lundi 7 février 2011

Coup de massue !


Après avoir passé un week-end prolongé suite à mon arrêt maladie pour mon fils, il fallait que je me remotive pour me lever afin d'aller travailler.
J'appréhendais le réveil suite au comportement du fils de mon amie. Je craignais qu'il fasse de nouveaux des caprices : je n'avais pas envie d'entre mon amie crier ou se fâcher dès le matin ; il y aura eu rien de tel pour me gâcher ma bonne humeur malgré mon manque de motivation.

Au moment où je déjeunais et que mon amie sortait de la douche, Maître m'appela. Suite au désaccord de la veille, il s'inquiétait de mon état psychologique. Dans un premier temps, je ne suis pas rancunière sur le long terme. Dans un second temps, je n'ai pas à l'être (normalement) en répondant à mon statut et pour finir il faut juste me laisser du temps pour "avaler la pilule".
L'avantage est que j'ai pu partir de chez moi avec le sourire ayant eu la chance d'être Maître avant même de commencer ma journée.

Avant de me rendre au travail, j'ai déposé mon fils chez ma maman, qui me le garde toute la semaine pour me dépanner suite à son opération.
J'expliquais à Maman les consigne pour l'état de mon fils. J'avais prévu de quoi jouer et les médicaments nécessaires.

La journée me parut assez longue dans l'ensemble. J'avais faim une heure avant ma pause déjeuner... j'étais pressée mais comme par hasard c'est à ce genre de moment que nous voyons les aiguilles défilées.
L'après-midi me fit plus difficile à supporter que la matinée. Le seul bon moment fut quand ma supérieure me fit un débriefing concernant deux écoutes. Dans l'ensemble, ce fut de bons appels (sans me vanter, j'ai très peu de mauvais appels). Comme par hasard, il suffit d'une pression hiérarchique, suite à un incident d'une de mes collègues dans mon équipe pour que ça bouge un peu. Par exemple, cela fait plus de deux mois que ma supérieure ne m'avait pas noté !
Et encore, on sait bien qu'elle le fait par obligation, à contre coeur !
Elle voulait me faire une troisième écoute mais ce ne fut pas possible car sinon on aurait été handicapée pour ma pause de l'après-midi (n'ayant pas pu la prendre avant vu que mes collègues font un peu ce qu'elles veulent...)

Je me faisais une joie de pouvoir rentrer plus tôt chez moi, même si je devais m'arrêter pour refaire les provisions concernant mon fils. Pas de chance, l'ami de Maman a eu une dernière course à faire concernant sa profession (une livraison express) ce qui le retarda me venir me chercher. J'aurais su j'aurais eu le temps d'aller au supermarché à côté de mon travail : j'aurais gagné du temps.
Maman n'étant pas au courant de ce retard et gardant mon fils, commençait à s'inquiéter. J'ai pu quand-même la prévenir quelques minutes avant notre retour nous excuser. Même en faisant ainsi, je m'en suis pris plein la tête en trente secondes pour rien et qui ne me concernait en rien de plus. Calmement (en pensant à Maître), je remis gentillement Maman a sa place pour que je en sois pas son bouc émissaire !

J'étais contente de voir la joie sur le visage de mon fils quand j'ai été le récupérer. Ce fut rassurant pour moi qu'il me le montre (même inconsciemment) car je n'étais pas sereine de ne pas être à ses côtés vu son état.

A peine rentrée, je me dépêchais de ranger les commissions et mettre un peu d'ordre à l'appartement avant de préparer le repas et de contacter Maître, pour le rassurer que j'étais bien rentrée et répondre à sa demande de le contacter pour lui donner des nouvelles si toutefois, par défaut, je ne le vois pas connecté sur la messagerie instantanée.

Après le repas, j'ai dû descendre chez ma voisine pour réceptionner le colis que Maître attendait tant. J'en ai profité pour discuter un peu, donner des nouvelles. C'est vrai, je me rends compte, que descendre chez ma voisine peut me manquer. C'est toujours appréciable de descendre boire le café, échanger sur divers sujets, de rire, de s'amuser, de jouer pour se détendre (contrairement à la pression que je peux subir depuis le début d'année).

Une fois de retour, une fois que mon amie avait douché les petits c'était leur du coucher les concernant. C'est là que mon amie se rendit qu'en moquant de mobilité, n'habitant à proximité du travail (et encore j'habite pas si loin) et de notre vie de mère en plus d'être salariée nous avions très peu de temps pour nous, pour souffler, pour respirer...

Pour terminer, je m'octroyais un peu de temps disponible pour être en contact avec Maître. Tout ce passait bien (même trop bien). Nous avons résumés nos journées, tout se passait dans la bonne humeur. Mon amie en profitait pour contacter sa grand-mère ayant besoin d'un service. En pleine discussion chacune de notre côté, mon amie reçu un message écrit sur son portable. Je me suis permise de regarder l'expéditeur pour savoir s'il était bon de déranger mon amie ou pas. A ma grande surprise, c'était inévitable que je lui dise qu'elle avait reçu ce message, je la laissais lire le contenu : nous avons appris ainsi la deuxième tentative de suicide de son ex compagnon, père de son fils et les démarches nécessaires pour intégrer l'hôpital psychiatrique du département. Forcément que ça à lancer un froid. De suite, j'ai pris conscience qu'il ne fallait pas que je m'effondre maintenant, qu'il ne fallait pas que je baisse les bras : mon amie ayant encore plus besoin de mon soutien que jamais. J'ai vécu une situation similaire avec le père de mon fils, je sais les difficultés que cela va engendrer par la suite... Cela va être encore un long combat !! Et moi qui croyait que 2011 allait être meilleure que 2010 : c'est très mal parti ! Je vais maudire cette putain d'année de merde (de toutes façons, je déteste tout ce qui se termine par un 11, ce n'est pas pour rien, ça me porte la poisse !) !!!!





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