle je suis affectée actuellement commence à être lourde. Seulement après j'ai pris conscience de la confiance qui m'était accordée. J'ai ouvert les yeux surtout quand mon supérieur m'annonçant la nouvelle et me soulignant que mon amie et moi étions les deux seules compétentes en qui avoir confiance pour ce nouveau projet qui sait signé seulement sous quarante huit heures.
Cette nouvelle m'a redonné la pêche pour le reste de la journée et vu ma fatigue et personnellement j'en étais contente. J'en avais besoin !
Ce que je ne m'attendais pas du tout, c'est l'incident qui s'est passé l'après-midi en pleine production. Dans l'état de pression qu'est mon amie actuellement, vu les circonstances de sa vie, elle s'est emportée après une collègue. Le ton est montée entre elles pendant au moins une dizaine de minutes. J'en ai patienté la moitié. Pour des raisons professionnelles, je n'ai pas pu rester sans rien dire. Ne voyant personne intervenir pour les séparer, du moins, un peu trop tard, je le regrette maintenant mais c'est trop tard pour ça, je me suis emportée à mon tour pour leur demander de respecter celles qui continuaient de travailler. C'est vrai que je l'ai dit moins poliment que cela mais ceci dit, même si ce que j'ai dit n'a pas été apprécier elles se sont calmées toutes deux. L'une allant prendre cinq minutes l'air encadrée par tout les supérieures du plateau et l'autre restant à sa place, tentant de se maîtriser de refaire tomber la pression.
Il me hâtait de pouvoir rentrer à la maison, du moins chez nous. Je n'avais qu'une envie : pour voir faire le maximum de ménage pour être tranquille ce week-end. Au final, j'ai réussi à faire ce que j'avais prévu : ni plus, ni moins et pas de trop non plus pour pouvoir ne pas être fatiguée en plus que je peux l'être actuellement.
Je fus rassurée de pouvoir être en communication avec Maître. Nous avons commencé par dialoguer via la messagerie instantanée et nous avons terminé par le téléphone. La connexion internet a échoué de son côté au cours de mon repas. Je me demandais s'il allait m'appeler ou non suite à son manque de disponibilité de ces derniers jours.
Même si sa voix est très fatiguée (donc j'imagine même pas pour le reste), j'étais contente de pouvoir l'entendre, ce fut plus rassurant. Evidemment, je pense que ça doit être similaire de son côté.
J'ai tenté de lui résumer ma journée en lui annonçant la bonne nouvelle et aussi l'après-midi moins motivante et plus colérique. J'ai voulu faire court mais à mon grand défaut, dès qu'il s'agit de mon travail, la discussion s'est éternisée... Quand je m'en suis rendue compte, il était presque déjà trop tard. C'est paradoxal ce que je vais dire mais j'entends encore les silences de Maître à ce sujet. Une fois que j'ai essayé de changer de conversation, Maître me fit comprendre qu'il devait couper court. Il n'a pas préciser la raison mais je m'en doute : s'il ne travaille pas, il a dû mettre un réveil exclusivement pour être disponible pour moi en se fixant une heure limite pour se coucher afin de se reposer ou dans le cas échéant pour des raisons professionnelles...

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