
Aucune envie de me lever. Aucune motivation. Rien de savoir que ma journée était longue, j'étais déjà découragée avant même de commencer. De plus, j'avais encore l'amertume de la veille.
Ce matin, je tentais au mieux d'oublier ma rancoeur mais impossible. Je ne sais pas si elle s'en ai rendu compte mais j'ai évité de lui adresser la parole au maximum. Juste le strict nécessaire.
J'ai eu la joie et la fierté d'emmener mon fils de nouveau à l'école. De suite, la maîtresse a pris des nouvelles. J'en étais contente. Je lui ai fait un bref résumé des quinze jours de convalescences. Nous avons aussi parler pour faire une mise au point suite à son absence. Par exemple, cet après-midi, il y avait un spectacle, c'est bientôt Carnaval...
Bien sûr, j'avais aucune envie d'aller travailler mais comme d'habitude : y'a pas le choix. Je faisais un maximum pour me concentrer sur mon travail mais je n'ai pas pu m'empêcher de m'inquiéter pour mon amie. Son moral est en dent de scie et ça commence à me gonfler. Je peux la comprendre mais je ne comprends pas qu'elle puisse réagir ainsi au moins pour son enfant.
J'ai donc décidé qu'une mise au point était importante. Pour cela, nous avons donc dîner au restaurant rapide près du travail. Ce fut un prétexte de mon côté mais il n'y a vu que du feu. J'ai tenté de la secouer un maximum, le plus en douceur possible tout en restant ferme pour qu'elle m'écoute et ne se sente pas agressé : en d'autre terme, comme un enfant.
L'après-midi, professionnellement parlant me fut longue. La production était normale et je n'étais encore pas prête à reparler à mon amie comme si de rien était. J'ai du mal à encaisser sa réaction de la veille. Elle même me l'a dit : elle a réagi par vengeance et je déteste cela. Elle dit qu'elle me connait très bien mais je me rend compte qu'elle ne me connait pas autant qu'elle le dit. Elle ne se rend pas compte que je peux être plus méchante qu'elle mais qu'à la différence moi je n'ai pas de pitié quand je pars dans cet esprit. C'est pour cette raison qu'il faut je prenne encore plus en considération sa situation et que je me contrôle. Elle a de la chance que j'ai de l'entraînement ces derniers mois...
En rentrant, je n'ai pas chômé. Mon amie m'a reproché que je me laissais trop aller la semaine concernant le ménage. Sachant qu'elle ne serait pas là, devant aller chez le médecin pour son fils, j'en ai profité pour faire la continuité des tâches de la veille, toute seule, comme une grande. Je lui ai encore démontré, que je savais très bien m'organiser sans pour autant me prendre la tête ou me bourrer le crâne.
Quand elle est rentrée, elle était remontée comme une furie. Elle se rend, enfin compte, que ce n'est pas évident de gérer sa vie, surtout les imprévus, quand nous ne sommes pas mobile tout en continuant en faisant son rôle de maman. C'est hallucinant comme elle n'arrive pas à s'imaginer les situations si elle ne les vit pas. Là, elle m'a dit qu'elle ne pouvait plus. Je lui ai encore, une fois dit, que me concernant, j'ai connu vivre ainsi, courir partout, sans voiture, pendant trois ans consécutifs et que je ne m'en suis pas plaind pour autant malgré la fatigue. Il faut juste s'adapter à la situation et accepter, c'est ainsi. Il faut aussi rester positive un maximum en regardant le bon côté des choses à ce moment là, il y a toujours pire que nous ailleurs. Evidemment, ça elle ne sait pas le faire. Tout ce qu'elle sait faire, c'est se lamenter sur son sort et attendre les directives d'une tiers personne pour se sentir soutenue.
Après avoir fait tout mon ménage, j'ai pu enfin me poser et j'étais à l'heure que m'avait dit Maître par rapport à sa disponibilité. N'étant pas disponible de suite, j'en ai profité pour gagner du temps en commençant mon article : j'ai fait un résumé de chaque partie de ma journée, il ne manquait plus que la soirée qui n'était pas encore achevée.
C'est bien la preuve que j'arrive à gérer, tout en étant quatre personne et à être à jour dans mon ménage et dans mes tâches. Il faut simplement qu'on me laisse faire à mon rythme sans m'imposer et sans me mettre de pression. Forcément que si je dois être derrière mon amie pour lui expliquer tout mon fonctionnement et qu'elle n'y prête pas attention : autant parler à un mur ! C'est aussi pour ça que je me laisser aller à la maison. Elle veut trop faire à "sa" façon tout en étant à la maison et si on ne fait pas à "sa" façon, elle se sent frustrée et mal à l'aise. Résultat, on tourne en rond.
La discussion avec Maître a tournée essentiellement autour du sujet complexe me concernant actuellement. Il voudrait que je puisse avoir de l'aide dans mes tâches ménagères. Personnellement, je n'ai pas que ça à faire ! J'ai autre chose à faire qu'à, encore, gérer mon planning, en plus de tout ce que je dois faire, pour pouvoir recevoir une aide ménagère : hors de question qu'elle vienne à la maison en mon absence. A ce niveau, il y a plusieurs points qui m'insupporte, autant dans mon rôle de femme, que de maman, que de soumise : le fait de voir quelqu'un faire "mon" ménage pendant que je surveille cette personne à voir si elle fait bien comme je l'entends, à devoir lui donner des ordres sur les tâches à faire et encore plus humiliant que ça soit quelqu'un de plus âgée que moi. En résumé, ma dignité et ma fierté en prennent un coup. Je sais qu'il faut parfois savoir les mettre de côté mais là, je trouve que j'ai déjà fait beaucoup d'efforts depuis début janvier...
Au fond, je sais très bien que je le veuille ou non, j'y aurai droit quand même si Maître le décide et je n'aurais rien à redire, surtout avec mon comportement de ces derniers jours (malgré moi).
Pour moi, m'inciter à faire appel à de l'aide pour mon ménage, suite à la venue de mon amie, cela signifie que je n'arrive pas à la hauteur de mon rôle de maman et que c'est une preuve encore que je n'étais pas prête à avoir la venue aussi rapide de mon amie. Mais encore une fois, on va me dire que ça ne sert à rien de remuer le couteau dans la plaie... le résultat est quand-même là (mais non, Maître sait toujours mieux que moi ce que je suis capable ou pas de supporter... la preuve... il se sent limite obliger de faire appel à une tiers personne pour m'aider dans mes tâches ménagères...). Il me reproche de n'être pas aussi disponible que je le devrais mais c'est sûr qu'en étant mère de famille et active, je ne peux pas être disponible comme je le voudrais et il le sait ! La présence de mon amie ne m'aide pas plus mais ça aussi il le sait très bien. Pour moi, au fond, c'est encore moi qui paie les erreurs de Maître et ça j'ai du mal à l'accepter : et encore je fais profil bas en n'oubliant pas mon rôle de soumise, même si on peut passer que je peux l'oublier contrairement aux apparences.
Même si je me remets en question au mieux, là je trouve que c'est trop m'en demander d'un coup et psychologiquement parlant, je ne le supporterait. Je lutte déjà chaque jour pour ne pas péter un câble car sinon mon amie resombrerait aussitôt; elle ne sachant pas gérer ce genre de situation et surtout me considérant trop comme un exemple, elle ne saurait comment me calmer et/ou me remonter le moral. On ne lui a jamais appris à faire ça donc c'est pas maintenant qu'elle saurait le faire, c'est encore trop tôt !!

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