lundi 27 septembre 2010

Rancoeur

Impossible de me rendormir.
Mon Maître m'a appelé au petit matin, une heure avant le réveil.
Je fus ravie d'avoir de ses nouvelles mais j'aurais préféré que la discussion soit tout autre.
Vu sa réaction, il m'en veut de ne pas arriver d'être à la hauteur du peu qu'il me demande.


En effet, c'est le cas. Il m'est impossible, de tenir le coup physiquement et moralement en tout exécutant à la moindre minute. Je n'ai que deux jambes, deux bras et une tête... Je dois être à la hauteur, partout : à la maison, au travail : c'est impossible. Je veux bien faire des efforts mais je ne suis pas magicienne et je ne peux me partager.
Mon Maître me demande d'être aussi efficace qu'en sa présence sauf que je suis seule... Il est impossible que je puisse en faire autant que mon Maître, que j'en fasse autant qu'il en faisait avant son départ, à moi toute seule... Je me plie déjà en 4 mais il faut croire que ce n'est pas assez. 


De plus, là où j'ai besoin de soutien de sa part, c'est tout le contraire que j'ai. 
C'est bien gentil de me soutenir par mail mais des mots écrits n'ont pas du tout le même effet que des moments parlés et entendus. 
Pour ma part, c'est facile : on fait des reproches par principe d'impartialité, par principe du mode de couple et après on sort des mots doux par mail... 


L'évênement de ce week-end m'a pas mal effrayé mais tout ce que j'ai eu le droit d'entendre, c'est en résumé que tout en de ma faute. 
Je vais bien assumée le fait que je sois maladroite, c'est certain. Je l'ai toujours été et je le serais toujours même avec tout les efforts du monde. 
Mais oui, c'est de ma faute ! C'est de ma faute, si mon fils est plus fatigué parce qu'on m'impose de rentrer plus souvent à pieds (en plus de nos journées). C'est de ma faute, si mon fils ne comprend qu'il soit réduit fortement concernant la nutrition. C'est de ma faute, si je suis doublement fatiguée, en supportant l'absence de mon Maître tout en essayant de le satisfaire au mieux et répondre à tout les rôles qui me sont imposés (soumise, maman, salariée...).
Dans des moments comme ça, je me dit qu'au final, ma vie n'a pas grandement changée : je suis toujours seule à élevé mon fils, seule à pouvoir faire au mieux pour son éducation, seule à lutter pour qu'il soit bien élevé, seule à faire les tâches ménagères, sans compter celle de faire la secrétaire, la bobonne et la soumise à temps partielle...


C'est la première fois que je le suis, peut-être est-ce le résultat de ma part de samedi soir, mais mon Maître m'a beaucoup déçu juste en quelques minutes, au bout du fil.
Il m'a gâché le reste de ma nuit, il m'a bouffé mon moral et ma journée... Génial !!


J'ai tenté de positiver au cours de la journée mais il m'a tellement déçue que je n'y suis arrivée. Je n'avais qu'une envie : tout lâcher, rentrer chez moi et continuer à pleurer à chaud de larmes pour évacuer toute la rancoeur... 
Je tenta de me changer les idées, le soir en me servant de la nouvelle cuisinière mais forcément ça me faisait repenser à la reprise de mon Maître. De même que dans la journée, je m'empêchais de craquer devant mon fils. 


Je n'arrive pas à comprendre comment je peux en vouloir auprès de la personne qui tente de vouloir mon bien au mieux qu'il peut et qui a tant fait pour moi en peu de temps...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire