vendredi 19 novembre 2010

La rage au ventre

La nuit fut très courte. Ma meilleure amie avait besoin de se confier, de parler. Elle m'a contacté en début de soirée pour savoir s'il était possible que je la rappelle, étant en illimité sur tout téléphone fixe. 
Toute deux, nous sommes à deux doigts de craquer sur à l'ambiance existante au sein de notre équipe sur notre lieu professionnel. Nous en avons parlés pendant un long moment, de longues minutes se terminant en heures. Nous avons poursuivis par notre état, nos pensées sur nos rôles de maman, nos vies de couple, notre état d'esprit étant femmes... 
Communément, c'est vrai que nous avions besoin, chacune, de faire le point. 
C'est vrai que nous avons abusés sur le temps passé ensemble, en débordant sur notre nuit mais je pense qu'on en avait besoin. C'est rare que nous passons autant à converser au téléphone. En général, c'est pour une bonne raison. 

Même sachant que cela est le dernier réveil avant le week-end, il fut aussi difficile que les autres. 
Depuis mon départ de l'appartement, jusqu'à mon arrivée à mon lieu de travail, je n'ai pas réussi à faire abstraction de mon stress. J'avais un présentiment... 

Une fois de plus, j'étais une des premières prête à l'emploi... Et personne ne remarque ces débordements... Personne n'en tient compte. Mais si j'en parle obligatoirement on va me mettre dans la tête mon seul abus suite à mon grand retard en milieu de semaine, suite à la soirée de la veille. De plus, ça ne serait pas mon superviseur qui m'en ferait pas mais la sournoiserie et l'hypocrisie accompagnée de la méchanceté de certaines de mes collègues. 
Après ma pause déjeuner, je me suis fait agressée par une de mes collègues avant même que mon superviseur me dise quoique ce soit... Forcément, je n'ai pas apprécier. Je n'ai pas à me justifier auprès d'elle. Si j'ai des comptes à rendre c'est uniquement à ma supérieur et à elle seule !! Elle n'a pas à me dicter ma conduite. Je connais mon métier, je connais les procédures, elle n'a pas à critiquer ma façon de travailler : qu'elle regarde dans son assiette. Ma supérieur, par la suite, m'a parlé, j'étais d'accord sur ses dits mais je lui ai souligné que j'ai pas aimé me faire agresser de la sorte pour cette raison et que ce n'est pas à mes collègues à me faire part de ce genre de critiques... Ma supérieur, sans pour autant l'avouer à haute voix, elle savait que j'avais raison donc à préférer ne rien dire tout en soupirant. 
Voilà, c'est pour ce genre de comportement qu'il y a de tension : aucune solidarité, aucune compréhension, que de l’égoïsme pure et dure ! Mais bon... par grave, j'ai trouvé une solution pour éviter à l'avenir à ce genre de conflit et j'en ai fait part à haute voix en cours d'après-midi. Ma collègue n'a pas apprécier mais c'est ainsi. Je lui ai souligné qu'il fallait bien trouver une solution et celle-ci arrangera tout le monde. Elle a pris conscience au fond que ma décision est suite à sa réflexion qu'elle n'aurait dû me faire et à peur que cela lui retombe dessus et bien sûr ne l'assumera si tel est le cas. 

J'avais qu'une hâte : terminer ma journée... Je fus quelque peu soulagée en voyant dix sept heures arrivés. Je pouvais enfin quitter ce lieu de poisse, respirant uniquement le mépris et la tension. Rien de bien favorable ! Je pouvais enfin me retrouver chez moi et profiter de mon fils. 
Je commence à être lessivée mais il faut que je garde le moral pour autant... pour combien de temps ?

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