C'est fort agréable de se lever de bonne humeur et de plus avec le soleil.
Le temps est variable mais le peu de soleil apparaissant m'est fort plaisant.
Ce matin, je pris le temps pour tout contrairement à d'habitude. Pour tout ce qui est des tâches ménagères quotidiennes, en tant normal, je me dépêche de les faire afin qu'elles soient terminées au plus vite mais là j'ai ralenti la cadence.
Mon fils apprécie ma bonne humeur et son tempéramment fut plus calme. Nous avons même joués et taquinés ensemble, ce qui lui fit plaisir.
Je fus ravie de pouvoir le voir sourire et rire aux éclats, de pouvoir le serrer dans mes bras et le chatouiller pour le distraire.
Même si mon Maître m'aide dorénavant à ce sujet, la distance ne m'aide pas. Il est vrai qu'on me félicite de m'en être sortie seule par rapport à mon fils, mais je n'ai pas cette impression là. Je ne pardonnerais jamais à son père, au fond, tout en sachant que ce n'est pas en partie sa faute, d'assumer seule le rôle de parents. Qui l'emmenait à répétition chez le docteur parce qu'il était souvent malade ? Qui lui a appris à devenir propre, qui le rassura lors de cauchemard en pleine nuit ? Qui le consola lorsqu'il n'avait pas la forme ? Qui lui expliqua que je ne pouvais être présente la journée pour gagner ma vie ? Qui l'emmena chez la nourrice très tôt le matin, sous la pluie, sous la neige, sur le verglas, en vélo pour pouvoir subvenir à ses besoins ? Qui est obligée de se fâcher lorsque c'est nécessaire ? Qui a la patience pour ses caprices et ne pas tout lui céder ? Qui lui a répondu lors de ses questions pourquoi il vivait seul avec moi et que son papa était à l'hôpital ? C'est moi... Moi et moi seule ! Personne d'autres !! Ni son père, ni qui que ce soit, mais bien moi seul ! Qui a dû prendre sur elle pour ne pas transparaître ses émotions ? Qui a pète parfois les plombs d'être "emprisonner" dans mon rôle de maman ? Qui se sacrifie pour les besoins de son enfant ? Ce n'est pas son père : c'est bien moi seule !!
Il est vrai que les parents de son père ont toujours été à mes côtés. Ils n'adhèraient pas forcément à mon mode de vie concernant le privé, ce qui nous a quelque peu éloigné, mais ils ont toujours été présent sans rien que je demande ou lorsque nécessaire. Il m'aide aussi à l'éducation donnée par rapport à la séparation et m'ont déjà fait part qu'ils reconnaissaient que mon rôle ne doit pas être évident tout les jours.
Il est certain que certaines personnes me diront "tu l'as voulues, tu l'as eu" ou "c'est bien beau de faire des enfants jeunes" ou "ah pas si évident que ça de vivre seule avec son enfant"... mais j'assume au mieux sauf qu'il m'arrive nerveusement ou psychologiquement de pèter les plombs et de me remettre en question, parfois même d'avoir des regrets mais personne m'enleverra la fierté que j'ai d'avoir mon fils. Et ça, son père ne le comprendra jamais ne l'ayant pas vécu. Hormis me féliciter (et encore heureux que ça soit ainsi) d'être mûre et efficace sur l'éducation de notre fils, il ne pourra jamais me faire oublier ces trois ans de calvaire que j'ai bu subir au milieu de ce bonheur d'être maman.
Je ne suis pas une mère parfaite, loin de là, mais je mis applique au mieux. Je tente de laisser mon égo de côté et profites de mes vacances pour passer du temps avec mon fils. Il commence à s'habituer à ce que je sois plus présente. En revanche, malgré son impatience de retourner à l'école, je crainds sa réaction quand il va prendre conscience que les vacances sont terminées pour moi également.
S'il me pose des questions, une fois de plus, je serais seule à pouvoir lui apporter les réponses. Seule à lui faire comprendre qu'il est nécéssaire que je gagne ma vie pour subvenir à la sienne. J'arrive facilement à dialoguer avec les adultes par mon ouverture esprit général, mais s'adresser à un enfant n'est pas mon fort. Une nouvelle fois, je dois prendre sur moi.
La soirée fut sympathique. J'ai reçu un ami que je connais depuis maintenant plus de trois ans, par l'intermédiaire d'un chat. Nous avons gardés contact et notre entente s'est agrandie. Depuis, nous tentons de nous voir de temps en temps autre que par messagerie instantannée. Notre entrevue est ponctuelle mais en général, agréable selon moi. Cela m'a permis de me changer les idées, de me sentir moins seule socialement parlant, et je sais que lui aussi cette sortie lui en est bénéfique.
C'est une personne importante pour moi, malgré que nous nous voyons très peu. Malgré nos divergeances d'opinions, c'est le seul (jusqu'à présent) qui a toujours été à mes côtés et me soutient. Il essaie de comprendre, ce qui est évident mais il le fait tout en évitant de me juger contrairement à d'autres personnes, ce qui est fort agréable. Maintes fois, j'ai pu être forte désagréable envers lui pour des raisons de sauts d'humeurs, cela a enclenché quelques différents mais il n'a pas abandonné notre amitié pour autant.
En revanche, quelque part, je fus triste de consacrer du temps à mon ami plus qu'à mon Maître connaissant son manque de disponibilité. J'ai tenté de le cacher pour ne pas gâcher la soirée de mon ami, mais je n'ai cessé de penser cela tout au long du film que nous avons visionnés. Je culpabilise d'avoir manquer plus d'attention concernant le planning. Au fond, mon ami, il y aurait eu d'autres occasions, aussi tardives auraient été, tandis que mon Maître, la disponibilité commune se fait rare.
Evidemment, au moment où j'étais de nouveau libre dans la soirée, il se faisait tard, notamment suite au décallage horaire et au besoin de repos de mon Maître, lui ne l'était plus. Je m'y attendais et je ne peux m'en plaindre. Même si je n'ai rien à dire de particulier, profiter de rester en communication avec mon Maître est essentiel pour moi. Cela me permet de garder le moral et de continuer à avancer.


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